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Jacques [de] Bellange

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Nancy fin du xvie s.  – id. [ ?] av. 1624).

Peu de documents biographiques nous permettent de retracer la vie de cet artiste, dont la carrière semble se dérouler entièrement en Lorraine. Il est, dès 1603, peintre à la cour de Nancy. En 1605, il prend, selon Sandrart, un apprenti, Claude Deruet, et, l'année suivante, restaure la Galerie des cerfs du Palais ducal. En 1606, il est amené à jouer un rôle primordial dans l'organisation des fêtes données en l'honneur du mariage d'Henri de Lorraine et de Marguerite de Gonzague. Deux ans plus tard, il est envoyé en France pour étudier le décor des châteaux royaux (Fontainebleau ?) et, à partir de 1610, orne de fresques (auj. disparues) le Palais ducal de Nancy. On perd sa trace en 1617. Si les décorations de Bellange ont été détruites, si ses tableaux de chevalet ont presque tous disparu (à l'exception de l'Ange de l'Annonciation, signé, du musée de Karlsruhe, et de la Lamentation sur le Christ mort, du musée de l'Ermitage, dessin au musée de Dijon), ses gravures et ses dessins permettent de se faire une juste idée de son style (on peut se demander, cependant, si le nom de Bellange ne couvre pas auj. l'œuvre entier d'autres artistes contemporains, notamment celui de son homonyme Thierry Bellange). Beaucoup des dessins à la sanguine qui lui étaient donnés sont aujourd'hui rendus à Saint-Igny. Les dessins de Bellange (Louvre, E. N. B. A., Musée lorrain de Nancy, cabinets des Dessins de Munich, de Berlin, de l'Ermitage), essentiellement à la sanguine ou à la plume, poussent le Maniérisme jusqu'à ses dernières limites, alors que ses précieuses gravures (l'Annonciation, le Portement de croix, les Saintes Femmes au Tombeau, le Joueur de vielle), judicieusement comparées par Mariette à celles du Siennois Salimbeni, mêlent l'élégance à la perversité.