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symphonie n° 6, dite « Pastorale »

Ludwig van Beethoven
Ludwig van Beethoven

Sixième symphonie en fa majeur (op. 68) de Ludwig van Beethoven (Theater an der Wien, Vienne, 1808).

Rigoureusement contemporaine de la Cinquième Symphonie, la Sixième, à laquelle Beethoven donna lui-même l'appellation Pastorale, se situe aux antipodes. Jamais œuvres sœurs ne furent si dissemblables. À l'écriture hallucinée de sa jumelle, la Sixième oppose une cohorte de longs thèmes idylliques. Œuvre à programme, elle comporte cinq mouvements auxquels le compositeur a donné des titres précis et dont les trois derniers s'enchaînent sans interruption :
1° « Éveil d'impressions joyeuses en arrivant à la campagne » ;
2° « Scène au bord du ruisseau » ;
3° « Réunion joyeuse des paysans » ;
4° « Orage, Tempête » ;
5° « Chant des pâtres (sentiment joyeux et reconnaissants après l'orage) ».

Du coup, le romantisme devait voir dans cette symphonie une musique descriptive. Berlioz, Liszt, jusqu'à Richard Strauss allaient fonder la « musique à programme », et, pensant suivre l'exemple de Beethoven, utilisèrent des mots, des titres ou des figures sonores pour conditionner l'auditeur et lui faciliter la perception de leur création.

C'est donc Beethoven lui-même que l'on suit à travers les titres des cinq mouvements de la Pastorale, la symphonie la plus paisible, la plus lyrique et détendue – à l'exception du quatrième mouvement, « Orage, Tempête », qui sert de transition – des neuf qu'il écrivit. On y entend le murmure d'un ruisseau, des cris d'oiseaux, des danses paysannes, des meuglements de vache…

Selon l'auteur, « plutôt expression de la sensation que peinture », cette grandiose pastorale a ouvert la voie au poème symphonique.