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Gustave Caillebotte

Gustave Caillebotte, les Raboteurs de parquet
Gustave Caillebotte, les Raboteurs de parquet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1848  – Gennevilliers, Hauts-de-Seine, 1894).

Son père, juge au tribunal de la Seine, le laissa en possession, à vingt-cinq ans, d'une importante fortune, dont il profita pour se consacrer à la peinture et devenir le soutien des impressionnistes, violemment combattus. Il participe, en 1876, à la deuxième exposition de leur groupe (le Déjeuner) après avoir abandonné, l'année précédente, l'atelier Bonnat à l'École des beaux-arts. Son œuvre la plus connue fut longtemps les Raboteurs de parquets (1875, Paris, Orsay). Ses scènes d'intérieur et ses portraits (Jeune Homme au piano, 1876 ; Au café, musée de Rouen) s'apparentent à l'art de Degas, ses paysages à celui de Bazille, ses canotiers à celui de Renoir ; c'est dans ses scènes de la vie ouvrière et ses vues de Paris que s'affirme sa personnalité : Place de l'Europe, 1877, Chicago, Art Inst. ; les Peintres en bâtiment, 1877 ; le Jardin de Gennevilliers, 1893. Dès 1876, Caillebotte avait acquis des œuvres de ses amis impressionnistes. Il en possédait 67 en 1883, qu'il légua à l'État.

Après de difficiles négociations, signe du divorce qui régnait alors entre l'art vivant et les pouvoirs officiels, seule une partie du legs fut finalement retenue (auj. au musée d'Orsay, Paris). Une rétrospective Caillebotte a été présentée (Paris, Chicago) en 1994-1995.