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le Livre des snobs

Recueil de William Makepeace Thackeray (1848).

Homme à la plume acerbe et brillante, Thackeray collabora notamment à Punch, hebdomadaire virulent qui lui commanda entre février 1846 et février 1847 une suite d'essais satiriques.

Publiés au rythme d'un par semaine sous le titre générique les Snobs d'Angleterre, par l'un d'entre eux, ces portraits valurent aussitôt à leur auteur une solide notoriété. Devant leur succès, Thackeray les rebaptisa l'année suivante le Livre des snobs pour les faire paraître en un seul recueil.

Il y est question des snobs en tout genre – bourgeois, gens d'Église ou de l'armée. Thackeray y met en relief leurs tares et leurs vices, dénonce leur manière de vivre, toute en conventions et en faux-semblants.

Élargissant son propos, il s'attaque à la vanité, à l'arbitraire, à l'injustice et à tout ce qui rompt l'harmonie de la société. Pourtant, si sa verve se révèle incisive, Thackeray s'amuse plus qu'il ne condamne radicalement. Pour s'en prendre aux institutions autant qu'à la morale, il ne les renie pas vraiment. Nostalgique du romantisme, il porte sur l'évolution de l'Angleterre victorienne un regard déçu. Mais il ne se veut ni réformateur ni révolutionnaire. La question sociale n'est pas son sujet. Pas plus que celle du sort des classes inférieures. Rédigés dans un style vif et précis, ces petits chefs-d'œuvre rappellent le style d'écriture de l'autre grande œuvre de Thackeray : la Foire aux vanités (1848).