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Lev Samoïlovitch Rosenberg, dit Léon Bakst

Léon Bakst, costume pour l'Oiseau de feu
Léon Bakst, costume pour l'Oiseau de feu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et décorateur russe (Grodno 1866  – Paris 1924).

Après des études à l'École de peinture, de sculpture et d'architecture de Saint-Pétersbourg (1883-1887), il suivit les cours de l'École des beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Gérôme, et se lia avec le peintre finnois Edelfelt. Membre fondateur du groupe Mir Iskousstva, il produisit de nombreux portraits, dessins et vignettes, et collabora également en tant qu'illustrateur à des périodiques (les Trésors d'art russe fondés par Benois ; Apollon). En 1908, il exposa à Paris au Salon son tableau Terror Antiquus, qui connut un grand succès à l'Exposition universelle de Bruxelles en 1911. Il consacra cependant l'essentiel de son activité au décor de théâtre. Après un voyage en Grèce et en Crète, en quête d'un retour aux sources qui marqua ses premiers décors (Antigone, Œdipe à Colonne, 1905), il travailla principalement pour Serge de Diaghilev, directeur des Ballets russes. Ses créations essentielles sont les projets de décors et de costumes pour Phèdre, les projets de décors pour le Dieu bleu et l'Après-midi d'un faune, les décors et les costumes qu'il dessina pour Cléopâtre (1909), Shéhérazade (1910), le Spectre de la Rose (1911), l'Après-Midi d'un faune (1912), Daphnis et Chloé (1912), le Dieu bleu (1912), les Femmes de bonne humeur (1917), la Belle au bois dormant (1921). Il collabora également avec Ida Rubinstein (le Martyre de saint Sébastien, de D'Annunzio et Debussy), ce qui provoqua sa rupture avec Diaghilev. Formé au contact de l'Art nouveau et du Jugendstil, influencé par la miniature persane et l'art oriental en général, Bakst introduisit, dans la peinture de décor, des couleurs lumineuses et intenses, des détails raffinés et précieux et, en général, un exotisme que le public enthousiasmé qualifia d'" orgie de couleurs ".