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Félix Bracquemond

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur français (Paris 1833  – id. 1914).

Découvert, alors qu'il était écuyer, par le peintre Guichard, il reçut de lui ses premières leçons, mais il garda un esprit indépendant et, tout en reflétant les tendances de son temps, un faire original. Il débuta par des portraits (Portrait de Horace de Montègre, 1860, Paris, Orsay) qui retinrent l'attention de la critique moderne : Th. Gautier, Baudelaire. Pionnier du japonisme, il s'inspira des estampes des maîtres japonais pour créer le fameux service de table, en faïence décorée, réalisé par le céramiste Rousseau en 1866. Il fut aussi un peintre attachant de paysages à l'huile et à l'aquarelle (Louvre, cabinet des Dessins), qui très tôt l'ont apparenté aux impressionnistes. Mais c'est dans la gravure qu'il atteignit le sommet de son art. Travaillant seul d'après Boissieu, Jacques et Bléry, il affirma vite son autorité. Le Haut d'un battant de porte (1852), le Portrait de Meryon (1854), son ami, comptent parmi les planches les plus célèbres du xixe s. Il est l' auteur de beaux portraits dessinés (Louvre, cabinet des Dessins) et gravés d'Edmond de Goncourt. Il participa avec Théophile Gautier et Baudelaire à la fondation de la Société des aquafortistes (1862). C'est en s'inspirant de Bracquemond et sur son conseil que les plus grands graveurs ont œuvré.