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l'État et l'anarchie

Bakounine
Bakounine

Traité politique de Bakounine (1873).

Dans cet ouvrage, l'auteur, marqué par Feuerbach et Marx, oppose les principes de l'anarchisme à la théorie marxiste de l'État révolutionnaire.

L'anarchisme de Bakounine, fondamentalement athée, a des exigences sociales qui le rapprochent par plus d'un point du socialisme. L'État est chargé de tous les maux inhérents à l'aliénation, il asservit et avilit les gouvernés, démoralise et corrompt les gouvernants. La dissolution de l'État doit se faire au nom de la liberté et des organisations secrètes sont capables d'infléchir le cours des révolutions spontanées.

Il s'agit d'assurer à la société tout entière, respecteuse de la liberté individuelle, l'exercice d'une liberté universelle. La condamnation de l'État implique celle de la propriété privée qui en est la base naturelle. Mais l'État doit être remplacé par la société garante de la liberté de tous, et la propriété privée doit se transformer en propriété collective. Si Bakounine ne s'oppose pas à ce que subsiste une forme de propriété privée, il exige en revanche que les moyens de production, la terre, les instruments de travail et tout capital deviennent propriété collective de la société tout entière. Ce collectivisme est assez proche du communisme.

De toutes les pensées qui convergent dans l'anarchisme, c'est sans doute celle de Bakounine qui frappe le plus l'imagination car elle contient un certain romantisme de la destruction et une attitude de révolte contre l'État. Ce sont les formules violentes de Bakounine qui feront germer dans des esprits exaltés l'idée d'un terrorisme anarchiste, mais son œuvre a également inspiré l'anarchosyndicalisme.