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Friedrich von Amerling

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne  1803  – id.  1887).

D'une famille pauvre, il dut subvenir à ses besoins tout en faisant ses études à l'Académie de Vienne, où il entra en 1816. En 1824, il décida de gagner Prague à pied et y poursuivit ses études à l'Académie. Des commandes de portraits améliorèrent sa situation et lui permirent de se rendre à Londres v. 1825, où il fut fortement influencé par Lawrence, puis à Paris, où Horace Vernet — qui pourtant n'aura guère d'influence sur son art — l'intéressa particulièrement. En 1828, il revint à Vienne. Très apprécié, il fut nommé en 1832 peintre de la Cour. Il entreprit de nouveau de longs voyages et séjourna en Italie une vingtaine de fois ; à Rome en 1837, il se lia d'amitié avec Schadow, Koch et Overbeck, dont il fit le portrait.

Portraitiste le plus en vue de l'époque du Biedermeier viennois, il représenta la société aristocratique et la riche bourgeoisie. Amerling rend les détails avec un soin particulier, notamment les insignes impériaux dans le portrait de l'Empereur François Ier (Vienne, Schatzkammer) ; celui de Rudolf Althaber et de ses enfants (1837, Vienne, Österr. Gal.) porte à son achèvement son sens de l'intimisme bourgeois. C'est lorsqu'il prit ses modèles dans son milieu familial qu'Amerling se montra le plus subtilement pénétrant, Portrait de sa mère (1836, Vienne, Österr. Gal.) ou celui en buste, si émouvant et délicatement peint, de son fils Fritz sur son lit de mort (1850, Vienne, Historisches Museum). Recherché dans toute l'Europe pour ses portraits à la facture ingresque et aux coloris raffinés, l'artiste en aurait exécuté un millier. Il put ainsi acquérir le château Mollard à Vienne, qu'il installa luxueusement. Jusqu'à la fin de sa carrière, il conserva sa réputation internationale, mais, à Vienne, l'" époque Makart " le rejeta dans l'ombre.