En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Johann Ludwig Aberli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre graveur suisse (Winterthur  1723  – Berne  1786).

Il est l'un des principaux représentants de l'école bernoise au moment où la Suisse sort de son isolement culturel et où, pour la première fois, on peut parler d'" écoles " locales. Il s'orienta vers la carrière de paysagiste sous l'influence du graveur Adrian Zingg, en compagnie duquel il fit un séjour à Paris (1759) et fréquenta l'atelier du graveur J. G. Wille. À son retour, ses dessins aquarellés exécutés d'après nature dans les Alpes bernoises connurent un grand succès auprès des voyageurs étrangers et des habitants du pays. Pour en assurer une large diffusion, Aberli fut amené à les reproduire selon un procédé de gravure au trait dont les tirages étaient ensuite lavés et retouchés au pinceau, de manière à imiter le dessin. Véritable rénovateur, Aberli est au paysage ce que Freudenberger, Dunker et König sont à la scène de genre. La publication de la Vue du château de Thoune en 1766 marque les débuts de ce qu'on a appelé la " manière d'Aberli ", point de départ d'une école de paysagistes suisses dont la production prend fin v. 1840. Ce ne sont pas de simples études topographiques, mais des descriptions de la Suisse avec ses neiges éternelles, ses sommets majestueux, ses pâturages ensoleillés, et des scènes narratives d'un monde paysan heureux (Vue de Wimm, largement diffusée, et la Vallée de l'Oberhasli, Bâle, Kunstmuseum). Ces paysages sont à la fois le reflet de l'art de l'étranger et la contribution suisse au développement stylistique européen. En plus des planches, gravées et coloriées de sa main ou par les collaborateurs de son atelier, Aberli a laissé un œuvre abondant, conservé aux musées de Winterthur, de Berne et dans la Collection fédérale d'estampes de Zurich. Il a dessiné et publié des séries de costumes (Paysans des environs de Berne, 1773).