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George Catlin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et écrivain américain (Wilkes-Barre, Pennsylvanie, 1796  – Jersey City, New Jersey, 1872).

Forcé par sa famille à poursuivre des études de droit, Catlin ne reçut aucune éducation artistique. Établi à Philadelphie en 1823, il réussit, à force de travail, à être élu en 1824 membre de la Pennsylvania Academy of Fine Arts et fut membre de la N. A. D. en 1826. Il commença sa carrière de peintre en exécutant des portraits de la bourgeoisie de Philadelphie, mais il se rendit rapidement compte que sa vocation résidait ailleurs.

Conscient des rapides progrès de la civilisation industrielle et de la disparition progressive du peuple indien et de ses coutumes, il se fixa pour objectif de les relever afin de les sauver de l'oubli.

À partir de 1830, Catlin organisa plusieurs expéditions dans l'ouest et le sud des États-Unis (Missouri, 1832 ; Sud-Ouest, 1834 ; Grands Lacs, 1835-36 ; Caroline du Sud, 1837-38), accumulant portraits, aquarelles et notes sur 48 tribus et exécutant ainsi près de 500 toiles, qu'il présenta au public dès 1833. Il publia également, en 1841, Illustrations of the Maniers, Customs and Conditions of the North American Indians. En 1839, il s'embarqua pour l'Europe avec sa collection. Il la présenta en Angleterre, en Belgique et en France. Elle fut exposée en 1845 au Louvre, où Louis-Philippe l'admira, et, après ce tour d'Europe achevé en 1851, en Amérique latine (1858-1870). Baudelaire lui consacra quelques pages enthousiastes de son Salon de 1846. Malgré cela, Catlin ne reçut qu'une reconnaissance tardive aux États-Unis. Il mourut en 1872 dans l'oubli, mais environ 450 tableaux de sa Galerie indienne sont aujourd'hui conservés à Washington (Smithsonian Institution), où ils sont toujours, en raison de leur exactitude, une source d'études intarissable pour les ethnologues et les historiens.

Ceux qu'il fit après 1850 en Amérique du Sud et sur la côte du Pacifique sont conservés au Muséum d'histoire naturelle de New York. Il est ainsi l'un des meilleurs représentants de toute une série de peintres ayant décrit la réalité de la Frontière américaine dans la première moitié du xixe s., comme Karl Bodmer (1809-1893) ou John Mix Stanley (1814-1872).