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Monument à Balzac

Auguste Rodin, Balzac
Auguste Rodin, Balzac

Sculpture d'Auguste Rodin (1891-1898). Bronze.

En 1891, Rodin reçoit de la Société des gens de lettres, présidée par Émile Zola, la commande d'un monument à Balzac. Le sculpteur s'engage à livrer un bronze dans les dix-huit mois. Il commence par réaliser, à l'aide des documents disponibles, une cinquantaine d'études de Balzac nu dans lesquelles il met en valeur la corpulence de l'écrivain, fort éloignée des canons de la sculpture classique.

À l'époque où Zola quitte la présidence de la Société des gens de lettres, en 1894, l'œuvre est encore inachevée, mais certains fustigent déjà cette « masse informe ». On ne pourra en juger qu'en 1898, lors de la présentation de la maquette définitive en plâtre au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Si les amis de Rodin apprécient la simplicité de sa composition et la puissance de son modelé, en raison notamment du drapé monumental qui entoure le corps de l'écrivain, la foule et de nombreux critiques qualifieront le projet d'« artistiquement insuffisant » et parleront de « fumisterie sans nom » ou de « colossal guignol ».

Rodin présentait cette sculpture en plâtre comme « le résultat de toute sa vie ». Il s'agit d'un monument moderne évoquant la personne de Balzac à travers son portrait physique mais tentant surtout de présenter, dans sa forme dynamique et massive, l'équivalent plastique de la Comédie humaine.

La Société des gens de lettres, lasse d'attendre un monument commandé depuis sept ans et déçue par la maquette, refusa finalement l'œuvre. Rodin conserva plusieurs plâtres dans sa villa-atelier de Meudon, devenue depuis une annexe du musée Rodin. Après la mort du sculpteur, on en tira quelques exemplaires en bronze, dont l'un fut installé à Paris, au carrefour du boulevard Montparnasse et du boulevard Raspail, en 1939.