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Lubin Baugin

Lubin Baugin, les Cinq Sens
Lubin Baugin, les Cinq Sens

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Pithiviers v.  1612  – Paris 1663).

Peu de documents permettent de connaître la vie et les maîtres de Lubin Baugin et peu de tableaux ont jusqu'à présent été retrouvés (sur les 8 qui lui furent commandés pour Notre-Dame de Paris, 5 seulement subsistent). Reçu maître peintre à Saint-Germain-des-Prés en 1629, l'artiste séjourne en Italie (à Rome, peut-être aussi dans les Marches et à Parme), sans doute à partir de 1636, pour plusieurs années. En 1641, il est certainement de retour à Paris, est reçu dans la corporation des peintres et, plus tard, à l'Académie. Si, dans ses Vierges à l'Enfant (Louvre ; Londres, N. G. ; musées de Nancy et de Rennes) et les quelques grandes compositions religieuses, comme celles des musées d'Aix-en-Provence (Présentation de la Vierge au Temple, Naissance de la Vierge), de Caen et d'Orléans (Christ mort), de Notre-Dame de Paris (Martyre de saint Barthélemy, Vierge de Pitié) ou de l'église d'Andrésy dans les Yvelines (Adoration des bergers), l'influence de l'école de Fontainebleau est évidente, le souvenir des toiles de Raphaël, de Baroche, de Corrège, qu'il a pu étudier en Italie et celui surtout des œuvres de Parmesan et de Guido Reni — ce dernier lui valut son surnom de " Petit Guide " — n'en sont pas moins déterminants. Quatre natures mortes signées " Baugin " (le Dessert de gaufrettes et les Cinq Sens au Louvre ; la Coupe de fruits au musée de Rennes ; Nature morte à la chandelle à Rome, Gal. Spada) ont pu faire croire que le même nom recouvrait deux artistes. Mais des documents d'archives ainsi que des évidences de style — hardiesse des tons, raffinement et préciosité de la mise en page — sont venus démontrer que l'auteur de ces natures mortes, sans doute exécutées par l'artiste avant son départ pour l'Italie, était également le père des compositions religieuses. L'arbitraire stylisation de celles-ci, leur subtile arabesque, leur harmonie froide doivent sans doute beaucoup aux exemples bellifontains et parmesans ; mais, repensées par un artiste subtil au tempérament tranché, elles s'inscrivent parfaitement, aux côtés des toiles d'un Le Sueur, d'un La Hyre, d'un Stella, dans l'" école de Paris " de la première moitié du xviie s.