En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Ivan Le Lorraine Albright

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (North Harvey, Illinois, 1897  – Chicago 1983).

Descendant d'une longue dynastie d'artisans et de peintres allemands émigrés aux États-Unis au xviiie s., il représente l'exemple le plus singulier de la tradition américaine, nommée " réalisme magique ", dans la lignée d'un Thomas Eakins, qui fut le maître de son père, Adam Albright, et dont, dès l'âge de huit ans, il copia les œuvres. Dans sa peinture, l'obsession du détail atteint une précision hallucinante qui fait basculer l'apparent naturalisme du sujet traité du côté du fantastique et souvent du cauchemar (Femme, 1928, New York, M. O. M. A.). Littéraire et volontiers spiritualiste, l'œuvre d'Albright, que Dubuffet a décrite comme une " géhenne de formes entièrement livrées au délire ", raconte la vanité et la ruine de toute chair à travers les infinis avatars du temps. Ivan Albright a été élu académicien de la National Academy of Design en 1950 et membre du National Institute of Arts and Letters en 1957. En 1964, une rétrospective de son œuvre a été organisée par l'Art Inst. de Chicago. Parmi ses principales œuvres, citons Into the World there Came a Soul Called Ida (1929-30), Fleeting Time, Thou Hast Left Me Old (1929-30, Metropolitan Museum), That which I should Have Done I Did not Do (1931-1941, Chicago, Art Inst.).