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Larry Stuart Bell

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur américain (Chicago 1939).

Au cours de ses études au Chouinard Art Institute de Los Angeles (1957-1959), Bell rencontra, par l'intermédiaire de son professeur de peinture Robert Irwin, Ed Moses, Ed Kienholz, Ed Ruscha. D'abord peintre — ses premières œuvres sont des toiles claires aux formes géométriques variées (Conrad Hawk, 1961, Houston, The Menil Foundation) —, il se tourne très vite, au début des années 1960, vers la sculpture, créant des cubes de verre enduit dont le revêtement est appliqué par procédé industriel (Ghost Box, 1962). Puis il axe sa recherche sur le volume du cube, simplement traversé par la lumière ; des cubes en verre métallisé pour le rendre réfléchissant des deux côtés et sur lequel il incorpore une image dans la structure pour donner du champ à la lumière réfléchie par la surface et transmise de l'autre côté (Bette and the Giant Jewfish, 1963) ; des cubes simplement traversés par la lumière irisée (Cube, 1967, musée de Grenoble). Dans les années 70, il abandonne la forme cubique pour ne fabriquer que des grands murs de verre avec lesquels il construit des environnements qui produisent un effet visuel où se dissolvent à la fois les matériaux qui les composent et l'environnement dans lequel ils sont placés : Sans titre (1973, Santa Barbara Art Museum). The Iceberg and its Shadow (1974, coll. Massachusetts Institute of Technology) est architectural de par son échelle et sa structure. Le spectateur peut entrer et sortir de ces configurations à géométrie variable mais il n'est pas toujours en mesure de distinguer ce qui est présent matériellement de ce qui est illusion ou reflet. En 1989, l'artiste crée une nouvelle série, " Mirage Paintings ". Ce sont des collages sur toile qui intègrent l'expérience des revêtements métalliques. Les collages sont évaporés, refroidis puis fondus dans la surface de la toile grâce à une machine à stratifier à chaud (The Old Dirt Raod, 1989). L'utilisation de la technologie et la collaboration étroite que l'artiste entretient avec des spécialistes montrent que la fusion artiste-artisan-concepteur industriel qu'avait imaginée Gropius est encore possible. L'œuvre de Bell est bien représenté dans les musées américains ainsi qu'en France (Paris, M. N. A. M. ; musée de Grenoble ; Lyon, musée d'Art contemporain) et aux Pays-Bas (Amsterdam, Stedelijk Museum ; Rotterdam, B. V. B.).