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Ferdinand Bol

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre hollandais (Dordrecht 1616  – Amsterdam 1680).

Il vint habiter Amsterdam dans sa jeunesse et fut l'élève de Rembrandt v. 1633-1637 ; dès cette période, le maître vendait des copies de ses œuvres exécutées par Bol. On ne possède aucun tableau de Bol daté antérieurement à 1642 (Vieille Femme, musées de Berlin), tandis que le plus tardif est de 1669, date de son mariage avec la riche veuve d'un marchand qui lui apporta des revenus suffisants pour lui permettre d'abandonner son métier de peintre.

Ses premières œuvres, surtout les portraits, sont si proches de celles de son maître qu'on a parfois pu les confondre (Portrait d'Élisabeth Bas, Rijksmuseum ; pseudo-Autoportrait de l'Alte Pin. de Munich). Le succès de Bol comme portraitiste fut considérable. Parmi ses chefs-d'œuvre, citons les Régents de la maison des lépreux (1649, Rijksmuseum) et le Portrait d'un couple (1654, Louvre).

Dans ses tableaux religieux, Bol — qui ne sait pas éviter une certaine mollesse dans la forme et la couleur — n'est pas moins proche du maître : Visite de Jacob à Rachel (Brunswick, Herzog Anton Ulrich-Museum), Hagar et l'ange (Liverpool, Walker Art Gal.). Une des réussites du peintre reste l'imposant Portrait d'un mathématicien du Louvre (1658), qui sait garder quelque chose de la profondeur psychologique du maître.

Après 1650, Bol réalisera, dans un grand style baroque pompeux, quelques importantes décorations pour des bâtiments publics de Leyde et d'Amsterdam, notamment à l'hôtel de ville du Dam (esquisse pour la Conclusion de la paix entre Claudius Civilis et Cerialis, La Haye, coll. Thurkow) ; l'artiste tend alors à s'écarter de Rembrandt et se rapproche de la manière mondaine et soignée d'un Van der Helst. Son fastueux portrait du Jeune Polonais de Rotterdam (B. V. B.), daté de 1656, le prétendu Artus Quellinus de 1663 au Rijksmuseum sont de bons exemples de cette manière riche, mais quelque peu figée.

Dans cette deuxième période, Bol portraitiste recourt fréquemment au motif d'une balustrade qui lui sert de transition entre ses figures et l'arrière-plan, souvent agrémenté d'un paysage : Portrait de Roelof Meulenier (1650, Rijksmuseum), Jeune Homme (1652, Mauritshuis), Portrait d'homme (1659, Louvre).