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l'Arbre argenté

Peinture de Piet Mondrian (1912). Huile sur toile. Gemeentemuseum, La Haye.

L'Arbre argenté est emblématique de l'un des moments les plus passionnants de l'histoire de la peinture : celui qui est à la charnière entre figuration et abstraction. En 1912, Piet Mondrian, jusqu'alors fidèle dans ses paysages et ses natures mortes à la tradition picturale réaliste hollandaise, découvre à Paris le cubisme. À cette époque, il représente des églises, des arbres, des dunes, la mer, en procédant par séries. Le cubisme lui indique la voie à suivre et son travail, de figuratif, va évoluer peu à peu vers l'abstraction et tendre vers ce « langage pictural universel » auquel il va désormais consacrer sa vie. Même si la structure de l'arbre est ici encore perceptible, l'élément purement végétal fait place à un enchevêtrement de lignes de force, de courbes et de contre-courbes qui, à leur tour, disparaîtront dans les œuvres suivantes au profit des seules lignes essentielles horizontales et verticales. Ces variations linéaires et chromatiques à partir d'un même motif entraînent l'artiste jusqu'à l'abstraction totale, ainsi qu'en témoigne sa Composition dans l'ovale de 1913, sous-titrée Arbres et où la référence à la nature n'est plus que cérébrale.