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Avigdor Arikha

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre, dessinateur, graveur et écrivain d'art israélien (Rădăuţi, Roumanie, 1929).

Survivant d'un camp de concentration, il rejoint la Palestine en 1944 et sert dans l'armée tout en dessinant. À Paris en 1949, il s'inscrit à l'École des beaux-arts, visite l'Italie puis séjourne à Stockholm et à Londres. Il illustre Rilke, Lagerkvist, Gogol et Beckett ; il se lie avec ce dernier, dont il dessinera et gravera souvent le portrait, d'une durable amitié. À partir de 1958 sa peinture devient abstraite : dramatiques, ses toiles opposent des formes vives et anguleuses dans un coloris vibrant de rouges, de blancs, et surtout de noirs. Il reçoit alors des commandes pour des travaux décoratifs (tapisseries, vitraux, mosaïques). Après 1965, il abandonne la peinture, se tourne vers l'histoire de l'art et se consacre au dessin d'après nature et à la gravure. À la fin de 1973, il commence à peindre d'après nature (Anne de dos, M. N. A. M.). Il se consacre depuis à la peinture et au dessin, toujours vivement exécutés, le plus souvent en une seule journée : portraits d'Anne Atik, sa femme, de ses filles, de ses amis, autoportraits ; vues de son appartement et de son atelier ; natures mortes de tous types ; paysages de New York ou de Jérusalem ; modèles nus. Virtuose des techniques de la gravure, il élargit sa technique de peintre à l'aquarelle et au pastel. Tendus, vibrants, d'une belle saveur picturale et en même temps d'une totale rigueur, les tableaux d'Arikha témoignent, comme ses dessins à la fois énergiques, élégants et sensuels, de sa grande culture et de son intime connaissance des peintres du passé : historien d'art, il est l'auteur d'études et d'expositions consacrées à de nombreux peintres, dont Ingres et Poussin. Il expose régulièrement à la galerie Marlborough, à Londres et à New York. Les musées de Houston, de Dijon, d'Édimbourg, notamment, lui ont consacré des expositions. Il est représenté dans les principaux musées d'Israël, au M. N. A. M. de Paris (Marie-Catherine, 1982), à Marseille (Miroir dans l'atelier, 1987, musée Cantini), à Amsterdam (Stedelijk Museum), à Boston, Copenhague et Édimbourg (La reine mère Élisabeth, 1983, Scottish N. P. G. ; Lord Home, 1988, id.).