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Paul Chenavard

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Lyon 1807  –Paris 1895).

Arrivé à Paris en 1825, il travailla avec Ingres, puis avec Delacroix, dont il resta l'ami intime. À Rome où il séjourne de 1827 à 1832, il connut les peintres allemands Cornelius et Overbeck, dont les théories l'influencèrent. Le gouvernement de 1848 lui confia la décoration du Panthéon, où l'artiste pensait représenter en grisaille l'histoire de l'humanité (Palingénésie universelle) ; le retour au culte de ce monument en 1852 annula la commande. Découragé, Chenavard ne produisit plus qu'une œuvre importante, d'un symbolisme religieux complexe, l'immense Divinia Tragedia (1869, Orsay), et se consacra à la philosophie et à l'esthétique. Il se fit l'apôtre d'un art moralisateur, dépouillé d'effet coloré. Sa pensée influença certains artistes (Eugène Carrière) et la critique contemporaine. Son œuvre, surtout composé de dessins, se trouve en majeure partie au musée de Lyon. Citons parmi ses rares peintures les étonnants Martyre de saint Polycarpe (1842, église d'Argenton-sur-Creuse) et Résurrection des morts (1845, église de Bohal, Morbihan).