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le Bourgeois gentilhomme

Molière, le Bourgeois gentilhomme
Molière, le Bourgeois gentilhomme

Comédie-ballet en cinq actes et en prose, de Molière, musique de Lully, intermède dansé réglé par Beauchamp , représentée à Chambord (1670), puis à Paris. 

Bourgeois qui a fait fortune dans le commerce, Monsieur Jourdain espère devenir l’égal des gens de noblesse. Il a engagé pour améliorer sa culture, ses activités et son décor un certain nombre de personnes, mais surtout un maître de musique, un maître à danser, un maître d’armes, un maître de philosophie et un maître tailleur. C’est par le maître de philosophie qu’il apprend qu’il faisait de la prose sans le savoir.

Cet entourage, bien entendu, le gruge et un intrigant, le comte Dorante, lui emprunte des sommes qu’il ne rembourse jamais et lui présente son amie, Dorimène, dont le nouveau riche tombe aussitôt amoureux. Monsieur Jourdain la couvre de cadeaux, mais Madame Jourdain perçoit le danger et réagit vigoureusement quand son mari envisage de marier sa fille, Lucile, à un aristocrate.

L’amoureux de la jeune fille, Cléonte, qui bénéficie de l’amitié de Madame Jourdain, monte avec son valet Covielle toute une comédie : le fils du Grand Turc est à Paris et cherche à rencontrer Monsieur Jourdain pour lui conférer la dignité de « mamamouchi » (c’est-à-dire « paladin ») et même devenir son gendre. Flatté, Jourdain accepte, en craignant que sa fille Lucile se rebiffe. Une fausse cérémonie turque a lieu. Jourdain y devient « mamamouchi ». Puis Lucile et sa mère approuvent le mariage annoncé puisque le prétendu fils du Grand Turc est Cléonte déguisé !

D’ailleurs, deux mariages sont prononcés en même temps : celui de Cléonte et de Lucile, celui de Dorante et de Dorimène qui cessent leur jeu pervers. Place à la fête qui se continue non pas par un autre intermède turc mais par un « ballet des nations ».

Cette comédie-ballet a été conçue pour un grand déploiement d’acteurs, de danseurs et de musiciens. Cela peut donner une impression de décousu mais sa liberté et sa fantaisie donnent son unité à une œuvre qui passe de la satire sociale la plus fine à un spectacle burlesque de plus en plus envahissant ; admirable mélange de haute comédie et de bouffonnerie délirante.