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Émile Claus

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Vijve-Saint-Éloi 1849  – Astene 1924).

Il suit les cours de Nicaise de Keyser et de Jacob Jacobsz à l'Académie d'Anvers de 1870 à 1874 et expose pour la première fois à Bruxelles en 1875. Jusqu'en 1888, il reste fidèle à un réalisme sentimental ou de tendance sociale : son Combat de coqs en Flandre, exposé à Paris en 1882, le rend célèbre (Waregem, coll. part.). Il excelle alors dans des décors pittoresques (peinture de genre et portrait) qui rappellent Bastien-Lepage.

S'étant installé en 1888 dans la vallée de la Lys, à Astene, il se rend peu après à Paris où il retourne à plusieurs reprises en 1890-91 et 1892. Là, sous l'influence de Pissarro et de Sisley, il a la révélation de l'Impressionnisme, dont il devient en Belgique l'ardent propagateur. Il produit pourtant encore des tableaux à sujet narratif (la Récolte de betteraves, 1890, musée de Deinze ; la Levée des nasses, 1893, Ixelles, musée des Beaux-Arts), puis se consacre exclusivement au paysage, surtout celui des bords de la Lys, dans une palette lumineuse et colorée. Il participe à plusieurs cercles comme celui des Vingt de la Libre Esthétique et le cercle Vie et lumière, qu'il fonde en 1904 avec Ensor, Lemmen, Anna Boch... L'admiration pour Monet le conduit à Venise en 1906. Exilé à Londres pendant la guerre, il prend alors la Tamise pour thème favori (Londres, midi en novembre, 1916, Bruxelles, M. R. B. A.). Une exposition rétrospective lui fut consacrée en 1927 par la Société nationale de Bruxelles. Il est représenté en Belgique, à Ixelles, Courtrai, Gand, Liège, Anvers (M. R. B. A.) et Bruxelles (M. R. B. A.), mais aussi en Allemagne, à Dresde et Berlin (N. G.), ainsi qu'en France (Rayon de soleil, 1899, Paris, Orsay ; Brouillard sur la Lys, Douai, musée de la Chartreuse).