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les Belle

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres français.

Alexis Simon (Paris 1674  – ? 1734) fut l'élève de François de Troy et se consacra au portrait. Employé par la petite cour du prétendant Jacques Stuart à Saint-Germain-en-Laye, il est reçu à l'Académie en 1703 (portrait de François de Troy, Versailles). Il exécute les portraits de nombreux grands personnages des cours de France et de Pologne (Marie Leszczinska et son fils, Versailles ; Mlle de Béthisy et son frère, id.). Il peint dans un style qui rappelle encore celui de Mignard, sa personnalité tendant à s'effacer devant celle de ses modèles, à la différence de Rigaud ou de Largillière.

Son fils Clément (Paris 1722 – id. 1806) est reçu en 1761 à l'Académie, dont il devient professeur en 1765, puis recteur en 1790. Il exécute des commandes provinciales (Christ en croix, 1762, musée de Dijon), des décorations (Vénus et Adonis, 1772, musée de Poitiers) et des portraits vigoureux (François Nonotte, musée de Besançon) influencés par F. Lemoyne. La composition de ses grandes œuvres allégoriques et religieuses jouant sur les diagonales, la liberté de leur métier, le raffinement de leur coloris allant jusqu'à la monochromie permettent de penser qu'il subit fortement l'influence de Restout : Réparation de la profanation (1759, Paris, église Saint-Merri), Allégorie de la Révolution (1788, dépôt du Louvre au musée de Vizille).

Son fils Augustin-Louis (Paris 1757 – id. 1841) est son élève. Il témoigne dans ses tableaux d'histoire d'un goût académisant dû en grande partie à son séjour à Rome (1785-1790) : panneau central de l'Allégorie de la France (apr. 1790, Paris, Mobilier national).