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Jan Asselijn

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Diemen, près d'Amsterdam, 1615  – Amsterdam 1652).

Il est aussi appelé Krabbetje (petit crabe), surnom qu'il dut à la déformation de sa main, tordue par la paralysie. Après des débuts de peintre de batailles pittoresques, influencé par Esaias Van de Velde et Jan Marten le Jeune, son maître présumé (av. 1634), il réside en Italie entre 1635 et 1642. À son retour, il se marie à Lyon (1644), séjourne à Paris, où il travaille à l'hôtel Lambert avec Patel et Swanevelt (trois tableaux au Louvre), revient à Amsterdam en 1647. Marqué bien davantage en Italie par Van Laer que par Claude Lorrain, il ne trouve qu'à son retour dans les Pays-Bas son style de paysagiste et devient, avec Jan Both, le principal créateur du genre du paysage italianisant, dans lequel une animation très fouillée contraste avec une nature immense et apaisée, sous une lumière d'une pureté idéale. Maître coloriste, Asselijn est aussi, à l'occasion, le créateur de lyriques et impressionnantes études d'animaux : le célèbre Cygne (Rijksmuseum), allégorie de la Hollande ou du sort de l'homme politique Jan de Wit, et la Tête de bœuf (deux versions, musées de Schwerin et de Nîmes) ; il représenta aussi des batailles (Attaque d'un chariot par des brigands, Aix-en-Provence, musée Granet). Berchem, Dujardin, Pijnacker lui doivent ainsi quelques suggestions majeures. Il est très bien représenté à Vienne (Akademie).