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la Philosophie dans le boudoir

Marquis de Sade, la Philosophie dans le boudoir
Marquis de Sade, la Philosophie dans le boudoir

Dialogue philosophique de Donatien Alphonse François, marquis de Sade (1795).

S'inspirant de l'Aloysia Sigéa de Nicolas Chorier, le marquis de Sade retrace l'initiation sexuelle d'une jeune fille sous forme de sept dissertations constamment interrompues par les mises en pratique des théories enseignées.

Mme de Saint-Ange, célèbre courtisane, a pour habitude de mêler la cruauté au plaisir. Elle invite son frère, un chevalier, à participer à une voluptueuse séance qui inclut également Dolmancé, infâme libertin, et Eugénie de Mistival, candide vierge de 15 ans, fille d'une dévote. La courtisane s'est mis en tête de convertir Eugénie au libertinage. La jeune fille oublie facilement les principes religieux que lui a inculqués sa mère. Très vite, les plaisirs les plus raffinés ne parviennent plus à la satisfaire. Eugénie organise une orgie, brûlant de voir exercer toutes les violences sexuelles possibles sur sa mère, qu'elle hait.

Cet hymne à la sexualité, l'un des plus audacieux de la littérature française, est agrémenté de propos philosophiques qui font l'apologie de tous les « vices » (mensonge, athéisme, blasphème, avidité, vol, assassinat et égoïsme), et célèbrent l'adultère, la sodomie et l'inceste. Il se révèle aussi un brûlot politique : l'une des dissertations fait subtilement allusion à l'actualité politique durant la Révolution et à l'exécution de Robespierre, et appelle à détruire la religion, quelles qu'en soient ses formes, et à dépénaliser les crimes.