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Julius Bissier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Fribourg-en-Brisgau  1893  – Ascona, Suisse,  1965).

Il fréquente pendant quelques mois, en 1914, l'Académie des beaux-arts de Karlsruhe, puis, à partir de 1918, travaille seul. En 1927, il rencontre le sinologue Ernst Grosse, qui l'initie aux arts et à la pensée de la Chine antique. L'influence des doctrines taoïstes déterminera toute son évolution. En 1929, stimulé par son amitié avec Baumeister, il se tourne vers l'Abstraction. Profondément impressionné par Brancusi, à qui il rend visite en 1930, il est de plus en plus persuadé que la méditation seule peut nourrir la forme. C'est alors qu'il exécute ses premiers lavis à l'encre de Chine. En 1934, un incendie détruit toute son œuvre. Spirituellement exilé dans l'Allemagne nazie, il se retire en 1939 à Hagnau, sur le lac de Constance, où il continue de travailler dans le plus grand isolement, faisant uniquement des lavis à l'encre de Chine. Ces formes-signes, d'une concision extrême, où premier jet et vision achevée coïncident, ne seront connues du public qu'après 1945 et assureront aussitôt à Bissier une place de premier plan dans la peinture allemande. Après 1947, il met au point une technique personnelle de peinture (tempera à l'œuf et à l'huile), qui lui permet de retrouver la même liberté d'expression qu'avec l'encre de Chine et confère aussi un caractère exceptionnel à ses œuvres, qu'il appelle " miniatures " à cause de leur format, mais qui pourraient s'appeler " microcosmes " par la densité symbolique de leur contenu (Miniature 28.II.1956, Hambourg, Kunsthalle). À partir de 1950, Bissier figure à toutes les grandes expositions internationales (Biennale de Venise ; Documenta de Kassel ; Biennale de São Paulo) et il est considéré comme l'un des précurseurs de ceux qui, en Europe comme aux États-Unis, ont cherché, à partir de 1950, un enseignement dans l'art extrême-oriental.

Bissier fut, avec Nay et Winter, l'un des fondateurs du groupe Zen (1949). Il est représenté dans les musées de Karlsruhe, de Stuttgart, de Hanovre, de Duisburg, d'Ulm, de Londres (Tate Gal.) et de Düsseldorf (legs de 58 œuvres à la K. N. W.). Une exposition Bissier a été présentée à Colmar (musée d'Unterlinden) en 1991.