En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Valerio Adami

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien, travaillant en France (Bologne 1935).

Il se forma à l'Académie de Brera, à Milan. Il partit d'une figuration expressionniste sensible à l'exemple de Bacon (1958), puis, après une période gestuelle (1960), il s'orienta peu à peu vers une manière de figuration narrative. Sous l'influence de Matta et du pop art américain (Lichtenstein en particulier), il est parvenu à développer une sorte de " récit " fantastique et humoristique sous forme de bandes dessinées (" fumetti "), dans lesquelles reviennent avec insistance des motifs pris comme symboles du monde moderne : les collisions de voitures, la femme, les jouets considérés comme des symboles sexuels et des obsessions de l'" inconscient collectif " (la Serre fragile, 1966). Des toiles d'une lecture plus complexe, traitant de divers avatars de l'homme contemporain (l'Alpiniste, 1973), sont d'ironiques hommages à des artistes disparus (L. Feininger donnant une leçon de violon, 1973) ou des " portraits " de personnalités ayant contribué à élaborer la pensée de leur époque (Freud, Nietzsche, Walter Benjamin, Gandhi, Joyce). Adami exploite pour ses montages des documents photographiques découpés dans journaux et magazines ; mais la structure mosaïquée du tableau détruit la référence littérale, de même que la platitude et la franchise de champs chromatiques issus de Mondrian, de Matisse et de Magnelli. Le réel est également présent et " déconstruit " dans les dessins à la mine de plomb, où le travail de la gomme " modifie mille fois le trait " (Adami). Des thèmes mythologiques (Orphée et Euridyce, [OE]dipe et le Sphinx, Prométhée) ont, depuis 1975, pris peu à peu le pas sur la description toute parcellaire des conditions de la vie contemporaine. Cette nouvelle orientation a eu pour effet d'accuser le caractère métaphysique de son art, dont des emprunts au Romantisme ont accentué la note grave et méditative. Le M. N. A. M. de Paris lui consacra une exposition rétrospective en 1985. Ses œuvres présentes dans les collections italiennes ont été montrées (Brescia, Abbazia olivetana di Rodengo Saiano) en 1995.