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Cercle bleu n° 2

Peinture de Wassily Kandinsky (1925).

« Composition picturale pure », cette œuvre illustre avec rigueur et austérité le but que Kandinsky lui assigne : faire naître une « résonance intérieure », une « vibration de l'âme » par le langage de la couleur et de la forme.

Ici, sur le plan de la toile, un cercle bleu sombre cerné de noir et une ligne épaisse, noire, horizontale – « froide », écrit Kandinsky – dans une composition décentrée vers le haut. La ligne, le plan par excellence, sépare deux tonalités, le rouge et le jaune, en parts inégales. Le peintre nous donne les clés de ces combinaisons chargées de symboles. Le cercle et la ligne d'abord. « Si dans ces dernières années, j'utilise si souvent et si passionnément le cercle, la raison (ou la cause) ne réside pas dans la forme géométrique du cercle, mais dans mon sentiment puissant de la force intérieure du cercle dans ses innombrables variations. » En 1930, il précise que le cercle constitue « une liaison avec le cosmique ». Quant à la ligne droite, elle présente « dans sa tension la forme la plus concise de l'infinité des possibilités de mouvements ». « La ligne droite la plus simple est la ligne horizontale. Elle correspond dans la conception humaine à la ligne ou la surface, sur laquelle l'homme se repose ou se meut. » Ces deux formes simples évoquent ainsi, avec la plus grande concision, le rapport de l'homme au spirituel, avec ses pesanteurs, ses élans vers le haut, et les subtiles relations entre l'extérieur et l'intérieur.

La couleur, elle, s'allie à la forme pour enrichir et complexifier le message. « Le bleu profond, écrit Kandinsky, attire l'homme vers l'infini, il éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel. En glissant vers le noir, il se colore d'une tristesse qui dépasse l'humain […]. Le jaune est la couleur typiquement terrestre […]. Le rouge laisse paraître quelque chose de corporel. »

C'est ainsi toute la tension de l'être humain aspirant au céleste qui se trouve exprimée dans cette œuvre.