En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Camille Bombois

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Venarey-les-Laumes 1883  – Paris 1970).

Fils d'un batelier, il passe son enfance sur la péniche paternelle avant d'exercer de petits métiers ruraux. En 1903, il s'exhibe comme lutteur dans un cirque forain ; puis, en 1907, il gagne Paris, où il s'adonne à divers travaux de force, jusqu'à sa mobilisation en 1914. Son univers de peintre, modelé par cette rude formation, se distingue par son admiration naïve, quelque peu ostentatoire, de la force physique, de son décor campagnard et forain (Canal de l'Armançon à Tonnerre ; Marché des Fleurs à Honfleur ; Nu aux bras levés [v. 1925] ; l'Athlète [v. 1930, Paris, M. N. A. M.]). Robustesse et santé caractérisent l'art de Bombois, d'un dessin énergique, d'une précision savoureuse, et dont la minutie est compensée par la fraîche vigueur des couleurs.

Remarquées notamment en 1922 par W. Uhde — défenseur du Douanier Rousseau — sur un trottoir de Montmartre où il les avait exposées, les œuvres de Bombois ont figuré, en 1928, à l'exposition des Peintres du Cœur sacré et, en 1937, à celle des Maîtres populaires de la réalité. Vers la fin de sa carrière, il travaille surtout sur des petits formats, soulignant le caractère intimiste de son œuvre, qui figure parmi les " naïfs " consacrés.