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Bartholomeus Breenbergh

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Deventer 1599/1600  – Amsterdam 1657).

C'est, avec Poelenburgh, l'italianisant par excellence que l'on cite toujours pour illustrer la grande vogue du paysage italien dans les Pays-Bas du Nord depuis le xvie s. Fixé en 1620 à Rome, où il connaîtra Bril, il est de retour en Hollande en 1633 et dès lors travaille à Amsterdam. D'abord très marqué par l'école d'Elsheimer, de Jacob Pynas, puis de Bril et de Poelenburgh, il conserve dans ses peintures, dont les plus anciennes datent de 1622, des traits maniéristes. Il affectionne particulièrement, en les composant avec plus de souplesse que celles de Bril, des scènes narratives, animées de petits personnages et situées dans de vastes paysages de ruines pittoresques. Plus naturels, ses dessins des années romaines forment le meilleur de son œuvre, à la fois minutieux à la manière hollandaise et pourtant d'une écriture picturale large et vibrante qui n'est pas sans annoncer Claude Lorrain. Jusqu'à sa mort, il recopiera les motifs italiens de sa première période : Jésus guérissant un sourd-muet (probablement 1635, Louvre) représente la synthèse de son style historique d'évolution classicisante et de ses libres souvenirs de paysages italiens.

Parmi bien d'autres musées où figurent des Breenbergh, citons ceux de Brest (Paysage avec Silvio et Dorine, 1634), de Karlsruhe (le Christ à Capharnaüm, 1637), de Kassel (Paysage avec saint Pierre et saint Jean), d'Amsterdam (Jacob et l'Ange), de Schwerin (deux Paysages).