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Giovanni Baglione

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et historien d'art italien (Rome v. 1573  – id. 1644).

Sa carrière se déroula à Rome. Après des débuts maniéristes (fresques de la Vie de Marie à S. Maria dell'Orto, 1598 – 99 ; Saint Philippe et Constantin offrant des vases d'or à Sylvestre, à Saint-Jean-de-Latran), il fut fortement influencé par le naturalisme de Caravage (Saints Pierre et Paul, à Sainte-Cécile-au-Trastévère, 1601 ; l'Amour divin vainqueur de l'amour profane, musées de Berlin). Un de ses grands tableaux d'autel (Résurrection, 1603, pour le Gesù de Rome, perdue ; esquisse au Louvre) provoqua les violentes moqueries d'Orazio Gentileschi et de Caravage, avec lesquels il se querella devant le tribunal (28 août 1603). Dans ses œuvres postérieures (la Résurrection de Tabithà, pour Saint-Pierre de Rome, 1607 ; cette peinture, auj. perdue, lui valut la croix de chevalier du Christ ; série d'Apollon et les Muses envoyée à Marie de Médicis en 1624 pour le décor du palais du Luxembourg ; auj. musée d'Arras), Baglione se détache du caravagisme. Ses travaux d'historien d'art sont peut-être son apport le plus intéressant : Le Nove Chiese di Roma (Rome, 1639), avec leur historique et la description de leurs peintures, sculptures et architectures, et surtout Le Vite de' pittori, scultori et architetti. Dal pontificato di Gregorio XIII nel 1572 in fino a' tempi di Papa Urbano Ottavo nel 1642 (Rome, 1642 ; éd. fac-similé, Rome, 1935), riches de renseignements et d'observations critiques.