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le Serment des Horaces

Tableau de Louis David (1784). Huile sur toile, 330 x 425 cm. Musée du Louvre, Paris.

Le succès de David au Salon de 1781, avec le tableau Bélisaire demandant l'aumône, attira sur lui l'attention du comte d'Angiviller, à qui Louis XVI avait confié la direction de ses bâtiments et de leur décoration. Commandé pour le roi et peint lors du second séjour de David à Rome en 1784-1785, le Serment des Horaces présenté au Salon de 1785 fut accueilli avec un immense succès. Inspirée d'une légende romaine, cette peinture évoque le serment des trois frères Horace, représentants des Romains, qui s'apprêtent à affronter les trois frères Curiace, représentants des Albains. Premier chef-d'œuvre du néoclassicisme, dont David est alors le plus ardent défenseur, le tableau oppose la volonté masculine et l'émotion féminine. La première culmine dans le faisceau d'épées, au centre géométrique de la toile, la seconde est une évocation prémonitoire de la tragédie à venir. David les fixe en deux groupes se détachant sur un fond d'architecture rythmé de colonnes, à l'identique des bas-reliefs antiques. Les couleurs froides posées en touches lisses et fluides et la lumière venant de la gauche, qui sculpte les corps des différents protagonistes, contribuent à renforcer la tension dans ce manifeste d'une nouvelle peinture.