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les Méditations métaphysiques

Nicolas Poussin, Paysage avec Saint Jean à Patmos
Nicolas Poussin, Paysage avec Saint Jean à Patmos

Écrits philosophiques de René Descartes (1641).

Ces Méditations, au nombre de six, parurent d'abord en latin, en 1641. En 1647, il en parut une traduction française, sous le titre complet de Méditations touchant la philosophie première, où l'on démontre l'existence de Dieu et la distinction réelle entre l'âme et le corps de l'homme, revue par Descartes. Elles constituent le point de départ de la tradition cartésienne du cogito, de l'innéisme (selon lequel les idées existent dans notre esprit sans provenir d'une expérience préalable) et de la rationalité philosophique, à laquelle se réfère la philosophie française.

« Suivre le vrai ordre » est la démarche exposée par Descartes dans son Discours de la méthode, afin de trouver la certitude apportée par les règles mathématiques. La première application de la méthode sera la métaphysique nouvelle des Méditations.

La métaphysique nouvelle

Le cogito a montré clairement que je ne puis rejeter le « je pense », alors que mon corps et ses attributs, comme tout l'univers matériel, restent dans le cercle du doute. La seule certitude indubitable est celle du cogito.

Le doute, la première de nos connaissances vraies

Afin de ne recevoir pour vrai que ce qu'il connaît clairement et distinctement, Descartes commence en effet par douter de tout, car pour être un objet de connaissance véritable, la pensée doit commencer par le doute : « Je pense, donc je suis ».

C'est donc sur le doute qu'il faut s'appuyer pour s'élever jusqu'à Dieu. Or le cogito me révèle mon imperfection – « Je vois avec évidence que c'en est une que de douter » – et du même coup la présence en moi d'une idée de perfection que je ne saurais avoir inventée car, dans la mesure où elle me dépasse infiniment, elle se trouve être en quelque sorte la « marque du Créateur sur son ouvrage, la trace vivante de Dieu en moi ».

Dieu, la seconde de nos connaissances vraies

Le philosophe examine toutes les idées qu'il possède dans son esprit, en particulier celle dont le sujet humain ne peut être l'auteur : l'infini. Cette idée est le signe tangible d'une réalité qui nous dépasse, Dieu. L'affirmation de l'existence divine constitue pour Descartes la seconde de nos connaissances vraies. La véracité de toutes nos connaissances naturelles, Descartes la déduit de l'idée même de Dieu, de sa bonté et de sa toute-puissance.

Il établit ainsi un dualisme rigoureux, une séparation radicale entre l'âme, dont toute la nature est de penser, et le corps (qui n'est qu'une machine très complexe) ; dichotomie reposant sur la dualité de nos connaissances : sensibles en tant que perceptions du monde et sensorielles comme perceptions de notre corps. En cela, Descartes rend possible une physique rigoureusement mécaniste, laquelle va régner sans conteste pendant plus de deux siècles.