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Jacques Aved

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Douai 1702  – Paris 1766).

Il s'initia à l'art du portrait auprès de Bernard Picart, exilé à Amsterdam, et en apprit la manière française de A. S. Belle (1721), qui le mit en relation avec Boucher, Carle Van Loo et Chardin. Il fut reçu à l'Académie en 1734 (Cazes, De Troy, Versailles). Ses portraits d'apparat (Comte de Tessin, 1740, coll. part.) et ses turqueries (Saïd Pacha, 1741, Versailles ; Marquise de Sainte-Maure, 1743, coll. part.) témoignent de sa souplesse d'adaptation au modèle. Mais le plus souvent, à la différence d'un Largillière qu'il imite dans ses drapés, et peut-être sous l'influence de Chardin, il dépouille ses compositions pour en augmenter l'intensité psychologique : Autoportrait (musée de Douai), ou réaliser un beau morceau de peinture : Madame Crozat (1741, musée de Montpellier). Aved traite les accessoires en autant de natures mortes : Rameau (v. 1728, musée de Dijon). Selon Grimm, ses portraits sont moins bons après 1750 ; c'est peut-être que, seul parmi ses contemporains, il est resté " le Batave ", toujours soucieux de vérité à la manière des Hollandais, malgré l'évolution du goût vers la sensibilité d'un Greuze : Guillaume IV (1751, Rijksmuseum). La solidité, la belle matière, les jolis tons de ses œuvres lui assurent jusqu'à la fin de sa carrière une clientèle nombreuse et d'un niveau social élevé : Maréchal de Clermont-Tonnerre (1759, coll. part.) ; la fortune qu'il en tira lui permit de collectionner des tableaux des peintres du Nord.