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Dirck Van Baburen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Utrecht v.  1595  – id. 1624).

Il est avec Ter Brugghen et Honthorst l'un des plus célèbres caravagistes des Pays-Bas du Nord. Élève de Paulus Moreelse à Utrecht, il est inscrit à la gilde de cette ville en 1611. Peu après, il part pour l'Italie, accompagné du peintre David de Haen. C'est à Rome qu'il reçut le choc décisif qui orienta son art ; il emprunta en effet à Caravage ses compositions expressives, ses éclairages violents et surtout le type plébéien de ses personnages, qui constitue l'un des traits caractéristiques de sa manière. L'expression tragique de la douleur d'être est sa caractéristique : Jacob Burckhardt ne dira t-il pas, le comparant à Caravage, que " l'élève s'était révélé plus noble que le maître " (la Charité romaine, York). Vers 1617, comme David de Haen, il décore une chapelle à S. Pietro in Montorio de plusieurs compositions : Portement de croix, Mise au tombeau ; cette dernière, qui emprunte beaucoup à celle de Caravage, sera souvent copiée et reste une des compositions religieuses les plus célèbres du xviie s. Vers 1620, il est de retour à Utrecht, qu'il ne quittera plus. Alors qu'au cours de son séjour romain il avait surtout exécuté des compositions religieuses, il peignit plutôt à Utrecht des sujets profanes ; comme Ter Brugghen, il se plut à décrire des concerts et des musiciens : le Musicien (1621, musée d'Utrecht) et le Joueur de luth, 1622 (id.), le Musicien (Paris, musée Marmottan), le Concert (1622, Boston, M. F. A. ; Ermitage). En 1622, il participe à l'exécution d'une suite de portraits de douze empereurs romains commandée par Frederic Henri d'Orange, en peignant un Titus (Berlin, château de Grünewald). Par les expressions souvent vulgaires mais toujours fortes et par les attitudes rhétoriques de ses personnages, Dirck Van Baburen prolongea à Utrecht le caravagisme pratiqué pendant sa période romaine.