les Précieuses ridicules

Comédie en 1 acte, en prose, de Molière (1659), sa première création parisienne et son premier succès.
Une critique du jargon à la mode et de la préciosité

Deux jeunes filles à marier, filles du bourgeois Gorgibus, ont éconduit leurs prétendants, les jeunes seigneurs, La Grange et du Croisy. Elles ne peuvent aimer que de « beaux esprits », déclarent-elles à leur père. Elles ne vivent que dans la passion de la littérature précieuse qu’elles connaissent à travers les romans de Mademoiselle de Scudéry et les allégories sentimentales de la carte du Tendre.

Elles accueillent avec joie la visite d’un aristocrate inconnu, le marquis de Mascarille. Celui-ci les éblouit avec ses histoires parisiennes et ses promesses de leur faire rencontrer d’autres grands personnages. Un ami de Mascarille, le prétendu vicomte de Jodelet, arrive à son tour ; tous deux rivalisent dans la vantardise mondaine et guerrière. Les deux précieuses appellent des musiciens pour danser avec leurs invités, mais la vérité se fait jour : Mascarille et Jodelet sont les laquais de La Grange et du Croisy, lesquels surgissent pour les rosser et les expulser.
Les deux jeunes filles ont honte d’avoir été jouées par des valets et essuient les moqueries de leur père. Dans cette courte pièce, sorte de farce sociale, Molière triompha comme auteur et comme acteur dans le rôle de Mascarille.