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Vincenzo Camuccini

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Rome 1771  – id. 1844).

Élève de Domenico Corvi à Rome, Camuccini est encouragé dans sa vocation de peintre par son frère Pietro, collectionneur, antiquaire et marchand d'art ; c'est lui qui l'introduit dans les cercles les plus ouverts de la capitale, réunis autour d'A. Kauffmann et de Th. Jenkins. Entre 1790 et 1797, il fréquente l'Accademia de' Pensieri de Felice Giani où il peut côtoyer, en même temps que ses concitoyens, de nombreux peintres étrangers (Fabre, Wicar, Humbert de Superville). En 1793, il peint la première version de la Mort de César pour lord Bristol, qu'il détruit ensuite de ses propres mains ; la seconde version (1816-1817) et son pendant, une Mort de Virginie, sont conservés à Naples (Capodimonte). À partir de ces réalisations de jeunesse, les éléments essentiels de la peinture de Camuccini sont mis en place : mise en page rigoureuse (péchant parfois par excès de rhétorique), chromatisme sobre, sujets tirés de l'histoire ancienne et sélectionnés pour leur valeur morale (Pompée s'arme pour affronter César, pour le prince Pietro Gabrielli ; Virgile lit " l'Énéide " devant Auguste, pour la duchesse de Devonshire ; Tarquin et Collatin auprès de Lucrèce en deux versions, l'une pour le comte Appony, l'autre pour les Rothschild de Naples). Il devient rapidement l'un des représentants les plus en vue du néoclassicisme italien de descendance davidienne. À partir des années 1820, le rôle officiel de Camuccini dans les milieux artistiques du royaume de Naples et de l'État pontifical se renforce. Entre 1814 et 1824, il est inspecteur des peintures publiques de Rome ; en 1819, le roi de Naples lui confie la tâche de réaménager les galeries de la Couronne ; en 1825, il est nommé directeur de l'Académie de Naples à Rome. Il fut aussi un brillant portraitiste (portrait de Thorvaldsen, en 1808 ; de Pie VII, en 1815 ; du duc de Blacas, en 1825 ; de Léon XII, en 1825).