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Barnaba da Modena

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (seconde moitié du xive s. ).

Formé à ses débuts dans le milieu bolonais, toute son activité se déploya ensuite dans le Piémont et en Ligurie, où sa présence est attestée par de nombreuses œuvres entre 1361 et 1383 et d'où il envoya en Espagne un double polyptyque peint pour la cathédrale de Murcie. De sa première période bolonaise, il ne subsiste qu'un précieux petit panneau inspiré de Vitale da Bologna et représentant un Noli me tangere (Biella, coll. Fila). Sa première œuvre, datée de 1352 mais non signée, serait à reconnaître dans une Sainte Catherine et ses dévots (coll. part.). Plus tard, en Ligurie, il adopte certains traits du byzantinisme archaïsant qui, transmis par Venise, florissait encore dans la région. Dans ses Madones, dont il fit son thème de prédilection, il adopte une composition frontale, un coloris émaillé et des clairs-obscurs à dominante sombre pour les chairs, et souligne les plis de ses draperies d'un filet doré byzantin. Parmi ses plus belles Madones, on peut citer d'abord celle qui fut exécutée à Gênes en 1367 (Francfort, Städel Inst.), celle de 1370 (Turin, Gal. Sabauda), celle du Louvre, celle de l'église S. Giovanni à Alba (1377) et enfin la Madonna dei mercanti (1380, Pise, M. N.), qui atteste son séjour à Pise vers cette époque. Dans le " paliotto " de 1374 (Londres, N. G.), dans le polyptyque de 1376 (S. Dalmazzo à Lavagnola) et dans ses Madones plus tardives, Barnaba révèle un adoucissement de son style ; l'expression des sentiments est plus tendre, la ligne acquiert une souple élégance gothique relevant du goût siennois.