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Jean-Jacques Bachelier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1724  – id. 1806).

Il fut reçu à l'Académie avec un tableau de fleurs (1752), qu'il remplaça par une Charité romaine (1764, Paris, E.N.B.A.) peinte sous l'influence de son maître J.-B. Pierre. En 1755, il fut nommé décorateur des Bâtiments du roi, succédant à Oudry, qu'il imita : moins raffiné dans le Canard mort du musée d'Angers (exposé au Salon de 1753 auprès du Canard blanc d'Oudry), il se rapproche davantage de lui dans les deux Chasses exécutées pour Choisy (1757, musée d'Amiens). Cet excellent peintre d'ornements (fleurons et culs-de-lampe gravés par Choffard pour le La Fontaine de 1762) sut aussi innover dans ses Trophées de chasse (Fontainebleau), qui doivent beaucoup à Desportes et à Oudry ; mais l'artiste, soucieux d'une plus grande exactitude de la représentation des objets dans l'espace, les dispose d'une façon insolite sur un fond très clair. Machaut d'Arnouville le chargea de la direction des ateliers de sculpture de la manufacture de Vincennes (1749) : il fit alors adopter le biscuit, qui remplaça la porcelaine émaillée dès 1751, et demanda des modèles à Boucher et à Oudry. Lors du transfert de la manufacture à Sèvres, il fut nommé directeur artistique (1756-1793) et fit abandonner les décors de chinoiseries avant de s'effacer devant le " goût étrusque ". Il fonda une école gratuite de dessin (1765), l'ancêtre de l'actuelle École nationale des arts décoratifs, et se préoccupa, comme le comte de Caylus, des techniques picturales de l'Antiquité (Histoire et secret de la peinture à la cire, 1755).