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Belbello da Pavia

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (mentionné de 1448 à 1462).

Sa première activité connue est attestée par des commandes des Visconti de Milan : Filippo Maria lui donna à terminer le Livre d'heures (Offiziolo) commencé par Giovannino et Salomone de' Grassi et interrompu à la mort de Gian Galeazzo en 1402 (la famille Landau-Finaly fit don, en 1949, à la ville de Florence [B. N.] de cette partie enluminée par Belbello). Tout en suivant la manière délicatement " courtoise " des de'Grassi, Belbello y ajoute une fantaisie débridée, de caractère expressionniste, soulignée par des couleurs intenses. Il a également travaillé à la décoration du Bréviaire de Marie de Savoie, seconde femme de Filippo Maria (Chambéry, bibl., ms. 4), exécuté de 1432 à 1435 en grande partie par le Maître des Vitae Imperatorum. L'analogie de style entre les miniatures de Belbello dans ce Bréviaire et celles de l'Offiziolo a permis une datation relative de ce dernier. En 1434, Belbello laisse inachevée la Biblia Estense (Bibl. vaticane, ms. Urb. Lat. 613). Les Acta Sanctorum (Milan, bibl. Braidense) et le Psautier (British Museum, add. ms. 15114) sont légèrement postérieurs. Belbello, désormais dégagé des raffinements traditionnels de l'école lombarde illustrés par Michelino da Besozzo, peut atteindre une puissance dramatique quasi barbare mais jamais naturaliste, que l'on peut comparer d'une part avec le goût émilien d'un Giovanni da Modena, d'autre part avec la plastique du Gothique bourguignon, dominant à cette époque au dôme de Milan. Le rapprochement avec Lorenzo Monaco, proposé par certains auteurs, semble moins convaincant. Des documents (1448-1462) mentionnent les derniers travaux de Belbello, exécutés pour les Gonzague à Mantoue, qu'illustre surtout le Missel romain (Mantoue, bibl. capitulaire), qui fut terminé, à la demande de Barbe de Brandebourg, par Girolamo da Cremona, recommandé par Mantegna. Dans cette œuvre s'accentue une tendance à gonfler et à renforcer les formes, où l'on perçoit moins des réminiscences de Mantegna qu'un prélude à l'expressionnisme ferrarais.