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l'Âge mûr

Sculpture de Camille Claudel (1903). Bronze, 114 × 163 × 72 cm. Musée d'Orsay, Paris.

Camille Claudel a jalonné sa passion tumultueuse avec Auguste Rodin d'un certain nombre d'œuvres qui apparaissent comme la transcription plastique de l'évolution de leur liaison. En 1888, Cacountala ou l'Abandon marque la plénitude de leur relation, et vaut à son auteur une mention honorable au Salon des artistes français. Mais Rodin ne souhaite pas abandonner sa maîtresse, Rose Beuret, pour Camille. Six ans plus tard, au Salon du Champ-de-Mars de 1894, le Dieu envolé figure une femme nue les bras tendus qui symbolise un échec. Avec le plâtre de l'Âge mûr, sous-titré Groupe fantastique, exposé à la Société nationale des beaux-arts en 1899 sous le n° 28, Camille Claudel amplifie son expression du constat d'échec de leur relation. La version définitive de l'Âge mûr réutilise le Dieu envolé, devenu l'Imploration, placée derrière un couple où l'homme, entraîné par la Vieillesse, laisse loin derrière celle qui l'implore. C'est à l'amitié qui lia Camille Claudel et Louis Tissier, polytechnicien et amateur d'art, que l'on doit la fonte réalisée par Thiébaut frères en 1903, aujourd'hui présentée à proximité des Rodin du musée d'Orsay.