En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jean-Jacques de Boissieu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur français (Lyon 1736  – id. 1810).

Il s'initie à la décoration des soieries, puis dessine et grave les œuvres de Teniers et de Van Ostade conservées dans le Cabinet du roi (1762). Après un séjour en Italie (1765), il ne quitte plus guère sa ville natale. Artiste " amateur ", puisque pourvu d'une charge de trésorier de France à Lyon, et beaucoup plus fécond dessinateur que peintre, il est essentiellement paysagiste : vues des environs de Lyon, exécutées sur nature ou " composées ", peintes, dessinées (le plus souvent au lavis) ou gravées. Son style, de veine naturaliste, indépendant et fort original, est toujours précis et lumineux, marqué par la leçon des Néerlandais travaillant en Italie (Both, Asselijn, Dujardin). Nombre de ses eaux-fortes furent du reste directement inspirées par les peintres néerlandais (Paysages d'après J. Ruisdael, 1772, 1782). Boissieu fit aussi maintes études " pittoresques ", dessinées à la sanguine ou gravées, de têtes populaires minutieusement observées ; le musée de Lyon conserve le portrait peint qu'il fit de sa femme. On lui doit également des scènes d'intérieur ou d'extérieur inspirées, comme ses paysages, des peintres du Nord (le Cellier, 1769, musée de Lyon ; Danse d'enfants, Paris, Petit Palais). De belles séries de dessins de Boissieu sont conservées au Louvre et au musée de Darm-stadt.