En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

les Bassa

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres espagnols.

Ferrer (connu à Barcelone de 1324 à 1348). Ferrer Bassa et son fils Arnau furent les initiateurs à Barcelone du style italo-gothique, reflétant le nouveau langage pictural élaboré en Toscane par Giotto et ses disciples.

Une série de documents révèlent l'activité d'enlumineur de Ferrer Bassa et de peintre au service des rois d'Aragon Alphonse IV et Pierre IV. Pour ce dernier, il exécute plusieurs retables pour les chapelles royales de Saragosse, Barcelone, Lérida, Majorque et Perpignan. Il signe également des contrats pour des œuvres destinées à la cathédrale de Lérida et aux monastères de S. Hilari et de Pedralbes.

Arnau (connu à Barcelone de 1345 à 1348). Il travaille en collaboration avec son père, tout en signant seul certains contrats, tel qu'un reçu relatif au Retable de saint Marc (1346, collégiale de Manresa).

Arnau et Ferrer sont probablement morts des suites de l'épidémie de peste qui a sévi à Barcelone à partir de 1348.

Des études récentes tendent à ne plus séparer la production de ces deux maîtres mais à considérer dans son ensemble l'œuvre de cet important atelier dont Ferrer Bassa fut le chef. Parmi les travaux documentés et conservés figure le remarquable Livre d'heures de la reine Marie de Navarre (1338-1342, Venise, Biblioteca Marciana), auquel on peut rattacher un groupe de livres enluminés : le Psautier anglo-catalan (Paris, B.N.), un Décret de Gratien (Londres, British Library), le Ductor Perplexorum de Maïmonides (1348, Copenhague, Bibliothèque royale), le Llibre Verd (1342-1348, Barcelone, Archives municipales) et les Utsages de Ramon Ferrer (id.). Ces miniatures présentent une grande affinité stylistique avec les Retables de saint Marc (1346, collégiale de Manresa) et de Saint Jacques (1347, Barcelone, musée diocésain), ainsi qu'avec un certain nombre de panneaux tels que 3 Scènes de la Vie de Saint Étienne (Barcelone, M.A.C. et coll. part.), 2 Miracles de saint Bernard (musée de Vich) et 2 polyptyques (New York, Pierpont Morgan Library et Baltimore, W.A.G.). À cette liste il faut ajouter une œuvre maîtresse, les peintures murales de la chapelle Saint-Michel, attenante au cloître du monastère de Pedralbes (1346, Barcelone). Ce décor comprend 15 compositions réparties sur 2 registres, le premier consacré aux joies de la Vierge et le second à la Passion du Christ.

Cet ensemble de peintures et de miniatures témoigne, par la conception de l'espace, le modelé plastique des figures et la gamme colorée, d'une assimilation des modèles siennois et, plus précisément, de Pietro et Ambrogio Lorenzetti, sans qu'il soit possible d'en préciser l'origine : voyage de Ferrer en Italie ou circulation de miniatures italiennes en Catalogne.