En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Rosalba Carriera

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Venise 1675  – id. 1757).

Elle débuta comme miniaturiste, mais se consacra bientôt à l'art du portrait, dans lequel elle excella. Son style régulier est d'une grâce vaporeuse dont l'usage exclusif du pastel facilite le rendu. Les seigneurs vénitiens, insouciants et galants, les étrangers voulant garder le souvenir de ce milieu devinrent bientôt ses meilleurs clients. La peinture de Rosalba fut influencée par celle de Gian Antonio Pellegrini, beau-frère de l'artiste et champion du rococo vénitien avec Ricci et Amigoni. À ce goût appartiennent les couleurs claires et aérées, le sfumato des formes, comme effrangées, la sensibilité mondaine et souriante, mais très cordiale et humaine, la grâce poudrée des dames et des chevaliers. Rosalba reçut des commandes du duc de Mecklembourg (1700), de Frédéric IV de Danemark (1709) et de l'Électeur de Saxe (1717). Tout au long de sa vie, elle fut très recherchée particulièrement par la cour de Dresde. En 1720, elle se rendit à Paris, où elle remporta un succès extraordinaire. Le Portrait de jeune fille (Louvre) laisse entrevoir dans la fraîcheur particulière de ses notes psychologiques ce qui rapproche l'artiste du goût français. Mais il faut noter, en revanche, que les portraitistes français ne furent pas insensibles à l'influence de l'artiste vénitienne. En 1723, elle fut à la cour d'Este à Modène, et en 1730 à Vienne. Sa vieillesse fut assombrie, à partir de 1746, par la maladie.

Parmi les portraits d'hommes les plus remarquables de l'artiste, signalons celui du Comte Nils Bielke (1729, Stockholm, Nm), composé avec la légèreté typique de Carriera et selon la manière bien structurée de Fra Galgario, ou celui d'un Gentilhomme (Londres, N. G.), raffiné dans la disposition habile des différents plans. Parmi les portraits féminins se détachent ceux de la Danseuse Barberina Campani (Dresde, Gg) et de Caterina Barbarigo (id.), noble dame d'une coquetterie distinguée et dont les vêtements sont arrangés selon un jeu complexe de facettes.

L'artiste est particulièrement bien représentée à Dresde (Gg). La Ca' Rezzonico et l'Accademia de Venise conservent également des ensembles de pastels.