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Paulus Bor

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Amersfoort v.  1600  – id.  1669).

D'une famille catholique, en Italie de 1620 à 1626, il appartint à Rome à la Bent, dont il fut peut-être l'un des fondateurs et où il portait le surnom d'Orlando. De retour à Amersfoort en 1628, il participe à la décoration du château de Honselaarsdijk pour le compte du prince Frédéric-Henri d'Orange-Nassau sous la direction de Jacob Van Campen ; il décora aussi la Huis-tenBosch. Fortement influencé par Orazio Gentileschi, il s'affirme comme l'un des représentants du Caravagisme utrechtois les plus attachants par le charme poétique de sa simplicité narrative, d'autant plus prenante qu'elle est naïve, par la douceur de son modelé, par son coloris clair et calme, où les gris et les blancs, dominant, mettent en valeur des formes courbes et vraiment monumentales (Allégories du Metropolitan Museum et du Rijksmuseum ; Allégorie de la Logique (?) du musée de Rouen (donation Baderou). La Jeune Bohémienne espagnole (1641, musée d'Utrecht), épisode tiré d'une nouvelle du poète néerlandais Jacob Cats (1637), est l'excellent exemple de ce caravagisme si particulier à Bor, où le réalisme est curieusement tempéré et poétisé par des tendances romaines académiques. L'influence du milieu rembranesque des peintres d'histoire de Leyde et d'Amsterdam s'est d'ailleurs assez vite conjuguée chez Bor avec les données proprement caravagesques, comme en témoignent la Déposition de croix du musée d'Utrecht, l'Adoration des mages de la Société historique " Flehite " d'Amersfoort ou les Filles de Pharaon retrouvant Moïse enfant du Rijksmuseum ; on noterait ainsi des points communs entre Paulus Bor et Salomon de Bray ou Pieter de Grebber. Sa peinture est variée : il peignit aussi des portraits (Portrait de Dame, château de Buckeburg), et une Nature morte extraordinaire (1630, loc. inconnue, unique dans son œuvre).