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Johann Georg Bergmüller

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand, (Turkheim 1688  – Augsbourg 1762).

De 1702 à 1708, il reçoit sa formation chez Andreas Wolff à Munich. En 1708-09, il travaillera à la cour de Düsseldorf. En 1711, le duc Maximilien-Philippe de Bavière l'enverra faire un voyage d'étude aux Pays-Bas. Il fréquente l'atelier de C. Maratta, à Rome, avant de s'établir à Augsbourg en 1712. En 1730, il devient directeur de l'Académie de cette ville et, plus tard, il sera au service de l'évêque. Il peint à cette époque des compositions rigoureusement agencées dans une gamme de coloris brun ocre (Conversion de saint Augustin, musée d'Augsbourg, coll. Röhrer). Si son coloris devient plus lumineux, en accord avec le style rococo, on retrouve dans la fresque de l'église de Diessen (Histoire de la fondation de l'abbaye, 1742) l'ordonnance calme et claire qui le distingue de ses contemporains, plus fougueux. Certaines de ses compositions sont dérivées de celles de Sebastiano Ricci (Bethsabée, Augsbourg, Staatsgalerie), que l'artiste connaissait sûrement grâce à la gravure. Les architectures strictes qui servent de cadre à ses personnages contrastent nettement avec le décor chantourné de l'architecture contemporaine. Ses principales œuvres sont les fresques pour l'église de la Madeleine à Augsbourg (1723-24), l'église abbatiale d'Ochsenhausen (esquisses au château d'Ellwagen, 1727) et Sainte-Marie de Diessen (1736). Les Scènes de la vie de la Vierge pour la cathédrale d'Augsbourg (1721, détruites) ont été gravées par Sperling. Bergmüller fut le peintre le plus important d'Augsbourg entre Baroque et Rococo et fut le maître de Holzer, de J. G. Wolker et de G. B. Götz. Il a laissé deux ouvrages théoriques : l'Anthropometria (1723), sur les proportions du corps, et un " traité " (1752), qu'il a lui-même illustrés de gravures sur cuivre.