En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Trophime Bigot

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Arles 1579  – id. apr. 1650).

Le nom de Trophime Bigot, identifié avec le Trufemond ou le Trofamone des chroniques romaines du xviie s. et avec le " Maître à la Chandelle " de l'érudit anglais Benedict Nicolson, est un des derniers que l'on ait récemment introduit dans l'histoire de l'art français. Parmi toutes les " nuits " caravagesques qui ne pouvaient être attribuées ni à Georges de La Tour, ni à Honthorst, ni à l'un des disciples du maître d'Utrecht, un groupe de tableaux fut constitué, sur lequel des recherches d'archives (J. Boyer) permirent de proposer un nom, celui de Bigot. Ce peintre semble avoir quitté sa patrie v. 1605 pour se rendre à Rome, où il séjourne jusqu'aux alentours de 1634. De retour à Arles, il y exécute, pour les églises locales, une série de tableaux (Assomption, Arles, Saint-Trophime et Martyre de saint Laurent, église de Saint-Césaire, tous deux de 1635 ; autre Assomption, 1639, église de La Tour-d'Aigues) qui auraient perdu ce dépouillement, cette simplification des formes et cette gravité qui caractérisaient les créations romaines de l'artiste. Ces dernières (l'œuvre du " Maître à la Chandelle " de Nicolson) une cinquantaine de tableaux stylistiquement fort voisins, représentent dans une gamme colorée rougeoyante très caractéristique des scènes nocturnes éclairées " à la chandelle ", en général avec des personnages cadrés à mi-corps : Jésus enfant avec Joseph charpentier (Hampton Court), Saint Sébastien soigné par les saintes femmes (Bologne, P. N.). Souper d'Emmaüs (Chantilly, musée Condé), Allégorie de la Vanité (Rome, G. N., Gal. Corsini). On trouve aussi dans l'œuvre de Bigot des figures en buste (Rome, Gal. Doria Pamphili). Deux au moins des trois tableaux de la chapelle de la Passion à l'église romaine de S. Maria in Aquiro, autref. donnés à Honthorst, lui sont attribués avec certitude (Lamentation du Christ, Couronnement d'épines) ; ils montrent, exception dans l'œuvre du peintre à Rome, des personnages vus en pied. L'identification du " Maître à la Chandelle " avec Bigot n'est pas uniquement acceptée.