Consulter aussi dans le dictionnaire : accent
Signe diacritique placé sur une voyelle pour noter soit un fait phonétique, soit un fait grammatical.
Mise en relief d'une syllabe au sein de l'unité accentuelle.

En français, les trois accents (aigu [é], grave [è] et circonflexe [ê]) servent généralement à noter la prononciation ouverte ou fermée de certaines voyelles (été / mère / être ; patte / pâte), à distinguer des homonymes (à / a ; du / dû) ou à rappeler une particularité étymologique (comme dans bête ou dans âne, où l'accent circonflexe est la trace d'un s ancien).

On peut répartir les langues en deux catégories : les langues à accent fixe et les langues à accent libre. Dans les premières (français, tchèque, polonais, finnois, islandais), la place de l'accent est prévisible : en français, par exemple, l'accent frappe toujours la dernière syllabe du mot, en tchèque toujours la première. Dans les langues à accent libre (anglais, allemand, italien, russe, espagnol), la place de l'accent est déterminée par des facteurs morphologiques et sémantiques et a une fonction distinctive : la place de l'accent permet de distinguer de nombreux mots quasi homonymes. Ainsi, en anglais, 'import « importation » et im'port « importer » ; en italien, 'canto « je chante » et can'to « il chanta » ; en russe, 'mouka « tourment » et mou'ka « farine ».