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Jos Albert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Bruxelles 1886  – id. 1981).

Après ses études à l'académie Saint-Joest-ten Noode, où il s'inscrit en 1903, Jos Albert va connaître de 1909 à 1918 des débuts marqués par l'Impressionnisme et le Fauvisme. Intérieur de 1914 le montre influencé par l'art de Rik Wouters : il est proche à ce moment du groupe des Fauves brabançons et participe en 1914 au dernier Salon de la libre esthétique à Bruxelles. Il connaît ensuite une période marquée par le Cubisme, au cours de laquelle, sans perdre la référence au sujet, il s'attache à la construction de l'image et assombrit sa palette (Nature morte aux poissons, 1922, musée de Grenoble). En 1923, il expose à la gal. le Centaure à Bruxelles mais, passé cette date, il adopte une manière réaliste qu'il ne va plus quitter. Peints de façon méticuleuse, ses sujets sont pris dans la vie quotidienne : natures mortes, scènes de genre (la ménagère, 1926, coll. part., Bruxelles), où resurgit la tradition flamande issue de Pieter Aertsen et de Joachim Beuckelaer, paysages qui se situent dans la lignée de Bruegel ainsi que de la peinture hollandaise du xviie siècle (Paysage brabançon, 1929, musée des Beaux-Arts de Gand ; Chemin à Grimbergen, 1944). Jos Albert est alors, avec toutes ses nuances personnelles, le représentant belge de la Neue Sachlichkeit et du Réalisme magique. La dernière partie de sa carrière reste franchement traditionnelle dans les sujets illustrés et la facture employée. En 1977, un Hommage à Jos Albert a été organisé aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles. L'artiste est surtout représenté dans les musées belges.