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Drapeau des jeux Olympiques

olympique

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olympique
adjectif
(latin olympicus, du grec Olumpikos, d'Olympie)

 Qui concerne les jeux Olympiques : Record olympique.
 Qui est conforme aux règlements des jeux Olympiques : Bassin olympique.
 Jeux Olympiques,

concours panhelléniques, célébrés dans l'Antiquité en l'honneur de Zeus, à Olympie ; importante manifestation sportive internationale se déroulant tous les quatre ans (Abréviation : J.O.)
Les jeux Olympiques d'été
Les jeux Olympiques d'hiver

Les jeux Olympiques de l'Antiquité

Une institution sportive en 776 avant J.-C.

Attribuée aux dieux et aux héros grecs, la création des Jeux relève de plusieurs légendes, dont celle qui conte qu'Héraclès, après avoir détourné le fleuve Alphée, aurait organisé avec ses quatre frères une course dont il couronna le vainqueur d'une branche d'olivier. La réalité historique rejoint cette genèse imaginaire et mythologique au IXe s. avant notre ère. La création officielle des Jeux remonterait à 776 avant J.-C., date à laquelle un certain Koroïbos aurait remporté la course du stade (192,27 m, soit 600 fois la longueur du pied d'Héraclès), épreuve à laquelle se réduisaient les Jeux à l'origine. C'est d'ailleurs à partir de cette date que les Grecs ont compté le temps en olympiades (périodes de quatre années séparant la célébration de jeux Olympiques consécutifs). Avant cette date, les jeux Olympiques n'auraient été que des jeux locaux arrêtés et modifiés à maintes reprises et sans grand impact en Grèce, semble-t-il, puisque l'Iliade et l'Odyssée d'Homère, œuvres datées de cette époque, n'y font guère référence. Néanmoins la tradition relate qu'en 884 avant J.-C. des guerres ravagent le petit royaume d'Élide, où se situe Olympie, le « pays des sources », située dans une plaine de l'ouest du Péloponnèse au confluent de la rivière Kladéos et du fleuve Alphée. Iphitos, qui dirige le royaume d'Élide, est désemparé devant ces conflits permanents et va consulter la pythie de Delphes. Celle-ci lui déclare que la colère des dieux ne pourra être calmée qu'à la condition que des jeux Olympiques soient organisés. De retour à Olympie, Iphitos réussit à convaincre Lycurgue, le puissant chef de l'armée de Sparte, d'autoriser la tenue des Jeux. Olympie devient alors un territoire neutre, interdit à toute armée pendant la durée des Jeux, et dans le même temps un territoire sacré, reconnu comme tel par toutes les cités grecques. C'est ainsi que les jeux Olympiques prennent vie, par la création d'une institution sportive avec ses lois et ses règles.

Le cadre des jeux Olympiques antiques

Olympie est un sanctuaire dépendant de la ville d'Élis, où seuls résident les prêtres chargés des cultes. Ceux-ci gardent les temples et les trésors car l'enceinte sacrée qui protège le bois sacré, l'Altis, renferme plus de 3 000 statues et de nombreuses richesses, dont la célèbre statue chryséléphantine (en or et en ivoire) de Zeus, l'une des Sept Merveilles du monde, œuvre de Phidias, le fameux sculpteur. Pour accueillir les jeux Olympiques, les Grecs édifient un véritable « village olympique » associant les cérémonies religieuses aux foires commerciales et aux compétitions sportives. Ainsi, autour de l'Altis, s'élèvent d'un côté le gymnase, la palestre, le prytanée, le léonidaïon, le théokolion et le bouleutêrion, et de l'autre l'hippodrome et le stade. Le gymnase sert à la fois à l'entraînement des athlètes et aux conférences des philosophes. Dans la palestre se déroulent les épreuves de lutte, tandis que le prytanée est l'hôtel où sont hébergés les athlètes. Le léonidaïon accueille les hôtes de marque, et le théokolion est réservé aux prêtres. Enfin, le bouleutêrion est l'endroit où siègent des juges-arbitres, appelés « hellanodices », qui président au bon déroulement des Jeux. Les compétitions de courses de chevaux et de chars ont lieu dans l'hippodrome, long de 125 mètres et large de 30. Sur le stade (nom qui désigne alors non pas la piste mais sa longueur, égale à 196 mètres), toujours visible aujourd'hui sur le site, les athlètes s'affrontent dans trois sortes de courses à pied : le dromos (un stade), le diaulique (deux stades) et le dalique (course de fond de 24 stades).

Le déroulement des jeux Olympiques antiques

La période précédant les Jeux

Un Grec ne devait pas mourir, disait-on alors, sans avoir assisté au moins une fois dans sa vie aux jeux Olympiques. Quand l'annonce solennelle des Jeux se propage, toutes les cités s'affairent donc en préparatifs afin de pouvoir compter sur des supporters parmi les 45 000 spectateurs qui seront dans l'arène olympique pour contempler ceux qui prendront part aux épreuves athlétiques ou aux concours d'art (en littérature, en sculpture, en musique et en architecture), hommage à Zeus. Toutes les cités grecques ou colonisées par les Grecs participent à ces compétitions qui symbolisent l'unité de la nation hellénique. La trêve olympique fait déposer les armes aux combattants, qui se retrouvent dans l'hippodrome et le stade. Seuls les citoyens grecs sont admis à concourir ; en revanche les esclaves, les « barbares » (étrangers) et les condamnés sont exclus de la compétition. Les athlètes, inscrits un an avant leur participation aux Jeux, viennent s'entraîner dans le gymnase dès l'automne qui précède leur ouverture. Au même moment, les dix juges, les hellanodices, prennent leur quartier à Olympie. À la fin du printemps, ils accueillent officiellement les concurrents sélectionnés.

L'ouverture des Jeux

Les Jeux débutent avec le sacrifice de bœufs aux cornes dorés au temple de Zeus. Leurs entrailles sont brûlées à l'encens sur l'autel. Les hellanodices ouvrent la procession devant les athlètes, suivis des cochers, des entraîneurs, des représentants des cités grecques en tenue d'apparat. Arrivés devant la statue de Zeus, les athlètes se prosternent et prêtent serment de lutter loyalement. Le soir, un nouveau sacrifice est offert à Pélops, autre fondateur légendaire des jeux Olympiques, dont le nom a donné celui de Péloponnèse (île de Pélops) à la péninsule hellénique. La flamme, allumée par des jeunes filles vierges, va brûler durant les cinq journées que durent les Jeux. Dès le lendemain, les hellanodices tirent au sort les séries des épreuves éliminatoires de la course de vitesse, classent les lutteurs par paires et remettent aux chars leurs couleurs. Les juges contrôlent l'entrée dans le stade afin d'en interdire l'accès aux femmes. Seule la prêtresse de Déméter, déesse de la Fécondité, est admise aux Jeux et siège sur son autel face aux juges.

Le programme olympique

Du souterrain qui les conduit au stade, les concurrents apparaissent dans l'égalité de leur nudité. Le héraut fait l'appel des coureurs. Les Jeux vont commencer. Après le premier jour consacré à la cérémonie d'ouverture, le programme est le suivant :

– le deuxième jour comprend les épreuves réservées aux enfants et aux adolescents, qui s'affrontent à la course à pied, à la lutte et au pugilat ;

– le troisième jour ont lieu les épreuves réservées aux adultes (courses à pied [dromos, diaulique, dalique], lutte, pugilat, pancrace ou ceste [lutte et pugilat]) ;

– le quatrième jour ont lieu les courses de chars (à quatre chevaux [quadrige], à deux chevaux, à deux mulets), les courses à cheval, le pentathlon (course, saut, lutte, javelot, disque) et la course en armes ;

– le cinquième jour est consacré à la cérémonie de clôture.

La cérémonie de clôture

La clôture des Jeux donne lieu à la remise des couronnes de feuilles d'olivier coupées avec une faucille d'or dans le bois sacré, l'Altis, qui aurait été planté, raconte la légende, par Héraclès lui-même. Les athlètes primés reçoivent en outre un bandeau en laine rouge pour les cheveux. Une palme, symbole de la victoire, sera plus tard ajoutée à ces attributs. Les cérémonies s'achèvent par un sacrifice à Zeus. Un grand festin avec musiciens réunit les athlètes victorieux, leur famille et leurs amis. Les héros repartent vers leur patrie sur un char tiré par quatre chevaux blancs, et la réception du champion est triomphale. Le héros reçoit une pension exempte d'impôts et on élève dans sa ville une statue à son effigie dans un lieu public.

Apogée, dérives et fin des jeux Olympiques de la Grèce antique

Le succès des Jeux dans la Grèce antique s'est traduit non seulement par un engouement pour les sports athlétiques dans l'éducation physique imaginée par les Grecs, mais également dans la philosophie et les arts. L'intérêt pour l'hygiène, la santé, la beauté et la formation du caractère va pénétrer les contrées éloignées conquises par la puissance hellénique, l'Asie Mineure, l'Égypte, la Crimée, où sont implantés des gymnases et des stades jusque dans les plus petits villages. Néanmoins, contrairement à une idée commune, les jeux Olympiques de l'Antiquité grecque ne furent ni le « paradis perdu » que l'on évoque souvent en parlant des choses du passé, ni l'objet d'un culte incontesté par les Grecs eux-mêmes. Il y eut des tricheurs ; des mécènes ne craignirent pas d'acheter des écuries avant les épreuves et de prendre des étrangers dans les équipes de leurs cités ; des athlètes également tentèrent de se doper, notamment en mangeant à l'excès de la viande ou en buvant des philtres. Autant de faits qui ne sont pas sans évoquer la triste réalité de notre sport moderne. La vision du sport en Grèce ne fit d'ailleurs pas l'objet d'un consensus et celle des Jeux, enthousiaste et idéaliste, qu'en donne le poète Pindare dans ses odes élogieuses aux vainqueurs n'est pas celle des penseurs comme Xénophon et Platon, qui développent des points de vue plus prosaïques, hygiénistes et militaristes.

La fameuse trêve olympique, elle-même, ne fut pas toujours respectée :

– en 420 avant J.-C., les Éléens interdisent aux Lacédémoniens de participer aux Jeux et tentent d'exercer un chantage politique, si bien que l'on craint une intervention armée pendant les Jeux ;

– en 364 avant J.-C., les Arcadiens s'emparent d'Olympie et prennent la place des Éléens pour organiser les Jeux. Ces derniers se présentent alors en armes pendant la célébration des Jeux ;

– enfin, en 332 avant J.-C., Caloppos achète ses adversaires du pentathlon mais se trouve démasqué ; les Athéniens refusent de payer l'amende qu'on inflige à leur athlète, suspendent leur participation aux Jeux mais sont obligés d'interrompre leur boycott car la pythie de Delphes leur refuse tout service tant qu'ils ne se seront pas acquittés de l'amende.

La décadence des jeux Olympiques commença donc avec des affaires de corruption. Plus tard, la civilisation grecque subit les influences de ses colonisateurs macédoniens puis romains jusque dans le programme olympique : les combats de gladiateurs, la lutte contre les fauves apparaissent et la durée des Jeux s'allonge, allant jusqu'à six mois. L'idéal grec de l'excellence se pervertit ainsi que le panem et circenses des jeux du cirque.

Dédiés aux dieux multiples de la religion grecque, les Jeux ne résisteront pas au dieu unique des chrétiens. Nés de la religion, ils mourront ainsi par la religion. C'est l'empereur Théodose Ier, converti au christianisme et fortement influencé par saint Ambroise, évêque de Milan, qui décidera de les interdire purement et simplement en l'an 392 de notre ère.

Les jeux Olympiques modernes

Le retour du mythe

Le mythe de l'Antiquité gagne l'Europe politique

Au XVIIIe s., alors que les fouilles archéologiques révèlent les vestiges de l'Antiquité, que l'humanisme de la Renaissance avait remis au goût du jour de deux siècles auparavant, la Grèce antique, ses idéaux démocratiques et leurs mythes glorieux inspirent les penseurs des Lumières comme Voltaire, Rousseau ou Montesquieu, notamment, qui proposent des transformations profondes de la place de l'homme dans l'organisation sociale. Les progrès de l'industrie et des sciences confortent l'aspiration à un monde nouveau. Les révolutionnaires français après ceux des États-Unis d'Amérique rêvent de rétablir les jeux Olympiques. « La prise de la Bastille a arraché le sceptre des sports à la noblesse. Pourquoi n'a-t-on jamais fait remarquer que la Révolution a libéré non seulement l'esprit du tiers état mais son corps ? » rappelle Jean Giraudoux.

Les jeux Olympiques font leur « révolution »

À l'occasion du rapport de la Convention de la loi qui instaurait le nouveau calendrier et pour marquer la solennité de cette réforme, le Montagnard Gilbert Romme annonça : « C'est après quatre années de révolution (la révolution étant entendue ici au sens de la course des planètes autour de l'astre solaire) et dans l'année bissextile que la nation, renversant le trône qui l'opprimait, s'est établie en république : ainsi la première année de notre ère commencerait une nouvelle période de quatre années… les jeux publics que vous instituerez la rapprocheront de l'olympiade des Grecs ; nous vous proposons de l'appeler l'olympiade française et la dernière année l'olympique […]. Des exercices gymniques figureront ce jour solennel. » C'est ainsi qu'au Champs-de-Mars le 22 septembre 1796, quatre ans après l'instauration de la Ire République, eut lieu devant quelque 350 000 personnes la première « olympiade de la République » comprenant des courses de chars et à cheval, des joutes sur la Seine et la première course chronométrée de l'histoire ! Le coup d'envoi était donné mais il manquait néanmoins deux choses essentielles : le sport et l'institution sportive.

Le réveil des jeux Olympiques au XIXe s.
– FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES ET FRÉMISSEMENTS OLYMPIQUES

Après les fouilles de Dom Bernard de Montfaucon, bénédictin français qui avait été le premier à imaginer, en 1723, les trésors enfouis à Olympie, l'idée fut reprise en 1767 par un archéologue allemand, Johann Joachim Winckelmann, puis en 1824 par l'archéologue anglais lord Spencer Stanhope, qui dressa un plan de l'Olympie antique. Le Français Abel Blouet, qui ramène d'Olympie, en 1826, une métope (pierre) du temple de Zeus, et surtout l'Allemand Ernst Curtius, en 1875, réalisent les premières fouilles scientifiques, dégageant des vestiges de l'ancien site. Les découvertes de Bouet excitèrent les imaginations, nourries de la lecture des auteurs anciens, et cela avec d'autant plus de force dans les pays anglo-saxons, où existait un véritable engouement pour les activités physiques. En Suède, dès 1833, un organisme olympique est créé qui met sur pied des Jeux scandinaves à Ramlosa, épreuves à la fois sportives et littéraires organisées en 1834 et 1836 par le Suédois Gustav Schartau, avec des épreuves de saut en hauteur, de saut à la perche au-dessus d'un cheval, des courses de vitesse, etc. En Angleterre, des initiatives à caractère culturel se déroulent en 1849, baptisées « Festivals olympiques ». Le docteur William Penny Brooks, de son côté, fonde l'Olympian Society et organise des Jeux à Munch Wenlock dans le pays de Galles. De l'autre côté de l'Atlantique, le Canada organise des jeux athlétiques rebaptisés « jeux Olympiques ». Enfin, la Grèce, redevenue indépendante en 1829, se prend à rêver du retour des jeux Olympiques, d'abord en 1859, sous les auspices d'un commandant, Evanghelis Zappas. Zappas créa un concours Olympique, inauguré le 1er octobre 1859 à Athènes par le roi Otton Ier, mais qui se limita à quelques épreuves d'athlétisme, perdues parmi les autres événements d'une gigantesque foire-exposition. Une autre tentative, en 1875, échoua également. Ces quelques exemples montrent néanmoins l'état de maturation de la rénovation olympique qui est à l'œuvre dans le monde au XXe s.

– ÉDUCATION ET SPORT DANS LES COLLÈGES BRITANNIQUES

Au XVIIIe s., déjà, Voltaire avait été impressionné par le spectacle des courses de chevaux et des exercices physiques pratiqués par les jeunes Anglais, qui lui rappelaient les Jeux antiques. Le XIXe s. fait apparaître dans les collèges anglais les premières générations de « sportmen ». Les clubs comme ceux des collèges d'Oxford et de Cambridge acquièrent vite une réputation à l'étranger. Un mouvement de pensée, appelé « Muscular Christian » (Chrétienté musculaire), va fortifier cet intérêt naissant pour le sport. La nature du sport moderne sera d'ailleurs longtemps marquée par ses origines anglaises et tout particulièrement les notions d'amateurisme et de fair-play, empreintes d'élitisme et proches des valeurs grecques qui séduiront Coubertin.

La rénovation des jeux Olympiques
– LES JEUX OLYMPIQUES AU PETIT SÉMINAIRE DU RONDEAU

Dès 1832, à Grenoble, au petit séminaire du Rondeau sont organisés des jeux Olympiques qui dureront plus d'un siècle et où s'illustrera Henri Didon, le père de la devise olympique Citius, Altius, Fortius (« plus vite, plus haut, plus fort »). L'établissement remettra tout le rituel d'Olympie au goût du jour, avec l'invention de la médaille en 1895. C'est le 7 mars 1891 que Didon, devenu dominicain et prieur de collège, assisté de son ami Pierre de Coubertin, lance aux compétiteurs la formule qui sera adoptée en devise par le Comité international olympique en 1894.

– LA RENAISSANCE DES JEUX OLYMPIQUES
– La Ligue nationale de l'éducation physique et l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques

En France, l'enseignement est devenu depuis peu une question d'État et la place de l'éducation physique suscite des affrontements pédagogiques et politiques. D'un côté, la Ligue nationale de l'éducation physique (L.N.E.P.), créée par Philippe Daryl, journaliste et homme politique connu sous le pseudonyme de Pascal Grousset, développe le principe d'une éducation inspirée des Grecs et profondément anticléricale. De l'autre côté, le mouvement sportif réuni dans l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques (U.S.F.S.A.), où l'on trouve le Racing club de France ou le Stade français, animé par Georges de Saint-Clair, est un farouche partisan de l'amateurisme et des idées du christianisme éducatif. Mais celui-ci a du mal à réaliser l'unité des sports. C'est dans ce contexte que Pierre de Coubertin intervient pour oser l'impossible : organiser des jeux Olympiques à une échelle inédite, celle du monde.

– L'appel de la Sorbonne et la création du Comité international olympique (C.I.O.)

Pédagogue convaincu du rôle que devait jouer le sport dans l'éducation, et très intéressé par la place de la culture physique dans la Grèce antique, le baron de Coubertin prend modèle à l'étranger et notamment en Grande-Bretagne. Dans son esprit, l'olympisme, mot dont il est l'inventeur, n'est pas le culte du sport pour le sport. Homme de paix, il voit dans les jeux Olympiques une perspective d'entraide et de progrès pour l'humanité. Il écrit : « L'homme sera libre, l'enfant doit l'être aussi, il s'agit de lui apprendre seulement à user de sa liberté et à en comprendre l'importance. » Le 25 novembre 1892, lors du cinquième anniversaire de l'Union des sociétés françaises des sports athlétiques (USFSA), célébré à la Sorbonne, Pierre de Coubertin annonce pour la première fois son grand projet : le rétablissement des jeux Olympiques. L'auditoire reste perplexe et incrédule. Le baron de Coubertin ne se décourage pas. Il multiplie les contacts avec les pays d'Europe et les États-Unis et ouvre l'USFSA à des membres d'honneur étrangers. En juin 1894, l'U.S.F.S.A., dont il est le secrétaire général, convoque à l'université de la Sorbonne un « Congrès international d'éducation physique », pour l'étude et la propagation de l'amateurisme, qu'il rebaptise « Congrès pour le rétablissement des jeux Olympiques » et auquel sont invités douze pays. Le huitième point de l'ordre du jour prévoit prudemment « la possibilité du rétablissement des jeux Olympiques » et, autre point, « la création du Comité international chargé d'en préparer le rétablissement ». Deux mille personnes composent l'assemblée et douze pays étrangers sont représentés. L'hymne à Apollon, retrouvé à Delphes en 1893 et mis en musique par Gabriel Fauré, est présenté au public. « L'émotion est immense et l'enthousiasme total. On baigne soudain dans la grandeur, dans la pureté. Les jeux sont faits » écrira le baron de Coubertin. Le Comité international olympique (C.I.O.), avec le Grec Demetrios Bikelas pour président, s'organise avec quinze personnalités de sept pays seulement, mais le baron visionnaire a pris le dessus sur les hésitants et les sceptiques. Le Comité adopte sur sa proposition la devise de son ami Didon : Citius, Altius, Fortius. Malgré les difficultés, Coubertin obtient que les premiers jeux Olympiques modernes soient organisés à Athènes, en 1896.

Depuis lors, les Jeux ont lieu tous les quatre ans. Les jeux Olympiques d'été se déroulent dans une ville chaque fois différente, contrairement à l'Antiquité. Ils ont été célébrés régulièrement depuis 1896, sauf en 1916, 1940 et 1944, dates correspondant aux deux guerres mondiales. Les jeux Olympiques d'hiver ont eu lieu pour la première fois en 1924 à Chamonix-Mont-Blanc, et se déroulent la même année que ceux d'été jusqu'en 1992. Les jeux Olympiques d'hiver et d'été se déroulent désormais, depuis 1994, en alternance tous les deux ans.

Les jeux Olympiques d'été

Tableau récapitulatif des jeux Olympiques d'été

 

Nombre de médailles gagnées aux Jeux d'été par la France par discipline

 

Athènes, du 6 au 14 avril 1896
– ET ATHÈNES VIT ARRIVER DE MARATHON LE MESSAGER DE LA VICTOIRE

Au total, 245 concurrents représentant 14 pays prennent part à ces premiers Jeux rénovés, qui allient enthousiasme et improvisation. Les concurrents disputent 43 épreuves d'athlétisme, de lutte, d'haltérophilie, de gymnastique, de natation, de tir, de cyclisme et d'escrime. James Connolly, le vainqueur du triple saut, devient le premier champion olympique de l'ère moderne. L'événement marquant de cette première célébration reste sans conteste le marathon, qui n'a jamais été jusqu'alors une épreuve disputée en compétition et qui vient commémorer l'exploit réalisé par un soldat venu annoncer, au prix de sa vie, au peuple athénien la victoire des armées helléniques, à Marathon, contre les Perses. C'est un Français, Francis Bréal, ami du baron Pierre de Coubertin, qui lui avait suggéré cette épreuve en offrant la « Coupe de Marathon ». Le stade d'Athènes est en délire quand le coureur local, Spiridon Louys, entre le premier sur la piste. La France commence sa traditionnelle moisson en cyclisme, avec notamment Paul Masson, qui s'adjuge trois médailles d'or, et en escrime : ces deux disciplines lui offrent ses cinq médailles d'or et neuf médailles sur un total de onze.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'ATHÈNES
– Athlétisme (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Escrime (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Natation (Hommes)

 

– Tennis (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

Paris, du 14 mai au 28 octobre 1900
– LES BONDS DE L'HOMME-CAOUTCHOUC

La Grèce voulut conserver définitivement les jeux Olympiques. Coubertin s'y opposa et décida que les Jeux de 1900 auraient lieu à Paris. L'organisation, pour des raisons financières, fut associée à celle de l'Exposition universelle. La dispersion des sites olympiques, les compétitions étalées sur plusieurs mois, la médiocrité des récompenses et le retard dans la remise des médailles aux vainqueurs (ce ne sera fait qu'en 1912 !) ne doivent pas faire oublier les authentiques exploits réalisés par les athlètes à l'occasion de ces Jeux : on retiendra les performances étonnantes de l'Américain Ray Ewry aux différentes épreuves de sauts sans élan, notamment en longueur où il réussit un bond de 3,50 m. L'homme-caoutchouc récidivera aux Jeux de Saint Louis et de Londres. Les Français prennent la seconde place au cricket et à la lutte à la corde, s'approprient l'or au croquet, à la nage sous l'eau, au rugby, au saut en hauteur en équitation, au tir au cerf courant, et les trois premières places au tir au sanglier courant, autant de disciplines aujourd'hui disparues des programmes olympiques. A domicile, la France rafle pas moins de 26 médailles d'or et un impressionnant total de 87 médailles. Quelques contretemps, comme le refus des Américains de participer au saut à la perche le dimanche, jour du Seigneur, ou encore la présence d'un arbre sur la trajectoire des lancers du disque et du marteau, n'empêcheront pas la célébration de ces Jeux. Comme en 1896, le marathon permet aux locaux de redorer leur blason en athlétisme : le Français Michel Théato l'emporte en effet dans le « Marathon des fortifs », dénommé ainsi parce qu'il est couru le long des fortifications de Paris, à l'emplacement actuel des boulevards extérieurs. Au grand dépit du baron de Coubertin, ces Jeux ont été néanmoins noyés dans les manifestations de l'Exposition universelle.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE PARIS
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Cricket (Hommes)

 

– Croquet (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime (Hommes)

 

– Football (Hommes)

 

– Golf
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Natation (Hommes)

 

– Polo (Hommes)

 

– Rugby (Hommes)

 

– Tennis

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc (Hommes)

 

– Yachting

 

Saint Louis, du 1er au 29 octobre 1904
– UNE PREMIÈRE TRICHERIE ET UNE ODIEUSE MASCARADE

Encore une fois le marathon retient l'attention, mais pour une bien curieuse raison, sans rapport avec les deux précédentes éditions : le premier arrivé (mais qui ne fut point déclaré vainqueur), l'Américain Fred Lorz, a parcouru sept kilomètres de la course en voiture après avoir été pris de crampes et avoir subi une piqûre de strychnine et avalé force cognacs ! La qualité des escrimeurs cubains (avec le fameux Ramon Fonst), entraînés par les maîtres français, et les performances des autres athlètes donnent un certain lustre à ces Jeux, hélas discrédités par la tenue de « Journées anthropologiques ». Cette appellation faussement savante cache une initiative scandaleuse qui « expose » au public des Pygmées, des Kafirs africains, des Ainous japonais, des Patagons, des Moros et des Igorots des Philippines, ainsi que des Sioux, des Turcs et des Syriens. Une soixantaine d'athlètes étrangers seulement ont pu faire le coûteux voyage à Saint Louis, ce qui explique que le tableau des médailles françaises ne fasse état pour cette olympiade que d'une médaille d'argent, remportée au marathon par Corey.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE SAINT LOUIS
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Escrime (Hommes)

 

– Football (Hommes)

 

– Golf (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Lacrosse (Hommes) [crosse]

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation (Hommes)

 

– Tennis (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

Londres, du 20 avril au 30 octobre 1908
– UNE FORMULE QUI PASSERA À LA POSTÉRITÉ

Lors de la messe olympique célébrée à Londres, l'évêque de Pennsylvanie prononce la formule qui sera reprise ensuite par le baron Pierre de Coubertin : « L'important n'est pas tant de gagner que de participer. » Cette phrase, qui résume si bien l'idéal olympique, donne le ton à des Jeux dont on a dit qu'ils mirent définitivement sur les rails l'aventure olympique. Le stade olympique présente une curiosité peu banale, avec une piscine en son centre et, à l'extérieur, une piste cycliste. Un peu plus de 2 000 sportifs y sont présents pour le premier défilé de l'histoire des Jeux modernes. Le marathon fait une nouvelle fois sensation : en effet, l'édition de Londres donne le plus célèbre vaincu de l'histoire des Jeux, en la personne de Dorando Pietri. Ce petit Italien bouleverse les 70 000 spectateurs : arrivé en tête dans le stade, titubant, il tombe par cinq fois avant d'être relevé par le docteur Bugler pour franchir quasi mourant la ligne d'arrivée. Il est néanmoins disqualifié au profit de l'Américain Hayes pour avoir été aidé. La reine, qui a assisté au drame, s'en émeut, et lui offre une coupe en or. Un champion exceptionnel se révèle à ces Jeux : l'Américain Melvin Sheppard, champion olympique du 1 500 m et du 800 m, qu'il boucle en 1 min 53 s 6, après être passé en 53 s aux 400 m, ce que personne avant lui n'était parvenu à réaliser. Depuis 1908, la distance du marathon est très exactement établie à 42,195 km, celle-là même qui sépare le château de Windsor et le stade de White City, à Londres, qui fut le parcours de cette édition. La France obtient 21 médailles, la quasi-totalité étant obtenues en cyclisme, escrime, tir (dont le tir à l'arc) et voile.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE LONDRES
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Escrime (Hommes)

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lacrosse (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Motonautisme (Hommes)

 

– Natation (Hommes)

 

– Paume (Hommes)

 

– Polo (Hommes)

 

– Rugby (Hommes)

 

– Tennis

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Stockholm, du 5 au 22 juillet 1912
– LA PETITE FINLANDE EST UNE DES PATRIES DES GÉANTS DU STADE

La Suède accueille les Jeux, mais c'est sa voisine, la Finlande, qui soulève d'enthousiasme le stade avec son triple champion olympique, Hannes Kolehmainen. Sur 5 000 m, le coureur finlandais bat d'un souffle le « Petit Provençal », Jean Bouin, pourtant favori. Le record du monde sera à cette occasion pulvérisé de 30 s ! Les îles Hawaii font découvrir au monde une nouvelle façon de nager, le crawl, pratiquée par le jeune Duke Kahanamoku. La France obtient 9 médailles, dont 4 en or. Un seul scandale fait fausse note dans ces Jeux : James Thorpe, le descendant du fameux Aigle Noir de la tribu des Sioux, après avoir été félicité par le président Roosevelt, doit rendre ses deux médailles d'or sous le prétexte qu'il a touché quelques dollars au base-ball. Alors que les jeux Olympiques ont trouvé leur rythme, celui de l'épopée quadriennale, la vieille Europe va le casser en se précipitant dans la « Grande Guerre », la Première Guerre mondiale.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE STOCKHOLM
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime (Hommes)

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tennis

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Anvers, du 20 août au 12 septembre 1920
– ET JOSEPH GUILLEMOT VENGEA JEAN BOUIN

À l'occasion de ces Jeux de la VIIe olympiade, l'Allemagne et l'Autriche sont écartées à la suite de la guerre ainsi que l'U.R.S.S. Les jeux Olympiques d'Anvers seront marqués par des performances exceptionnelles : en escrime, l'Italien Nedo Nadi remporte cinq médailles d'or ; en athlétisme, les Finlandais récoltent autant de médailles que les États-Unis ; le Britannique Albert Hill réalise le prestigieux doublé du demi-fond (800 m et 1 500 m) ; le nageur Paona Kahanamoku conserve sa couronne sur le 100 m nage libre et le 4 × 200 m nage libre. Mais, pour les Français, le plus bel exploit est la victoire de Joseph Guillemot sur 5 000 m. Pour prendre la mesure de la performance du seul champion olympique français dans cette discipline royale de l'athlétisme, il suffit de se rappeler que le second de Guillemot est, ce jour-là, le grand champion finlandais Paavo Nurmi. Au tennis, Suzanne Lenglen, la virevoltante danseuse des courts, remporte les titres féminins en simple et en mixte. Au total, la France obtient 38 médailles, dont 2 médailles d'or en haltérophilie.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'ANVERS
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime (Hommes)

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Polo (Hommes)

 

– Rugby (Hommes)

 

– Tennis

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Paris, du 3 mai au 27 juillet 1924
– STARS AU STADE

Sur la cendrée, les athlètes s'affrontent dans des courses émouvantes comme ce 800 m où le favori, le Suisse Paul Martin (qui allait participer à 5 Jeux d'affilée), se fait souffler la victoire par le Britannique Lowe. Il inspirera André Obey dans l'Orgue du stade, comme Abrahams, le vainqueur inattendu du 100 m, deviendra plus tard le héros du film les Chariots de feu. Charles Rigoulot remporte la médaille d'or des poids et haltères avant de devenir « l'homme le plus fort du monde ». Autant de mythes vivants qui prennent le visage de Paavo Nurmi, « l'homme au chronomètre » ou celui de Johnny Weissmuller, le nageur play-boy, futur Tarzan des écrans du cinéma. Les « Mousquetaires » du tennis français, Cochet, Borotra, Lacoste et Brugnon se partagent l'argent et le bronze en simple et en double messieurs. La France conquiert son seul titre à ce jour de championne olympique de water-polo. Au total, la France obtient 37 médailles, dont 13 en or.

Comme l'avait rêvé le baron, des concours d'art clôturent ce festival de la renaissance olympique en couronnant le « poète aux pieds de ciel », selon la formule de Cocteau : il s'appelle Charles Guyot dit « Géo-Charles », fondateur de la revue Montparnasse. La distinction olympique lui est décernée par un jury où siègent Giraudoux, Claudel, D'Annunzio et Lagerloff !

– LE PALMARÈS DES JEUX DE PARIS
– Athlétisme (Hommes)

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Polo (Hommes)

 

– Rugby (Hommes)

 

– Tennis

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Amsterdam, du 28 juillet au 12 août 1928
– LES FEMMES SONT OFFICIELLEMENT ADMISES DANS L'ARÈNE

Pour la première fois, la vasque olympique est allumée dans le stade au début des Jeux. Après quelques timides apparitions au tennis, au patinage, au golf ou au tir à l'arc, les femmes obtiennent enfin le droit de cité olympique. La phénoménale foulée de Jules Ladoumègue offre la médaille d'argent du 1 500 m à la France, mais c'est le marathon qui lui apporte l'or, si rare, par El Ouafi, Français d'origine algérienne, qui porte ainsi à trois le nombre des médailles d'or françaises obtenues en athlétisme depuis 1896, quand Nurmi, lui, en décroche une neuvième, pour sa troisième participation aux Jeux ! C'est encore de l'escrime que viennent les lauriers des Français : Lucien Gaudin obtient deux médailles d'or (à 42 ans !). Au total, la France obtient 37 médailles, dont 6 en or. Les premiers Africains indépendants à participer aux jeux Olympiques sont des Égyptiens : Ibrahim Moustafa remporte l'or en lutte gréco-romaine, et Zarid Simaïka l'argent et le bronze en plongeon, haut vol et tremplin, dans le bassin de la piscine olympique.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'AMSTERDAM
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Yachting

 

Los Angeles, du 30 juillet au 14 août 1932
– LE THÉÂTRE DES EXPLOITS OLYMPIQUES PLANTE SES TRÉTEAUX À HOLLYWOOD : TARZAN BAT TARIS

Si ces Jeux ont vu l'introduction du chronométrage automatique, de la caméra, de la photo-finish et l'apparition d'un podium pour les vainqueurs avec les hymnes nationaux, ils furent les moins fournis en athlètes depuis 1904, avec seulement 1 408 participants. Mais les vedettes de Hollywood comme Gary Cooper, Buster Keaton et les Marx Brothers se fondirent parmi les 105 000 spectateurs, chiffre record pour l'époque. Une disqualification frappa Paavo Nurmi deux jours avant l'ouverture des compétitions, car celui-ci, soupçonné de professionnalisme, était déjà sous le coup d'une interdiction de la part de la Fédération internationale d'athlétisme. Jules Ladoumègue connut la même déconvenue, qui, grand favori du 1 500 m, se vit refuser le droit de concourir : « Ils m'ont brisé les jambes », dira-t-il. Si la France fut, une nouvelle fois, quasiment inexistante en athlétisme et en natation, elle brilla en haltérophilie avec Raymond Suvigny, qui remporta la médaille d'or en poids plume, en cyclisme avec Perrin et Chaillot en tandem, en escrime et en équitation. Au total, la France obtint 19 médailles, dont 10 en or. La déception vint du 400 m nage libre, où Jean Taris fut battu d'une main par l'Américain Crabbe, appelé lui aussi à jouer Tarzan au cinéma. Mais les rois de la piscine furent avant tout les nageurs nippons.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE LOS ANGELES
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique (Hommes)

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Berlin, du 2 au 16 août 1936
– JESSE OWENS VAINQUEUR AU NEZ ET À LA MOUSTACHE DU FÜHRER

Dans l'histoire olympique moderne encore hésitante, la tenue des Jeux à Berlin, capitale de l'Allemagne nazie, marque un tournant, non seulement pour la rénovation olympique mais surtout pour la paix et la démocratie dans le monde. Hitler a voulu les Jeux de la XIe olympiade pour pouvoir les utiliser dans le cadre de la propagande en faveur de son régime. Ces Jeux voient apparaître le porteur du flambeau allumé à Olympie et transporté jusqu'au site des Jeux. Vingt-cinq écrans de télévision sont installés dans les théâtres de la ville afin de permettre à la population de suivre les épreuves. Pour la première fois, le programme comprend des tournois de handball et de basket-ball pour les hommes. La figure emblématique de ces Jeux demeurera sans conteste, et bien au-delà de 1936, celle du merveilleux sprinter noir américain Jesse Owens, qui remporte quatre médailles d'or, en sprint (100 m, 200 m, 4 × 100 m) et au saut en longueur. Côté français, on notera les victoires acquises en cyclisme et dans le tournoi de boxe, auquel le célèbre volcanologue Haroun Tazieff, alors sélectionné dans l'équipe belge, avait refusé de prendre part, ainsi que les deux médailles de bronze en aviron, avec comme barreur Noël Vandermotte, âgé seulement de douze ans, ce qui en fait toujours le plus jeune médaillé de l'histoire des Jeux. Au total, la France obtient 19 médailles, dont 7 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE BERLIN
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë et kayak (Hommes)

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Polo (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Londres, du 29 juillet au 14 août 1948
– LA HOLLANDAISE VOLANTE PLANE SUR LE SPRINT FÉMININ

L'U.R.S.S., l'Allemagne et le Japon sont absents de ces Jeux. Signe des temps qui changent, la figure dominante en est une femme, Fanny Blankers-Koen, surnommée « la Hollandaise volante », qui glane en athlétisme les titres olympiques du 100 m, du 200 m, du 80 m haies et celui du relais 4 × 100 m ! Au saut en longueur, dont elle était la favorite, la médaille d'or lui échappe à cause du chevauchement d'horaires des épreuves auxquelles participe cette athlète polyvalente. Elle n'est pas la seule à hisser le sport féminin en haut de l'affiche, car la Française Micheline Ostermeyer, musicienne virtuose, premier prix du conservatoire de piano, gagne le titre suprême au lancer du disque, devant Jacqueline Mazéas, et au lancer du poids, titres auxquels elle ajoute le bronze au saut en hauteur ! Ces Jeux révèlent de nouveaux champions qui s'affrontent sur les longues distances, comme Alain Mimoun (second) et Emil Zátopek (premier) sur 10 000 mètres. Une divine surprise se produit au basket-ball, où l'équipe de France, entraînée par Robert Busnel et conduite par André Buffières, parvient en finale contre les Américains, qui l'emportent. Une médaille d'argent est encore récoltée au décathlon grâce au colosse alsacien Ignace Heinrich, sélectionné seulement « à titre d'encouragement » ; elle reste à ce jour la seule médaille française dans cette discipline pour athlètes complets. Au total, la France obtint 26 médailles, dont 10 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE LONDRES
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lacrosse (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Helsinki, du 19 juillet au 3 août 1952
– LA « LOCOMOTIVE TCHÈQUE » FONCE À TOUTE VAPEUR VERS LA VICTOIRE !

Emil Zátopek, grimaçant, suivi comme son ombre par son éternel second Alain Mimoun, tous les deux débouchant du dernier virage de la finale du 5 000 m, devant l'Allemand Schade et le Britannique Chataway, qui va s'effondrer en heurtant la lice, constitue l'image emblématique de ces Jeux, qui voient le coureur tchèque réaliser l'exploit encore inégalé de remporter les trois épreuves reines du fond : le 5 000 m, le 10 000 m et le marathon. Dans l'escarcelle de la famille Zátopek on trouve en plus la médaille d'or que Mme Zatopkova a conquise au lancer du javelot. Le duché de Luxembourg connaît, grâce au coureur de 1 500 m Josy Barthel, l'ivresse des sommets de podium. Le saut à la perche est dominé par le « Pasteur volant », Robert Richards, qui remporte à cette occasion le premier de ses deux titres consécutifs. Grâce aux cousins d'Oriola, la France récolte trois médailles d'or au fleuret individuel et par équipes avec Christian d'Oriola et en jumping avec Pierre Jonquères d'Oriola et son cheval Ali Baba. Raymond Salles et Gaston Mercier récoltent l'or en aviron avec le barreur Bernard Malivoire pendant que Gaston Boiteux, fou de joie, se jette dans le bassin olympique pour embrasser son fils Jean Boiteux, qui vient de remporter le titre olympique du 400 m nage libre : seul titre olympique français à ce jour dans une épreuve classique de natation. La première médaille d'or française en canoë-kayak est due à Jean Laudet et Georges Turlier. Au total, la France obtint 18 médailles, dont 6 en or. Une des plus talentueuses équipes de football du siècle, si ce n'est la plus grande, l'équipe de Hongrie des Puskas, Kocsis, Czibor, Hidgékuti, remporte le titre olympique contre des Brésiliens rugueux : la samba se dansait ce jour-là sur des airs de csardas.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'HELSINKI
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Melbourne, du 22 novembre au 8 décembre 1956
– LES ANTIPODES COURONNENT L'ÉTERNEL DAUPHIN DE LA COURSE À PIED

Les Jeux de la XVIe olympiade sont célébrés dans l'hémisphère Sud pour la première fois de l'histoire olympique moderne. Refusant la présence de Taiwan, la sélection chinoise quitte le village olympique de Melbourne (1956) lorsque sont hissées les couleurs de la Chine nationaliste. Ces Jeux allaient être le théâtre d'une confrontation épique entre l'Anglais Gordon Pirie et le Soviétique Vladimir Kuts, ancien marin de la Baltique, qui remporte les 5 000 m et 10 000 m. Ces Jeux vont enfin consacrer une figure attachante, sympathique et tenace, le Français Alain Mimoun. Le modeste mais talentueux athlète au numéro 13 pénètre dans le « Melbourne Cricket Ground » et franchit détaché, en vainqueur, la ligne d'arrivée du premier marathon de sa vie. Ce sera au prix de quatre litres de sueur perdus et d'une terrible défaillance essuyée par 36 °C en cette journée de fin de printemps austral. Ces Jeux du bout du monde consacrent leurs hôtes australiens en natation (avec, entre autres, Murray Rose) et en athlétisme féminin (avec Betty Cuthbert sur 100 m et 200 m). Quant à la France, elle doit une fois de plus compter sur le cyclisme et l'escrime pour étoffer sa moisson d'or. Au total, la France obtint 14 médailles, dont 4 en or. Ce sont les derniers Jeux qui voient s'affronter les participants au tir au cerf courant.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE MELBOURNE
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Rome, du 25 août au 11 septembre 1960
– L'AFRIQUE NOIRE ENTRE LES PIEDS NUS DANS L'ARÈNE OLYMPIQUE

Les Jeux de la XVIIe olympiade sont les derniers à accepter la présence de l'Afrique du Sud sous régime d'apartheid, le C.I.O. ne pouvant tolérer cette politique de ségrégation raciale. L'exclusion de ce pays durera 32 ans. Les Jeux de Rome sont grandioses et révèlent des athlètes hors du commun : Wilma Rudolph qui remporte trois médailles d'or en sprint (celle qui fut surnommée la « gazelle noire » avait surmonté une poliomyélite dans son enfance) ; le boxeur Cassius Clay, qui est passé ensuite professionnel, marquant la boxe sous le nouveau nom de Mohammed Ali au point d'être considéré comme le « boxeur du siècle » ; ou encore l'Éthiopien Abebe Bikila, le vainqueur aux pieds nus du marathon romain. Avec Don Bragg, la médaille d'or du saut à la perche est remportée pour la dernière fois avec une perche métallique. Le champion américain ignora ensuite la fibre de verre, préférant les lianes de Tarzan, qu'il interprétera lui aussi au cinéma. Le discobole américain Al Oerter remporte le deuxième de ses quatre titres olympiques et la nageuse Dawn Fraser, la deuxième de ses trois médailles d'or du 100 m nage libre. Ses compatriotes masculins Murray Rose et Jon Konrads confirment de leur côté la suprématie australienne établie à Melbourne. L'Italien Raimondo d'Inzeo surclasse l'équitation et Nino Benvenuti décroche la médaille d'or en welters avant de devenir champion du monde de boxe professionnelle. Le Soviétique Youri Vlassov domine l'haltérophilie chez les lourds. Olympiade de vaches maigres pour la France, qui réalise à Rome sa plus pitoyable récolte de médailles pour des Jeux d'été, 5, uniquement d'argent ou de bronze. La prestation des deux Michel (Bernard et Jazy), le premier en animant la formidable finale du 1 500 m et en la plaçant sur les bases du record du monde, et le second en y obtenant l'argent derrière l'intouchable Herbert Elliott, ne saurait atténuer le profond sentiment de déroute du monde sportif français. Les deux arbres que sont l'escrime et le cyclisme, qui permettaient d'habitude à la France de ne pas trop perdre la face, n'ont pas pu, cette fois, cacher la forêt des faiblesses de ses équipes.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE ROME
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Yachting

 

Tokyo, du 10 au 24 octobre 1964
– GEESINK FAIT PLEURER LE JAPON, ET JAZY LA FRANCE

Le Japon est le premier pays asiatique à accueillir les Jeux. Tokyo, désignée pour les organiser en 1940, n'avait pu le faire pour cause de guerre. L'athlète le plus décoré de ces Jeux est le nageur américain Don Schollander, avec quatre médailles d'or. Deux sports font leur apparition : le volley-ball, qui frappait à la porte olympique depuis longtemps, et le judo, art martial inventé par les Japonais, dont la suprématie est ébranlée par le poids lourd hollandais Anton Geesink, qui plus est au pays du Soleil levant. Peter Snell, le miler néo-zélandais, renouvelle sa victoire romaine du 800 m ; il y ajoute le titre du 1 500 m. En France, la déception causée par la quatrième place de Jazy sur 5 000 m sera à peine compensée par les sourires de Kiki Caron, seconde au 100 m dos, et de Maryvonne Dupureur, médaille d'argent sur 800 m. L'équipe du relais 4 × 100 m décrochera le bronze : compensant son déficit en vitesse pure par une excellente technique de passage du témoin, elle résistera longtemps au retour des Américains, emmenés par le phénoménal Bob Hayes. L'Éthiopien Abebe Bikila entre, chaussé cette fois, dans la légende avec une seconde victoire consécutive au marathon. Le bilan français est meilleur qu'à Rome (15 médailles contre 5), mais la France attendra son unique médaille d'or jusqu'à la dernière épreuve du dernier jour de ces Jeux : douze ans après son premier titre, Pierre Jonquères d'Oriola la lui offre avec son cheval Lutteur B. Comme un ultime hommage des Japonais à Pierre de Coubertin, le dernier hymne joué lors de ces Jeux est celui de la Marseillaise.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE TOKYO
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Mexico, du 12 au 27 octobre 1968
– LES JEUX NE METTENT PAS LES PROBLÈMES DU MONDE ENTRE PARENTHÈSES

Les Jeux, qui sont de retour en Amérique (mais pas aux États-Unis, cette fois), sont mis en péril avant même leur ouverture par la répression de la révolte des étudiants mexicains, qui fait près de 300 morts sur la place des Trois-Pouvoirs, à Mexico. Ils vont d'ailleurs se faire l'écho des problèmes du monde. Quelle image pourrait mieux le symboliser que celle des poings levés des sprinters noirs américains, Smith et Carlos, sur le podium du 200 m, pendant l'exécution de l'hymne américain, six mois après l'assassinat de Martin Luther King ? L'autre particularité de l'édition mexicaine des jeux Olympiques est d'ordre géographique. Les Jeux se sont déroulés à plus de 2 000 m d'altitude. Cette donnée favorisera les coureurs des hauts plateaux africains dans les courses de fond et de demi-fond et « dopera » les chronos réalisés dans les épreuves de sprint : Jim Hines est le premier à descendre officiellement sous les 10 s au 100 m (9 s 95) au cours d'une finale où tous les concurrents sont des athlètes de couleur. Tommie Smith descend sous les 20 s au 200 m (19 s 36), et Lee Evans sous les 44 s au 400 m (43 s 86) ; les relayeurs américains pulvérisent les records du monde. Certains des records battus vont d'ailleurs tenir longtemps, comme celui du saut en longueur que Bob Beamon fait progresser de 55 cm en un seul saut. Autre bouleversement : dorénavant, les sauteurs en hauteur vont se mettre à tourner le dos à la barre, adoptant la technique dorsale mise au point par le champion olympique Dick Fosbury. Autre révolution de ces Jeux, la France rapporte des médailles d'or en nombre : par les cyclistes et les escrimeurs – ce n'est pas une nouveauté ; par un cavalier – c'est moins fréquent mais c'est quand même de tradition ; mais aussi par une athlète, Colette Besson, qui trouve l'or au bout d'une lumineuse ligne droite dans le 400 m – c'est plus rare et cela vaut bien les larmes d'émotion que la brune Girondine à la longue chevelure verse sur le podium, soit 7 médailles d'or, et 15 médailles au total.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE MEXICO
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Munich, 26 août au 10 septembre 1972
– TRÊVE OLYMPIQUE ?

La violence, déjà présente autour du stade aztèque quatre ans plus tôt, réapparaît sous la forme d'une prise d'otages perpétrée par un commando du mouvement palestinien Septembre noir dans le village olympique, à l'occasion de laquelle onze membres de l'équipe israélienne sont tués. Suspendus pendant 34 heures, les Jeux de la XXe olympiade reprennent finalement leur cours après qu'une cérémonie religieuse a été célébrée dans le stade. Sur le plan sportif, cette édition apporte un lot considérable d'exploits. La première semaine constitue peut-être la plus belle fête olympique jamais vue : Mark Spitz remporte 7 médailles d'or en natation et bat 7 records du monde ; Valery Borzov devient le premier Soviétique à triompher en sprint (doublé sur 100 m et 200 m) ; il est imité par l'Allemande de l'Est Renate Stecher, qui fait passer pour la première fois le record du monde sur 100 m au-dessous des 11 s. Pour la seconde fois, les deux Allemagne ont des équipes distinctes. L'invasion des podiums par les « produits d'usines à champions » de l'Allemagne de l'Est commence. Les coureurs africains montrent que l'altitude n'était pas la seule raison de leurs succès mexicains : Kipchoge Keino remporte les 3 000 m steeple et l'Ougandais John Akii-Bua pulvérise le record du monde sur 400 m haies. En course de fond, la Finlande renoue avec son glorieux passé grâce au prestigieux doublé de Lasse Virén sur 5 000 m et 10 000 m. Les Américains laissent échapper pour la première fois le titre du saut à la perche, qu'ils n'ont reconquis qu'en 2000. La France ne réédite pas sa moisson d'or mexicaine : elle en remporte quand même deux, avec Morelon en cyclisme et Maury à la voile, pour un total de 13 médailles.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE MUNICH
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron (Hommes)

 

– Basket-ball (Hommes)

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball (Hommes)

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Montréal, du 17 juillet au 1er août 1976
– LA PETITE REINE DES JEUX EST ROUMAINE

Les Chinois de Formose se retirent des Jeux, ne pouvant défiler sous la bannière « République de Chine », suivis par presque toute l'Afrique, qui quitte ceux-ci après que le C.I.O. a refusé d'en exclure la Nouvelle-Zélande, accusée d'entretenir, par ses joueurs de rugby, des relations sportives avec l'Afrique du Sud. Ces Jeux sont marqués par la jeune (14 ans) gymnaste roumaine Nadia Comaneci, qui, alliant grâce et perfection technique, obtient la note maximale à sept reprises. En natation, l'Allemande de l'Est Kornelia Ender collectionne les médailles d'or et marque le début de la longue période de domination mondiale de celles qu'on surnommera les « Wundermädchen ». Chez les hommes, Jim Montgomery est le premier nageur à descendre sous les 50 s au 100 m nage libre. Le Cubain Teofilo Stevenson décroche à nouveau le titre olympique en boxe chez les lourds (il renouvellera encore cette performance à Moscou quatre ans plus tard). Son compatriote Alberto Juantorena réussit un doublé inédit en remportant le 400 m et le 800 m. Lasse Viren parvient à rééditer son doublé de Munich sur 5 000 et 10 000 m. Quand au Soviétique Saneiev, il triple son titre du triple saut. La France obtient l'or à deux reprises en « saut d'obstacles » : sur 110 m haies grâce au finish de Guy Drut et en jumping par équipes. Elle réapparaît dans les tablettes de deux disciplines desquelles elle avait disparu depuis longtemps : la gymnastique avec Boerio et l'haltérophilie avec Senet. L'escrime et le cyclisme ont apporté leur lot de médailles mais ont été moins prolifiques qu'à l'accoutumée. Au total, la France obtient 9 médailles.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE MONTRÉAL
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon (Hommes)

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Moscou, du 19 juillet au 3 août 1980
– LES JEUX BOYCOTTÉS

Pour protester contre l'intervention soviétique en Afghanistan, les Américains appellent au boycott des Jeux. Certains pays les suivent. D'autres, comme la France, s'y rendent en défilant non pas derrière leur drapeau national, mais derrière la pancarte de leur Comité national olympique. Ces Jeux, qui, pour la première fois, se déroulent dans un pays du monde communiste, sont l'occasion pour les nations du bloc de l'Est d'accumuler les titres olympiques, le boycott des États-Unis et de quelques autres grands pays sportifs amplifiant encore le phénomène. En athlétisme, le « duel fratricide » que se livrent au 800 m et au 1 500 m les milers britanniques Sebastian Coe et Steve Ovett est un des grands moments des compétitions, tout comme le décathlon, qui voit le triomphe de l'exceptionnel athlète britannique Dailey Thompson, ou encore le fameux doublé des courses de fond (5 000 m et 10 000 m) réalisé par l'Éthiopien Miruts Yfter. Le Soviétique Vladimir Salnikov entre dans la légende de la natation en enlevant les médailles d'or du 400 m et surtout du 1 500 m nage libre, où il devient le premier homme à descendre sous les 15 minutes. L'école du judo française trouve enfin une consécration olympique méritée : à côté du cyclisme et surtout de l'escrime (de nouveau 6 médailles) apparaît ainsi une nouvelle discipline pourvoyeuse de médailles pour la France. Hélas, dans la discipline olympique par excellence, l'athlétisme, il faut une fois de plus se contenter de la portion congrue : le bronze des relayeurs, et rien d'autre. Au total, la France obtient 14 médailles, dont 6 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE MOSCOU
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme (Hommes)

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir (Hommes)

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Los Angeles, du 25 juillet au 9 août 1984
– D'UN BOYCOTT, L'AUTRE

Comme Paris et Londres l'ont déjà fait, Los Angeles accueille les Jeux pour la seconde fois. Mais le rassemblement des athlètes de la planète est encore une fois incomplet, puisque, cette fois, ce sont les athlètes de l'Est (à l'exception des Roumains) qui ne sont pas là, estimant que leur sécurité n'est pas correctement assurée. Néanmoins, l'arène olympique va être irradiée des exploits de compétiteurs extraordinaires. Carl Lewis, qui réédite l'exploit de Jesse Owens à Berlin (100 m, 200 m, longueur et relais), est la figure emblématique de ces Jeux. Cet athlète, considéré par beaucoup comme l'un des grands sportifs du siècle avec Mohammed Ali et Pelé, effectue la première levée d'une récolte de 9 médailles d'or, qui durera 12 ans. Nombreux sont les exploits qu'abrite le Coliséum (le lieu même où avaient déjà eu lieu les jeux Olympiques de 1932) : Moses, champion olympique à Montréal en 1976, mais absent à Moscou, gagne à nouveau le 400 m haies, Evelyn Ashford écrase le 100 m de sa classe, le Brésilien Cruz prive Coe de la victoire sur sa distance de prédilection (le 800 m), qui doit, comme à Moscou, « se consoler » avec le 1 500 m. Le Maroc apparaît sur les tablettes olympiques : Saïd Aouïta remporte, comme prévu, le 5 000 m, tandis que sa compatriote Nawaï El Moutawakil devient la première femme africaine championne olympique en athlétisme (au 400 m haies). Thompson réédite sa victoire en décathlon et l'Américaine Joan Benoit est la première championne olympique du marathon. L'Américain Louganis, virtuose du plongeon, survole les deux disciplines de ce sport, tandis que les ondines de la natation synchronisée font leur entrée dans la piscine olympique. Dans le gymnase, ce sont les graciles championnes de la gymnastique rythmique (la G.R.) qui font leur apparition. Le podium de la perche est franco-américain : la première marche est occupée par Pierre Quinon, tandis que Thierry Vigneron obtient le bronze ; juste récompense pour une école française de la perche qui figure aux avant-postes de la discipline depuis près de 15 ans. Derrière l'escrime, une nouvelle fois souveraine, les équipes de France de canoë-kayak et de judo obtiennent de bons résultats. Enfin, l'année même où leurs aînés de la « bande à Platini » remportent la Coupe d'Europe des nations, les espoirs français du football décrochent le titre olympique face au Brésil. Au total, la France obtint 28 médailles, dont 5 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE LOS ANGELES
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Séoul, du 17 septembre au 2 octobre 1988
– LE CHAMPION OLYMPIQUE S'EST FAIT PRENDRE…

Après trois commémorations olympiques successives ternies par les boycotts massifs, les Jeux de Séoul s'annoncent sous de meilleurs auspices (presque toutes les nations sont représentées, sauf Cuba, l'Afrique du Sud et la Corée du Nord), pourtant c'est l'image de Ben Johnson privé de son titre du 100 m et exclu du village olympique pour s'être dopé qui vient d'abord à l'esprit quand on évoque ces Jeux. Néanmoins, ce triste épisode ne doit pas masquer les nombreux exploits réalisés par les athlètes à l'occasion de cette célébration olympique qui, près d'un quart de siècle plus tard, retrouve l'Extrême-Orient. Dans le chapitre des retrouvailles, il faut aussi citer celles du tennis et du programme olympique, qui permet à la talentueuse Steffi Graf de doter son palmarès déjà riche d'un titre olympique. Carl Lewis gagne deux nouvelles médailles d'or : au 100 m, après la disqualification de Johnson, et au saut en longueur. Sa compatriote Griffith-Joyner domine le sprint féminin d'une manière qui laisse pensif… Quant à Bubka, le perchiste aux nombreux records et titres mondiaux, il remporte ici son unique titre olympique. Les Africains, qu'ils soient originaires du Maghreb ou des hauts plateaux de l'Est, établissent une domination quasiment totale sur le demi-fond et le fond, qui sera rarement battue en brèche ultérieurement.

La piscine brille des exploits de Matt Biondi (7 médailles, comme Spitz à Munich, mais, dans son cas, cinq « seulement » sont en or !) et de la représentante de l'école est-allemande, Kristin Otto (6 médailles d'or). Du coup, les médailles de bronze françaises de Stephan Caron et de Catherine Plewinski, obtenues dans des épreuves dominées par les deux géants de la natation, reluisent d'un éclat moins modeste. Hitoshi Saïto, premier judoka à enlever deux titres olympiques consécutifs, fait exulter le Japon. Dans ce sport, la France sauve l'honneur, avec Marc Alexandre, qui remporte un des six titres olympiques français de cette campagne coréenne ; les autres concernent l'escrime (comme de coutume), l'équitation et la voile (qui étaient stériles depuis quelques olympiades). Au total, la France empoche 16 médailles, dont 6 en or. L'U.R.S.S. et la R.D.A. en tant que telles participent pour la dernière fois aux Jeux : en 19 participations (Jeux d'été ou d'hiver), la première a gagné plus de 1 200 médailles ; la seconde, en 11 participations, en a gagné plus de 550 ! La France, en plus de 40 participations, n'en est qu'à guère plus de 600.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE SÉOUL
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Barcelone, du 23 juillet au 9 août 1992
– LES NATIONS AU GRAND COMPLET

La législation de l'apartheid, fondée sur la discrimination raciale, ayant été officiellement abolie par le président De Klerk, l'Afrique du Sud fait son retour dans le concert des nations olympiques. Le tour d'honneur effectué main dans la main par les deux lauréates du 10 000 m, la Noire éthiopienne Derartu Tulu et la Blanche sud-africaine Elena Meyer, donne à cet événement une dimension symbolique forte, qui transporte le stade d'émotion. Marie-José Pérec remporte, de ses longues foulées fluides, une première médaille d'or olympique sur 400 m, 24 ans après Colette Besson, mais c'est l'escrime (comme toujours) et le judo (cela devient une habitude) qui permettent à la France de revenir de ces Jeux avec 29 médailles, dont 8 en or, une récolte correcte. Cette fois-ci, ces deux sports auront reçu le renfort de deux autres sports, nautiques, moins habitués aux places d'honneur, qui voient également la France monter sur le podium : le canoë-kayak et la voile. La « grande dame de la petite reine », la Française Jeannie Longo, obtient l'argent dans l'épreuve sur route, et devra donc encore attendre pour connaître une consécration olympique qui lui échappe depuis 1984. L'épopée des « barjots » du handball français connaît son « âge de bronze » avant l'âge d'or des Championnats du monde de 1995. Cuba, qui avait boycotté les Jeux de 1988, est de retour, et Javier Sotomayor signe ces retrouvailles olympiques par une victoire au saut en hauteur. La Corée du Sud remporte le marathon – mais ce n'est pas vraiment une première : en 1936, à Berlin, ce titre avait déjà été remporté par un Coréen, Son, mais celui-ci avait dû courir alors sous les couleurs de l'occupant japonais de son pays.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE BARCELONE
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Badminton

 

– Base-ball (Hommes)

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football (Hommes)

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Atlanta, du 19 juillet au 9 août 1996
– LA VILLE DE COCA-COLA ACCUEILLE LES JEUX DU CENTENAIRE

Les Jeux du centenaire, endeuillés par un attentat, consacrent l'union du sport-spectacle et de l'argent : l'amateurisme, principe de base de l'olympisme, est définitivement mis aux oubliettes et la sponsorisation est maintenant la règle souveraine… Des dépenses somptuaires en droits de retransmission offrent à ceux qui les engagent un spectacle, il est vrai, somptueux. En athlétisme, la « machine à courir extra-terrestre » Michael Johnson réalise un fabuleux doublé au 400 m et, surtout, au 200 m, où le sprinter américain pulvérise le record du monde. Il est imité par la perle des Antilles, la Française Marie-José Pérec, qui réalise le même doublé. La France réalise d'ailleurs une très grande campagne olympique. L'or du perchiste Jean Galfione porte à trois le nombre des médailles d'or françaises acquises en athlétisme : du jamais vu dans ce sport.

L'escrime, le judo (avec David Douillet) et le cyclisme (avec Florian Rousseau, Jeannie Longo et Felicia Ballanger) apportent leurs moissons habituelles (Jeannie Longo trouve enfin une juste consécration dans l'épreuve de cyclisme sur route et manque de peu le doublé en terminant deuxième de l'épreuve contre la montre) ; d'autres sports, d'habitude moins pourvoyeurs de médailles (tir, lutte, aviron) contribuent à donner à la France, avec un total de 37 médailles, dont 15 en or, l'un de ses meilleurs bilans olympiques. Le nageur russe Popov réédite ses exploits de Barcelone. L'Américain Agassi en tennis et l'Espagnol Induráin en cyclisme enrichissent leur somptueux palmarès professionnel d'une mention olympique. Les Nigérians, qui avaient déjà montré une grande partie de leur talent lors de la Coupe du monde de football américaine de 1994 offrent à l'Afrique un premier titre olympique dans un sport collectif. Pour la première fois, la compétition de ballon rond s'est ouverte aux femmes : c'est l'équipe des États-Unis qui inaugure le palmarès de cette nouvelle compétition.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'ATLANTA
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Badminton

 

– Base-ball (Hommes)

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie (Hommes)

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne (Hommes)

 

– Softball (Femmes)

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Sydney, du 15 septembre au 1er octobre 2000
– LES DERNIERS JEUX DU SIÈCLE

« Ces Jeux ont été les plus réussis de l'histoire olympique moderne. » C'est à peu près dans ces termes que Juan Antonio Samaranch a clôturé cette ultime célébration olympique du XXe siècle…, mais aussi de sa présidence du C.I.O. Faut-il voir dans cet éloge à l'organisateur australien une façon élégante et détournée de s'attribuer aussi un satisfecit ? Il est vrai que ces Jeux, de retour aux antipodes 44 ans après ceux de Melbourne, ont consacré le « virage vers la modernité », que ce président, parfois controversé, n'a eu de cesse de vouloir faire prendre au mouvement olympique tout au long de son mandat. Aux nostalgiques des rendez-vous d'antan d'une jeunesse mondiale enthousiaste et désintéressée, qui lui reprochaient ses choix, il a opposé que ses décisions ne lui furent dictées que par la nécessité de sauver les Jeux d'une mort certaine en les adaptant aux réalités du monde contemporain. D'ailleurs, il faut bien reconnaître que les Jeux n'ont jamais cessé d'intégrer les réalités (positives ou négatives) de leur époque respective, ébranlant progressivement tous leurs mythes fondateurs. Et c'est sans remords que la grande fête quadriennale est donc définitivement devenue un spectacle commercial, comme le sont les autres grands rendez-vous planétaires sportifs, tels que la Coupe du monde de football ou le Tour de France cycliste ; les athlètes qui s'y affrontent sont des professionnels, qui reçoivent de l'argent pour leurs médailles et par le biais de la sponsorisation ; d'ailleurs, diront les défenseurs du président catalan, l'ouverture du mouvement olympique aux réalités actuelles l'a aussi amené à évoluer sur des thèmes plus positifs et à s'y impliquer : reconnaissance de l'émancipation des femmes (maintenant mieux représentées qu'avant dans les délégations), prise en compte de la médecine du sport et de la nécessité de lutter contre le dopage, défense de l'environnement, aide au développement et à l'éducation des pays défavorisés.

Quoi qu'il en soit, au-delà des polémiques, la fête olympique demeure sublime. Dans la piscine olympique ultrarapide, les nageurs australiens, vêtus de leur combinaison intégrale, ont fait étinceler toutes les facettes de leur talent, même si leur domination annoncée fut finalement très contestée par les Américains et, c'est moins habituel, par les champions des Pays-Bas. Sur le stade, les triomphes de la sprinteuse américaine Marion Jones se sont, plusieurs années après, transformés en un des plus grands scandales de l'histoire des Jeux : après avoir remporté trois médailles d'or et deux de bronze, ce qui constitue un exploit unique pour une athlète, elle a avoué, en 2007, s'être dopée et ses médailles lui ont été alors retirées par le Comité international olympique. Les athlètes des hauts plateaux africains (Kenya et Éthiopie) ont encore une fois dominé la course de fond et de demi-fond, tandis que les lanceurs de l'Est monopolisaient les podiums.

Dans le camp français, la question, au début des Jeux, était de savoir si la superbe moisson d'Atlanta serait renouvelée : globalement, cet objectif a été atteint, puisque la France a remporté 38 médailles (dont 13 en or), contre 37 à Atlanta, mais certaines disciplines ont connu de graves déconvenues. Pour leur part, le cyclisme, (avec Florian Rousseau et Felicia Ballanger), le judo (avec David Douillet), l'escrime ont eu les mêmes rendements que d'habitude, l'aviron et le canoë-kayak ont confirmé leur redressement amorcé en 1996 et d'autres sports, tels que le basket et la boxe, ont renoué avec les lauriers et les podiums après quelque cinquante ans de vaches maigres. En revanche, l'équitation française rentre bredouille des antipodes et l'athlétisme tricolore, qui avait connu une embellie à Atlanta, connaît ici une débâcle totale, en ne ramenant aucune médaille, ce qui ne lui était jamais arrivé sauf en 1936 : blessures, méformes et contre-performances ont été son lot.

L'Australienne Cathy Freeman aura été l'une des figures marquantes de ces Jeux : lors de la grandiose cérémonie d'ouverture, d'abord, où elle sera la dernière porteuse de la flamme, celle qui allume la vasque qui brûle pendant toute la durée des Jeux, et dix jours après, lors de la finale du 400 m, où c'est le public du stade, tout acquis à sa cause, qu'elle fera s'embraser en remportant une splendide victoire.

Après le scandale provoqué par les aveux de dopage de Marion Jones en 2007, le Comité international olympique a réattribué en 2009 les médailles obtenues par la sprinteuse américaine. La médaille d'or du 200 m a été remise à la Bahamienne Davis. Pour le 100 m, aucune médaille d'or ne sera remise, car la deuxième de Sydney, la Grecque Ekaterini Thanou, s'était soustraite à plusieurs contrôles anti-dopage avant les jeux d'Athènes en 2004 : elle conserve sa médaille d'argent, qu'elle partage désormais avec la Jamaïquaine Tanya Lawrence, et une autre Jamaïquaine, Merlene Ottey, obtient la médaille de bronze.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE SYDNEY
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Badminton

 

– Base-ball (Hommes)

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie
Hommes

 

Femmes

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte libre (Hommes)

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne
Hommes

 

Femmes

 

– Softball (Femmes)

 

– Taekwondo
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Trampoline
Hommes

 

Femmes

 

– Triathlon
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Athènes, du 13 au 29 août 2004
– LES JEUX DE TOUS LES RECORDS

L'affolement médiatique, qui s'était nourri, avant les Jeux d'Athènes, de la crainte qu'ils ne fussent pas prêts à temps, s'est mué, après la cérémonie de clôture, en un concert de louanges. « Des Jeux de rêve inoubliables » devait conclure le Belge Jacques Rogge, nouveau président en titre du C.I.O. De rêve et de tous les records : 28 sports, 202 comités nationaux olympiques, 301 cérémonies protocolaires, 3,9 milliards de téléspectateurs. On peut ajouter à ces chiffres les 45 000 bénévoles qui ont permis au pays fondateur de l'olympisme, 108 ans après avoir accueilli la première édition des Jeux de l'ère moderne, de gagner son pari. Le passé revisité de la grande nation grecque inspira une cérémonie d'ouverture, au stade historique Panathinaikon, et une cérémonie de clôture, au stade Spiridon-Louys, enthousiasmantes.

Sur le plan sportif, ces XXVe Jeux d'été ont consacré la suprématie des États-Unis et l'ascension de la Chine, dont la capitale sera la ville hôtesse des Jeux en 2008.

Avec 103 médailles, dont 35 en or, les États-Unis ont fait moins bien qu'à Barcelone en 1992 (108), mais mieux que chez eux, à Atlanta, en 1996 (101). Si le nageur Michael Phelps est monté huit fois sur le podium – dont six fois sur la plus haute marche –, la délégation américaine a aussi connu d'importantes déconvenues : les basketteurs de feu la dream team ont dû s'effacer derrière l'Argentine et l'Italie ; les relayeurs du 4 x 100 m ont dû laisser la vedette aux Britanniques et leurs homologues féminines ont été hors course. Il reste que le professionnalisme à l'américaine a encore fait ses preuves.

La Chine a, dans tous les sens du terme, pris ses marques pour 2008. Le pays le plus peuplé de la Terre avait envoyé à Athènes 407 athlètes, dont 323 disputaient leurs premiers Jeux. Non seulement la Chine s'est classée au 2e rang au palmarès des médailles, à trois médailles d'or seulement des États-Unis (32 sur un total de 63 podiums), mais son influence dépasse désormais le cadre de ses sports traditionnels, tels que le tennis de table, la gymnastique et le plongeon, et s'étend à une vingtaine de spécialités. Témoin de cette irrésistible ascension : le champion olympique du 110 m haies, Liu Xiang ; témoin aussi l'équipe féminine de volley-ball, qui, vingt ans après le premier titre conquis par ses aînées à Los Angeles, s'est imposée aux dépens des grandes rivales russes.

Athènes a été le lieu de couronnement de stars de leur discipline et d'émergence tant d'individualités que de nations. Au firmament de la gloire trône le Marocain Hicham el-Guerrouj, auteur d'un somptueux doublé sur 1 500 m et 5 000 m, que seul avant lui avait accompli le Finlandais Paavo Nurmi, en 1924. En plus de surmonter la malédiction qui l'avait privé d'un titre olympique depuis 1996, il y a gagné la réputation d'être le plus grand coureur de demi-fond de son époque – et l'un des plus grands de tous les temps.

Figures également emblématiques furent la Britannique Kelly Holmes, réalisatrice d'un autre doublé (800 m et 1 500 m), l'Allemande Birgit Fisher, lauréate d'une huitième médaille d'or, obtenue avec son équipe en kayak 4 places, et le Britannique Matthew Pinsent, médaillé d'or pour la 4e fois de suite en quatre sans barreur.

Quant aux valeurs montantes de l'athlétisme, médaillées d'or de leur spécialité, elles ont nom : Carolina Klüft, Suédoise, à l'heptathlon ; Justin Gatlin, Américain, sur 100 m ; Jeremy Wariner, Américain, sur 400 m ; Youri Borzakovsky, Russe, sur 800 m ; Kénénisa Békélé, Éthiopien, sur 10 000 m. À ces noms s'ajoute celui du Chinois Liu Xiang, déjà cité.

Attestant la représentativité des Jeux, le véliplanchiste Gal Fridman fut le premier champion olympique israélien et le lutteur Karam Ibrahim, le premier médaillé d'or égyptien depuis 1948. En s'adjugeant la médaille d'or du football masculin – avec pour dauphin le Paraguay -, l'Argentine a permis à l'Amérique latine de prendre le meilleur sur l'Europe, représentée par l'Italie à la 3e place. Dans ce tournoi, l'équipe d'Iraq, envoyée d'un pays exsangue, n'a laissé échapper la médaille de bronze que pour un seul but. L'Argentine, encore elle, a été le bourreau des États-Unis en basket-ball masculin ; le pays, qui espérait depuis 1952 une médaille d'or olympique, en a remporté deux dans la même journée !

Pour de grands noms du sport mondial, en revanche, c'est l'heure de la retraite qui a sonné à Athènes, à l'image du Tchèque Jan Zelezny au javelot.

La France ? Son niveau international se mesure au 7e rang que lui ont valu ses 33 médailles (dont 11 en or), mais aussi aux 147 places de finalistes sur 316 concurrents qu'elle a alignés au départ des épreuves. On retiendra avant tout sa percée dans le monde de la natation, grâce à 6 médailles, dont 3 pour la seule Laure Manaudou, qui a décroché le premier titre (400 m nage libre) sous les couleurs françaises depuis Jean Boiteux en 1952. Les performances de ses représentants en escrime (5 médailles, dont 3 en or) ont été conformes à ses traditions ; les médailles d'or obtenues en gymnastique (barres asymétriques) et en VTT ont été on ne peut plus sympathiques. La Marseillaise a également retenti en équitation, en aviron, en canoë-kayak et en voile. En tennis, Amélie Mauresmo a échoué avec les honneurs aux portes de l'or. Il reste que des bastions sont tombés : le cyclisme sur piste (2 médailles) et le judo (1 médaille). Quant à l'athlétisme, avec 2 médailles de bronze, il a évité le zéro de Sydney.

Quels que soient les résultats en finale olympique, ils sont relatifs à l'égalité des chances, que pollue le dopage. Les J.O. d'Athènes ont été ceux qui ont le plus – et le mieux – lutté contre ce fléau. Le plus souvent possible ont été pratiqués des contrôles précompétitions qui ont produit leurs effets. Vingt-cinq infractions, suivies d'exclusions, ont été constatées. Si l'haltérophilie en est sortie sinistrée, l'athlétisme a lui aussi été trahi au sommet par les lanceurs du disque et du marteau, qui ont été déchus de leur titre. Pour se tenir à l'écart de l'opprobre, le sport de haut niveau, en général, se doit de se mobiliser contre les usurpateurs.

Faisant suite aux jeux Olympiques, comme il se doit désormais, les jeux Paralympiques se sont déroulés du 17 au 28 septembre, réunissant plus de 3 800 athlètes. La Chine a terminé en tête des 136 nations participantes, avec un total de 141 médailles, dont 63 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX D'ATHÈNES
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Badminton

 

– Base-ball (Hommes)

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe (Hommes)

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie
Hommes

 

Femmes

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte libre
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne
Hommes

 

Femmes

 

– Softball (Femmes)

 

– Taekwondo
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Trampoline
Hommes

 

Femmes

 

– Triathlon
Hommes

 

Femmes

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Yachting

 

Pékin, du 8 au 24 août 2008
– L'EMPIRE DU MILIEU REÇOIT LE MONDE

Cela faisait vingt ans que le mot « boycott » n'avait plus été prononcé à l'occasion des jeux Olympiques. La dernière fois, c'était encore en Asie, pour les Jeux de Séoul, où les sportifs cubains avaient refusé de se rendre. Cette année, ce sont des manifestations à Lhassa, au Tibet, qui ont provoqué une vive émotion dans le monde entier, et plus généralement les problèmes de la démocratie et des libertés d'opinion et d'expression en Chine, qui ont amené à travers le monde de nombreuses voix à s'élever et à prôner le boycott, si ce n'est des Jeux, du moins de leur cérémonie d'ouverture. Le passage de la flamme olympique dans certains pays, notamment à Paris, Londres et San Francisco, imposant aux organisateurs d'écourter les circuits, a donné lieu à des manifestations, mais durant les Jeux, celles-ci ont été assez rares et surtout rapidement circonscrites par les forces de l'ordre. Le pays aura montré une image sereine, polie, avec des manifestations de chauvinisme finalement assez contenues. Un service d'ordre sur les dents a contribué à dissiper les craintes d'attaques terroristes après une série d'attentats meurtriers dans la région du Xinjiang en juillet. Devant l'émotion de la presse internationale qui a protesté contre le verrouillage de sites Internet, les autorités ont en partie cédé en permettant l'accès à certains, comme celui d'Amnesty International, mais pas aux services de vidéo en ligne. Les interrogations se portaient également sur la pollution qui a coutume de régner sur Pékin. Pendant la période olympique, un millier d'usines ont fermé ou fonctionné en sous-régime, et la circulation a été alternée, ce qui a fortement contribué à l'amélioration de la qualité de l'air.

Le 8 août 2008 à huit heures huit du soir - le chiffre 8 est un porte-bonheur en Chine -, la cérémonie d'ouverture s'est ouverte en présence de 90 chefs d'État et de gouvernement, du président américain George Bush, au premier ministre russe Vladimir Poutine à Nicolas Sarkozy. « On ne boycotte pas un quart de l'humanité », avait répondu le président de la République française aux critiques sur sa présence. La Chine rêvait de ses Jeux, elle les a réussis. Le pays s'était préparé d'arrache-pied à « ses » Jeux, depuis quelques années, ses représentants faisaient parler d'eux dans les grandes compétitions internationales, tutoyant même des sports où ils n'avaient que peu figuré jusqu'alors, comme l'escrime. L'organisation de la grande fête quadriennale de la jeunesse sportive mondiale a été parfaitement menée par le pays hôte et les performances et exploits ont été au rendez-vous. La seule ombre au tableau demeure la question, récurrente, de la qualité de l'arbitrage dans certains sports, notamment les sports de combat (la boxe, la lutte, voire le judo).

La piscine, « le Cube d'eau », en a été d'abord le théâtre. Le nageur américain Michael Phelps l'avait annoncé : il voulait gagner huit médailles d'or à Pékin. Il a réussi son incroyable défi faisant ainsi mieux que Mark Spitz et ses sept médailles d'or glanées dans la piscine de Munich en 1972 : il a remporté huit titres (200 m et 400 m 4 nages, 200 m nage libre, 100 m et 200 m papillon, les trois relais 4 x 100 m et 4 x 200 m nage libre et le 4 x 100 4 nages), agrémentés de sept records du monde. Après avoir remporté six fois l'or aux jeux Olympiques d'Athènes, en 2004, le prodige américain cumule 14 médailles d'or sur l'ensemble de ses participations aux Jeux. Il efface ainsi des tablettes Carl Lewis, qui avait collectionné neuf titres de 1984 à 1996, et Paavo Nurmi, neuf médailles d'or dans les années 1920, pour le nombre total de titres. Autre homme, autre rêve dans le même bassin. Alain Bernard, toute nouvelle vedette de la natation française, n'a pas manqué le rendez-vous du 100 mètres nage libre en s'imposant devant son rival australien Eamon Sullivan. Les deux hommes se seront livrés à un duel de feu : en demi-finale, Bernard avait amélioré le record du monde de l'Australien (47 secondes 20) avant que celui-ci ne reprenne son bien (47 secondes 05). Le rêve se suffit amplement d'une médaille d'or. Alain Bernard s'en est même retourné avec l'argent sur le relais 4 x 100 mètres et le bronze du 50 mètres nage libre, terminant alors juste derrière son compatriote Amaury Leveaux. En une semaine de compétition, il est devenu le nouveau chef de file de la natation française, succédant dans ce rôle à Laure Manaudou. Car il en est des exploits comme des déceptions. La nageuse française qui s'était révélée au monde de la natation en devenant championne olympique du 400 mètres à Athènes, notamment, est rentrée bredouille de Chine, payant trois changements d'entraîneur entre mars 2007 et les Jeux de Pékin. On ne peut pas brûler aujourd'hui ce que l'on a admiré hier, a prévenu son entraîneur Lionel Horter. La grande championne qui n'a que 21 ans, a annoncé un « grand break » avant de reprendre l'entraînement.

L'homme de ces Jeux aurait pu être chinois. Las, le héros de tout un peuple Liu Xiang, champion du monde, champion du monde et ex-détenteur du record du monde du 110 mètres haies, a vu son rêve brisé avant même les séries en raison d'une blessure au tendon d'achille dont il souffrait depuis plusieurs mois. Le « nid d'oiseau » (surnom donné au stade d'athlétisme) a résonné du son des trompettes de la gloire pour les représentants d'un autre pays, en l'occurrence les sprinters et sprinteuses jamaïcains, et notamment Usain Bolt. Victorieux du 100 mètres, du 200 mètres et du relais 4 x 100 mètres avec trois records du monde à la clef, Bolt a éclipsé les Américains. Ses compatriotes ont fait de même sur le 100 mètres dames en monopolisant le podium avec Shelly-Ann Fraser, Kerone Stewart et Sherone Simpson. Les Éthiopiens ont imposé leur loi sur les courses de fond (chez les hommes comme chez les femmes), avec notamment, Kénénisa Békélé, qui a réussit le prestigieux doublé 5 000 m et 10 000 m. L'athlétisme a aussi couronné la perchiste russe Elena Isinbaieva, championne olympique avec un record du monde à 5,05 mètres. Une fois de plus, l'athlétisme français a fait naufrage, ne ramenant qu'une médaille d'argent, glanée au 3 000 m steeple masculin, et une médaille de bronze sur 1 500 m masculin, obtenue sur tapis vert en 2009 après avec le déclassement de l'athlète du Bahreïn Ramzi pour dopage.

Les pistards anglais, et notamment Chris Hoy, ont régné sur l'anneau du vélodrome, ne laissant que quelques miettes aux autres nations (et notamment aux Français, peu habitués à une telle disette). Le cyclisme français a néanmoins retrouvé des couleurs dorées grâce au BMX, qui pour son entrée aux Jeux, a fait dans le panache avec un doublé inédit dans l'histoire olympique française en or et argent avec Anne-Caroline Chausson et Laetitia Le Corguillé, et grâce au VTT, où Julien Absalon a renouvelé son titre d'Athènes.

Le bilan français est de quarante-et-une médailles, dont sept du métal le plus précieux, ce qui place le sport olympique français au sixième rang pour le nombre de médailles et au dixième pour le nombre de titres. Dans des sports traditionnellement pourvoyeurs de médailles, le judo a montré une petite mine sans titre olympique mais avec quatre médailles, deux de bronze, deux d'argent. L'escrime s'est montré à la hauteur (les escrimeurs ont été plus forts en équipe, champions olympiques d'épée et de sabre, qu'en individuel - une médaille d'argent pour Fabrice Jeannet à l'épée, alors que les escrimeuses, elles, n'ont rien rapporté). Les contre-performances des judokas, de Laure Manaudou en natation, de Tony Estanguet en canoë-kayak ont été insuffisamment compensées par les bonnes performances des boxeurs et des lutteurs. Les Jeux se sont achevés, le 24 août, par une apothéose : le triomphe de l'équipe de France masculine de handball. cette équipe avait tout gagné, des championnats du monde au toit de l'Europe. Elle qui n'avait jamais fait mieux que troisième aux Jeux - à Barcelone en 1992, derrière Jackson Richardson -, a survolé le tournoi, invaincue en sept matches, jusqu'à sa victoire sur l'Islande (28-25) en finale.

Faisant suite aux jeux Olympiques, comme il se doit désormais, les jeux Paralympiques se sont déroulés du 7 au 17 septembre, réunissant plus de 4 000 athlètes. La Chine a terminé en tête des nations participantes, avec un total de 211 médailles, dont 89 en or. La France est douzième, avec 52 médailles, dont 12 en or.

– LE PALMARÈS DES JEUX DE PÉKIN
– Athlétisme
Hommes

 

Femmes

 

– Aviron
Hommes

 

Femmes

 

– Badminton

 

– Base-ball
Hommes

 

– Basket-ball
Hommes

 

Femmes

 

– Boxe

 

– Canoë-kayak
Hommes

 

Femmes

 

– Cyclisme
Hommes

 

Femmes

 

– Équitation

 

– Escrime
Hommes

 

Femmes

 

– Football
Hommes

 

Femmes

 

– Gymnastique
Hommes

 

Femmes

 

– Haltérophilie
Hommes

 

Femmes

 

– Handball
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur gazon
Hommes

 

Femmes

 

– Judo
Hommes

 

Femmes

 

– Lutte gréco-romaine (Hommes)

 

– Lutte libre
Hommes

 

Femmes

 

– Natation
Hommes

 

Femmes

 

– Pentathlon moderne
Hommes

 

Femmes

 

– Plongeon
Hommes
Femmes
– Softball (Femmes)

 

– Taekwondo
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis
Hommes

 

Femmes

 

– Tennis de table
Hommes

 

Femmes

 

– Tir
Hommes

 

Femmes

 

– Tir à l'arc
Hommes

 

Femmes

 

– Trampoline
Hommes

 

Femmes

 

– Triathlon
Hommes

 

Femmes

 

– Voile

 

– Volley-ball
Hommes

 

Femmes

 

– LES MÉDAILLES FRANÇAISES
– Or

 

– Argent

 

– Bronze

 

Les prochains jeux Olympiques d'été

Londres a été désignée pour organiser les prochains jeux Olympiques d'été, en 2012, et Rio de Janeiro pour organiser les Jeux de 2016 (ce sera la première fois que les jeux Olympiques seront organisés en Amérique du Sud).

Les jeux Olympiques d'hiver

La création des jeux Olympiques d'hiver
– LES PREMIERS ANNEAUX OLYMPIQUES D'HIVER SONT DESSINÉS SUR DE LA GLACE

Les premières épreuves de sports d'hiver sont apparues en 1908 aux jeux Olympiques de Londres avec le patinage artistique ! La demande de Jeux spécifiques hivernaux s'était exprimée très tôt, juste après la rénovation des Jeux par le baron de Coubertin, à la demande des membres du C.I.O. français, canadiens et suisses, mais les pays scandinaves s'y étaient opposés, craignant une concurrence avec les jeux Nordiques qu'ils organisaient déjà tous les quatre ans en Suède. Ces Jeux avaient été créés par un ami de Coubertin, le colonel Vickor Gustav Balk, et comportaient des épreuves de ski nordique et de patinage. Ils rencontraient une large adhésion populaire. Leur première édition eut lieu en 1901, puis tous les quatre ans jusqu'en 1913. Après la guerre, ils furent encore organisés en 1922 et en 1926 avant de disparaître au profit des Jeux d'hiver. En 1924, en effet, le C.I.O. organisa la « Semaine des sports d'hiver » à Chamonix. Cette manifestation deviendra, a posteriori, les premiers jeux Olympiques d'hiver officiels, par décision du C.I.O., le 6 mai 1926 à Lisbonne. Auparavant, des épreuves sur glace avaient été disputées aux Jeux de Londres et d'Anvers.

– PALMARÈS DES JEUX DE LONDRES ET D'ANVERS
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

Tableau récapitulatif des jeux Olympiques d'hiver

 

Nombre de médailles gagnées aux Jeux d'hiver par la France par disciplines

 

Chamonix, du 25 janvier au 5 février 1924
– LES CHAMPIONS QUI VENAIENT DU FROID

Les Scandinaves sont les grands vainqueurs de ces premiers Jeux d'hivers, pourtant alpins : Clas Thunberg et Julius Skutnabb dominent le patinage de vitesse malgré les exploits du Français Léo Quaglia, qui pulvérise à chaque tour le record national mais termine pourtant bien loin ; seul l'Américain Charles Jewtraw parvient à contester cette suprématie. Les Norvégiens Thorleif Haug et Johan Grottumsbraaten gagnent les épreuves de ski nordique. Sur la glace, où les figures gracieuses réalisées par les patineuses remportent un grand succès populaire, les autres nations parviennent à glaner quelques titres. L'Autrichienne Szabo-Planck remporte l'épreuve de patinage devant huit concurrentes dont une adolescente de 11 ans, la Norvégienne Sonja Henie, déjà surnommée « la petite reine ». Le couple français Andrée Joly et Pierre Brunet décroche le bronze.

– PALMARÈS DES JEUX DE CHAMONIX
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Ski nordique (Hommes)

 

Saint-Moritz, du 11 au 19 février 1928
– SONJA HENIE, REINE DE LA GLACE

Les Norvégiens continuent à dominer de toute leur classe le patinage de vitesse. Avec les Suédois, ils collectionnent aussi les médailles en ski de fond. Le Canada survole le hockey et les Norvégiens, encore eux, gagnent de nouveau le saut. Mais la révélation de ces Jeux est Sonja Henie, qui, à 15 ans, transporte le public et les juges par sa grâce et son sens de l'esthétique. Dans l'épreuve des figures par couples, les Français Andrée Joly et Pierre Brunet décrochent une brillante victoire et donnent ainsi aux couleurs tricolores leur première médaille d'or en sports d'hiver.

– PALMARÈS DES JEUX DE SAINT-MORITZ
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Skeleton (Hommes)

 

– Ski nordique (Hommes)

 

Lake Placid, du 4 au 13 février 1932
– LE GRAND CIRQUE BLANC EN AMÉRIQUE

Le vainqueur, dans des conditions météorologiques exécrables, du saut à skis, le Norvégien Birger Ruud, aux ailes de géant, déclare après son saut : « La prochaine fois, je porterai une bouée car je dois vous avouer que je ne sais pas nager. » Le bobsleigh comporte une nouvelle épreuve de bob à deux et les Américains, qui utilisent des patins en forme de lame, gagnent les épreuves, provoquant la colère de leurs adversaires. Ces patins seront ultérieurement interdits dans les compétitions internationales. En patinage artistique, le tenant du titre, Gillis Grafstrom, est battu par le jeune Autrichien Karl Schafer et le couple français, déjà champion à Saint-Moritz, formé d'Andrée et de Pierre Brunet, maintenant mariés, enlève d'extrême justesse le titre devant les Américains. Depuis, les Français n'ont plus jamais remporté de médaille d'or en patinage artistique. Les patineurs tricolores de talent ayant remporté les Championnats du monde n'ont pourtant pas manqué, mais ils n'ont jamais pu décrocher l'or olympique. Sonja Henie, elle, continue de régner sans partage sur la discipline. La « fée des glaces » réalise d'impossibles figures devant une foule en délire.

– PALMARÈS DES JEUX DE LAKE PLACID
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Ski nordique (Hommes)

 

Garmisch-Partenkirchen, du 6 au 16 février 1936
– PREMIER PODIUM DE SKI ALPIN

Organisés par le pouvoir nazi et inaugurés en grande pompe en présence d'Hitler, ces Jeux consacrent pour la troisième fois consécutive la patineuse norvégienne Sonja Henie. Son compatriote Ivar Ballangrud réalise un véritable exploit en patinage de vitesse en remportant les titres des 500, 5 000 et 10 000 m et la médaille d'argent au 1 500 m. Âgé de 23 ans, Émile Allais a le trac avant le départ des épreuves du combiné alpin, mais le jeune Savoyard a déjà su s'imposer comme un des meilleurs skieurs mondiaux. Après avoir terminé quatrième de la descente, remportée par le Norvégien Birger Ruud, également médaille d'or du saut à skis, il boucle avec brio ses deux slaloms et décroche la première médaille olympique du ski alpin français, montant sur la troisième marche du podium.

– PALMARÈS DES JEUX DE GARMISCH-PARTENKIRCHEN
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique (Hommes)

 

Saint-Moritz, du 30 janvier au 8 février 1948
– OREILLER ET COUTTET ORCHESTRENT LE TRIOMPHE DU SKI ALPIN FRANÇAIS

Pour la deuxième fois, les Jeux ont lieu dans la station suisse de Saint-Moritz. Pour la seconde et dernière fois s'y déroulent des épreuves de skeleton, sorte de luge. Les Suédois dominent le ski nordique et les Norvégiens, le patinage de vitesse. En ski alpin, la France, chez les hommes, et l'Autriche, chez les femmes, triomphent. La France obtient 5 médailles sur 9 possibles en ski alpin masculin grâce à deux champions d'exception, James Couttet et Henri Oreiller. L'épreuve vedette est la descente. Couttet, capitaine de l'équipe de France, en est le grandissime favori, mais c'est Henri Oreiller qui crée la surprise en obtenant l'or. À la veille du slalom du combiné, les skis rouges d'Oreiller ont été volés et c'est sur des skis de fortune qu'il remporte l'épreuve.

– PALMARÈS DES JEUX DE SAINT-MORITZ
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Skeleton (Hommes)

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique (Hommes)

 

Oslo, du 15 au 25 février 1952
– LES NORVÉGIENS MAÎTRES CHEZ EUX

La victoire d'un Norvégien dans le slalom géant, de 2 300 m de dénivelé et de 68 portes, enthousiasme le pays hôte. Le grand favori, Zeno Colo, finit quatrième de cette course, mais l'Italien surnommé « le fou volant » depuis qu'il a dévalé le mont Cervin à 159,290 km/h, plane sur la descente. La « messe blanche » des épreuves de ski nordique est célébrée par le jeune Hallgeir Brenden, qui donne le titre des 15 km à la Norvège, et les Finlandais, qui s'octroient le 50 km et les trois médailles de l'épreuve féminine. La Suède connaît sa plus grande déroute dans des compétitions olympiques. La Française Jacqueline du Bief apporte sa première médaille (bronze) individuelle au camp tricolore en patinage artistique. Hormis cette médaille, les Français rentrent bredouilles. Plus de 150 000 personnes sont venues dans les forêts norvégiennes assister aux jeux Olympiques d'hiver, qui prennent alors un tournant historique.

– PALMARÈS DES JEUX D'OSLO
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Cortina d'Ampezzo, du 25 janvier au 5 février 1956
– UNE TRIPLE COURONNE POUR TONI SAILER

À l'occasion de ces Jeux, la star de cinéma Sophia Loren vient présenter en avant-première mondiale son film La fortuna di essere donna (la Chance d'être femme). La chance d'être skieur est, elle, « présentée » par l'Autrichien Toni Sailer, qui réalise le grand chelem dans les épreuves de ski alpin en remportant la descente et les deux slaloms. En saut à skis, les Finlandais inaugurent une nouvelle technique, plaquant les bras le long du corps plutôt qu'en avant de la tête ; cette méthode leur permet de voler plus loin que les autres et de collectionner les médailles dans la discipline. Pour leur part, les Français sont loin d'accumuler les titres : ils rentrent complètement bredouilles de ces Jeux transalpins et connaissent leur plus grande déroute à l'occasion de jeux Olympiques d'hiver, à l'instar d'Alain Giletti qui, comptant pourtant parmi les favoris, termine à la pire des places, la quatrième, dans l'épreuve du patinage artistique, se déroulant pour la dernière fois en extérieur. Dans l'épreuve de ski de fond sur 50 km, les Suédois se vengent de l'affront subi aux Jeux précédents avec la victoire de Sixten Jernberg devant le favori, le Finlandais Veiko Hakulinen.

– PALMARÈS DES JEUX DE CORTINA D'AMPEZZO
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse (Hommes)

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Squaw Valley, du 18 au 28 février 1960
– LES STARS DE L'ÉCRAN SONT LÀ, MAIS PAS CELLE DU SKI

C'est le père de Mickey Mouse, Walt Disney, qui a été chargé de la mise en scène de la cérémonie protocolaire dans cette vallée perdue de la Sierra Nevada, où n'existait, à l'heure de sa désignation, qu'un hôtel et une seule remontée mécanique. Cinq ans plus tard, le tout Hollywood débarque dans la station transformée avec Marlene Dietrich, Jane Mansfield et Danny Kay. Mais l'ombre d'un grand absent plane : celle du champion des Jeux de 1956, Toni Sailer, à qui l'on reproche d'avoir commencé une carrière de cinéma comme skieur… Autres temps, où l'on ne badinait pas avec l'amateurisme. Les skieurs français sont venus en force avec les Bonlieu, Bozon, Duvillard, Périllat et Vuarnet. Douze ans après Henri Oreiller, Jean Vuarnet rapporte l'or en descente, en inventant la position dite « de l'œuf », qui fera école. Guy Périllat, après une course folle, obtient la médaille de bronze et remporte, à 20 ans, le titre non olympique de champion du monde du combiné. André Bozon gravit la troisième marche du podium avec le slalom spécial. En patinage artistique, l'étudiante américaine en littérature, Carol Heiss, vêtue d'une robe rouge, un diadème brillant sur les cheveux, gagne l'or manqué de peu à Cortina d'Ampezzo, sur une musique de Rossini et de Tchaïkovski.

– PALMARÈS DES JEUX DE SQUAW VALLEY
– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Innsbruck, du 29 janvier au 9 février 1964
– LES GOITSCHEL EN FONT UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Ce sont des femmes qui vont illuminer ces Jeux autrichiens, qu'il s'agisse de la Soviétique Lydia Skoblikova en patinage de vitesse, de sa compatriote Klavdijia Boyarskich en ski nordique et des sœurs Goitschel, Marielle, la fougueuse, et Christine, la discrète, en ski alpin. Les deux Françaises vont réaliser un exploit unique dans l'histoire olympique en réalisant deux doublés « familiaux » en géant et en spécial, en alternant l'or et l'argent. Les garçons ne sont pas en reste : Léo Lacroix n'est coiffé que de quelques centièmes par l'Autrichien Zimmermann en descente, tandis que François Bonlieu, dit « le Petit Prince », décroche le titre olympique en géant avant d'en devenir le champion du monde. Le patinage français connaît une nouvelle déconvenue : Alain Calmat, le favori, n'obtient que l'argent, derrière l'Allemand Manfred Schnelldorfer. Le bob, revenu aux Jeux après une éclipse, couronne contre toute attente des Anglais.

– PALMARÈS DES JEUX D'INNSBRUCK
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Grenoble, du 6 au 18 février 1968
– KILLY ! KILLY ! KILLY ! HOURRA !

L'imposante cérémonie d'ouverture se déroule devant 70 000 personnes (et est suivie par des millions de téléspectateurs) en présence du général de Gaulle, du président du C.I.O., Avery Brundage, et de 1 158 athlètes. La flamme est allumée par Alain Calmat, le patineur malheureux d'Innsbruck. Ces Jeux de l'Isère innovent en instituant les contrôles de féminité et de dopage. La première mascotte olympique de l'histoire voit le jour avec « Schuss », petit bonhomme à skis, tandis que le cinéaste Claude Lelouch, passionné de sport, réalise le film des Jeux. Jean-Claude Killy est le symbole d'un ski français dominateur qui a remporté 15 médailles sur 24 possibles aux Championnats du monde de Portillo deux ans auparavant. Le champion français entre dans la légende en rééditant le fameux triplé de Sailer en 1956. Autre vedette de ces Jeux, la patineuse américaine Peggy Fleming enchante les spectateurs de la patinoire olympique. En hockey sur glace, la rencontre U.R.S.S.-Tchécoslovaquie, sur un arrière-plan de printemps de Prague, est également un moment fort de la compétition olympique.

– PALMARÈS DES JEUX DE GRENOBLE
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Sapporo, du 2 au 12 février 1972
– LES JEUX D'HIVER AU PAYS DU SOLEIL LEVANT

Huit ans après avoir accueilli les Jeux d'été, le Japon est l'hôte des Jeux d'hiver et vibre aux exploits de ses sauteurs Yukio Kasaya et Kanno Akitsuga, qui réalisent un splendide doublé au tremplin de 70 m. Sur l'anneau de glace, c'est le Hollandais Arold Schenk qui tourne le plus vite et manque de peu le grand chelem en remportant trois titres sur quatre possibles. Le Français Patrick Péra remporte une nouvelle médaille de bronze au patinage artistique, mais les skieurs ne connaissent pas la réussite de leurs aînés de la précédente décennie. L'argent et le bronze glanés par Danièle Debernard et Florence Steurer mettent néanmoins un peu de baume au cœur d'un ski alpin français qui entre malheureusement dans des années de vaches maigres. Au total des médailles, c'est l'U.R.S.S. qui est la grande triomphatrice des Jeux de Sapporo.

– PALMARÈS DES JEUX DE SAPPORO
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Innsbruck, du 2 au 15 février 1976
– LA MORTE SAISON DES SPORTS D'HIVER FRANÇAIS

Douze ans après, le cirque blanc olympique pose une nouvelle fois ses tréteaux dans la station autrichienne. La danse sur glace fait ses premiers pas dans le programme olympique et séduit le public immédiatement : cette nouvelle discipline est dominée par deux couples, soviétique et américain. Le patineur britannique John Curry, surnommé le « Noureïev des glaces », parvient pour sa part à faire triompher son style, jugé trop féminin quatre ans plus tôt. En ski alpin, les Français rentrent dans une période glaciaire : aucun des skieurs ne parvient à faire mieux que la 15e place ! Les ténors de la discipline sont autrichiens, suisses et italiens. En revanche, le Suédois Ingemar Stenmark, meilleur skieur du moment, ne parvient à remporter qu'une médaille de bronze bien modeste pour un si grand talent. Pour lui, la consécration olympique viendra plus tard. Une médaille de bronze, c'est en tout et pour tout ce que l'équipe de France rapporte d'Autriche, avec Danièle Debernard. Les skieuses françaises ont été meilleures que leurs camarades masculins mais ont régulièrement échoué au pied du podium.

– PALMARÈS DES JEUX D'INNSBRUCK
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Lake Placid, du 13 au 24 février 1980
– HEIDEN RAFLE TOUT !

La figure emblématique de ces Jeux d'hiver qui, pour la troisième fois, se déroulent aux États-Unis, est sans conteste le phénoménal patineur américain Eric Heiden, qui remporte cinq médailles d'or sur cinq possibles, c'est-à-dire toutes les courses du patinage de vitesse. En patinage artistique, les Soviétiques Irina Rodnina et Alexandre Zaitsev enlèvent, en couple, leur seconde médaille d'or consécutive. Le Suédois Ingemar Stenmark, leader mondial du ski alpin, double l'or au géant et en spécial tandis que du côté français l'élégante Fabienne Serra, surnommée « Bambi », rate, pour un centième, la troisième marche du podium et que Perrine Pelen parvient à se glisser dans le peloton de tête des Autrichiennes, des Allemandes et des Suissesses en obtenant le bronze au slalom géant. La talentueuse Anne-Marie Proell effectue un retour gagnant après avoir quitté momentanément les compétitions pour cause de maternité. La finale de hockey sur glace donne lieu à un affrontement symbolique entre les États-Unis et l'U.R.S.S. Les premiers, qui avaient pourtant subi une cuisante défaite (10 à 3) en éliminatoires, l'emportent néanmoins : glorieuse incertitude du sport !

– PALMARÈS DES JEUX DE LAKE PLACID
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Sarajevo, du 8 au 19 février 1984
– RÉVÉLATION D'UNE NOUVELLE REINE DE LA GLACE

La Yougoslavie était le dernier pays alpin (hormis le Liechtenstein) à n'avoir point accueilli les Jeux d'hiver. C'est chose faite en 1984, même si ce n'est pas dans la partie alpine proprement dite de ce pays que les anneaux olympiques se posent, mais dans la capitale bosniaque de Sarajevo, alors généralement associée dans les esprits au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Le passage de la célébration olympique dans cette ville ne lui donnera hélas aucun gage de paix pour l'avenir : à peine dix ans plus tard, celle qui aura été le cadre de la rencontre pacifique et chaleureuse de la Jeunesse deviendra un champ de bataille, théâtre de toutes les horreurs de la guerre et de l'épuration ethnique. Pour l'heure, c'est la grâce, la beauté et le talent de la patineuse est-allemande de 18 ans Katarina Witt qui illumine Sarajevo. La "« Reine des jeux » obtient la médaille d'or en patinage artistique tout comme le couple britannique de Nottingham composé de Jayne Torvill et de Christofer Dean, qui envoûte le public sur l'air du Boléro de Ravel. Dans le 30 km masculin, le Soviétique Nicolaï Zimiatov, triple médaillé olympique à Lake Placid, enlève une quatrième médaille d'or, exploit alors unique en ski nordique. La reine de la discipline est la Finlandaise Marie-Lissa Hämälainen, qui s'octroie une triple couronne. Elle conduira ensuite son équipe à la troisième place du relais 4 × 5 km ! Enfin, la légende olympique retiendra le nom du bobeur Carl Erik Erikson, premier athlète à avoir disputé 6 jeux Olympiques.

– PALMARÈS DES JEUX DE SARAJEVO
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Calgary, du 13 au 28 février 1988
– VINGT ANS APRÈS

La France renoue enfin avec l'or : Franck Piccard le lui apporte dans la nouvelle épreuve du ski alpin, le slalom super-géant, dit « super-G ». « Franck des Saisies » (du nom de sa station), de la bande des « Top Guns » comme Luc Alphand et Jean-Luc Crétier (4e et 5e du combiné), remporte en plus une médaille de bronze en descente ! Tomba confirme ses qualités au slalom spécial alors que Stenmark, malgré une seconde manche digne d'être montrée dans les écoles, ne termine que 5e à 38 centièmes de la « Bomba » italienne. Matti Nykänen domine aux deux tremplins. En patinage artistique, l'Américain Brian Boitano gagne l'or tandis que le couple québécois devenu français Isabelle et Paul Duchesnay ne parvient pas à convaincre les juges en dépit d'une prestation extraordinaire en danse. La grâce a de nouveau rendez-vous avec l'histoire olympique sous les traits de Katarina Witt. Sur un air de Bizet, elle devient la seule championne olympique du patinage moderne à conserver son titre après Sonja Henie, la petite reine de la glace des années 1930.

– PALMARÈS DES JEUX DE CALGARY
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Albertville, du 8 au 23 février 1992
– LA FRANCE ACCUEILLE LES JEUX D'HIVER POUR LA TROISIÈME FOIS !

Michel Barnier et Jean-Claude Killy étaient parvenus à réunir les suffrages pour que la Savoie et Albertville accueillent les XVIe jeux Olympiques d'hiver. Ceux-ci s'ouvrent par une cérémonie unique réalisée par le chorégraphe Découflé, précédée du port de la flamme par le champion de football Michel Platini en présence du président du C.I.O., Samaranch, et du président de la République française François Mitterrand. Le ski de vitesse et le ballet en ski artistique sont en démonstration. Les Français s'illustrent dans des épreuves peu habituelles pour eux : le biathlon et le combiné nordique. Ils gagnent aussi dans les disciplines nouvelles comme le ski acrobatique. Et comme ils récoltent aussi des médailles en ski alpin et en patinage artistique, renouant dans ces disciplines avec les succès passés, le bilan de ces Jeux français est très positif pour le pays d'accueil et sensiblement égal à celui de Grenoble.

– PALMARÈS DES JEUX D'ALBERTVILLE
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Lillehammer, du 12 au 17 février 1994
– DAEHLIE, HÉROS DE TOUT UN PAYS

Depuis Lillehammer, les Jeux d'hiver et les Jeux d'été sont célébrés en alternance tous les deux ans. C'est pour cette raison que ces Jeux ont lieu deux ans seulement après ceux d'Albertville. Les Norvégiens, qui avaient déjà reçu les Jeux en 1952, font preuve de leur talent dans tous les domaines, y compris dans les disciplines alpines avec Lasse Kjus et Kjetil Andre Aamodt. Mais le héros norvégien des Jeux est le skieur de fond Bjorn Daehlie, qui ajoute deux titres aux trois qu'il avait déjà gagnés en 1992. La Suède remporte le tournoi de hockey devant le Canada et la Finlande. Les Suisses remportent le bobsleigh à deux et finissent seconds en bob à quatre, derrière l'équipe II d'Allemagne, dont l'équipe I finit troisième. Les Français sont un peu en retrait par rapport aux performances d'Albertville : Anne Briand et le biathlon français confirment, tout comme Edgar Grospiron, qui reste sur le podium mais seulement sur la troisième marche, tandis que le créatif et séducteur Philippe Candeloro arrache le bronze au patinage artistique, s'attribuant les faveurs du public tant par sa gouaille que par son grand talent : mais ce sera tout pour la France.

– PALMARÈS DES JEUX DE LILLEHAMMER
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Hockey sur glace (Hommes)

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

Nagano, du 7 au 22 février 1998
– LE SOURIRE JUVÉNILE DE TARA LIPINSKI

Si l'Autrichien Hermann Maier fait un magnifique doublé, incarnant la domination de son pays sur le ski alpin, les Norvégiens persistent et signent en remportant 4 médailles dans la discipline alpine où ils avaient déjà fait une intrusion remarquée quatre ans auparavant. Les Italiens attendaient Tomba, mais le mauvais temps a transformé la « Bomba » en pétard mouillé. Ils peuvent néanmoins se consoler avec Deborah Compagnoni, qui s'adjuge avec sa médaille d'or du slalom géant un troisième titre olympique. La patineuse artistique américaine, au sourire enfantin, Tara Lipinski, remporte le titre du patinage artistique pratiquement au même âge que Sonja Henie l'avait fait. Jean-Luc Crétier s'adjuge un titre aussi superbe qu'inespéré en descente, trente ans après Killy. L'équipe de France réalise un bon millésime, voisin de celui d'Albertville. Pour la première fois, le hockey s'accorde au féminin : ce sont les Américaines qui inaugurent le palmarès de cette nouvelle discipline olympique. Le surf des neiges, appelé aussi « snowboard », est également une nouveauté du programme. La Française Ruby s'impose dans l'épreuve du slalom géant de ce nouveau sport olympique, et le bobsleigh français connaît enfin les joies du podium en prenant une médaille de bronze, que l'alchimie du talent des membres de l'équipe transformera en or l'année suivante aux Championnats du monde de leur discipline.

– PALMARÈS DES JEUX DE NAGANO
– Bobsleigh (Hommes)

 

– Curling
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur glace
Hommes

 

Femmes

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

– Surf des neiges
Hommes

 

Femmes

 

Salt Lake City, du 8 au 24 février 2002
– AFFRES DES AFFAIRES ET JOIES DES JEUX

Il était écrit que ces nouveaux jeux Olympiques américains (les huitièmes de l'histoire des Jeux d'été et d'hiver) ne se départiraient pas d'un goût de scandale et d'un parfum de controverse. La corruption avérée de certains membres du C.I.O. par des représentants de Salt Lake City quelque six ans auparavant, à l'occasion de la désignation de la capitale de l'Utah comme cadre de la célébration des Jeux d'hiver 2002, avait déjà terni avant qu'il n'ait lieu ce premier rendez-vous olympique du XXIe s. Les cas de dopages retentissants disqualifiant des champions à peine couronnés (notamment dans les épreuves de ski de fond) et la tempête qui souffla sur la patinoire autour des problèmes de la notation des épreuves de patinage et des pressions exercées sur les membres du jury vinrent aussi troubler la sérénité de la fête olympique, dont la célébration secouée par l'onde de choc des attentats terroristes du 11 septembre 2001 s'accompagna en outre de la mise en place d'un dispositif de sécurité omniprésent et pesant. Mais la sombre chronique des coulisses ne saurait faire oublier les pages spectaculaires et lumineuses qu'a ajoutées à la fabuleuse légende des Jeux une remarquable cuvée 2002 de champions. La Croate Janica Kostelic (première femme à remporter trois titres olympiques dans les épreuves de ski alpin à l'occasion d'une même édition des Jeux) et le biathlète norvégien Ole-Einar Björndalen (quadruple champion olympique) forment le couple royal des compétitions olympiques. Si ces champions appartiennent à deux disciplines classiques des Jeux, c'est dans les épreuves récentes voire toutes nouvelles du programme olympique (le snowboard, le ski acrobatique, le Piste courte, et le revenant skeleton) que l'hôte américain a réussi une moisson de médailles qui l'a propulsé dans le trio de tête des nations au nombre de médailles remportées, en compagnie d'une équipe d'Allemagne dominatrice et de celle de Norvège, il est vrai, habituée des places d'honneur. Pour le voisin canadien, les Jeux auront été l'occasion de renouer avec des lauriers anciens : au hockey sur glace, sport national, la médaille d'or était attendue depuis cinquante ans ! Dans cette discipline, la victoire fut totale puisque les Canadiennes remportèrent l'épreuve féminine. De son côté, la France peut dresser un bilan très positif de ces Jeux : son patinage artistique décroche par la grâce des danseurs Marina Anissina et Gwendal Peizerat un titre olympique après lequel il courait depuis soixante-dix ans ; son ski alpin fait une récolte de médailles semblable à celles de son âge d'or des années 1960 ; et elle réalise des performances très honorables dans les épreuves, où elle a émergé récemment, comme le ski nordique, ou dans celles qui figurent depuis peu au programme olympique. Finalement, en dépit du forfait pour cause de blessure de Sarah Abitbol et Stéphane Bernadis, son couple de patineurs promis au podium, des demi-échecs de son champion de biathlon, Raphaël Poirée, et de la contre-performance de ses bobeurs, elle accomplit ses meilleurs Jeux d'hiver, faisant mieux qu'à Grenoble et Albertville. Symbole de sa combativité, on retiendra la splendide victoire de la descendeuse Carole Montillet. Porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d'ouverture, la championne dauphinoise a pris son rôle très au sérieux : elle a remporté le premier des quatre titres que l'équipe de France allait gagner, dans la discipline alpine reine, où jamais une Française n'avait pu triompher même aux heures les plus glorieuses du ski français. Ainsi était rendu l'hommage du panache à la regrettée Régine Cavagnoud, chef de file du ski alpin féminin tricolore, qui avait trouvé la mort sur les pistes quelques mois auparavant.

– PALMARÈS DES JEUX DE SALT LAKE CITY
– Bobsleigh
Hommes

 

Femmes

 

– Curling
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur glace
Hommes

 

Femmes

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Skeleton
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

– Surf des neiges
Hommes

 

Femmes

 

Turin, du 11 au 26 février 2006
– VALEURS SÛRES, VALEURS MONTANTES

La capitale du Piémont a accueilli les 2 600 athlètes venus se disputer les 252 médailles qui étaient à attribuer au cours des XXe Jeux d'hiver. Compensant l'éloignement des sites de compétition alpins établis à Sestrières, à 100 km à l'ouest, l'idée de tenir les cérémonies protocolaires piazza Castello répondait à la volonté d'insérer l'événement au cœur de la cité.

Première des nations médaillées, l'Allemagne a fait la preuve de sa puissance collective : non seulement ses représentants ont conquis onze titres, mais ils sont montés sur le podium dans sept disciplines sur quinze, obtenant un total de 29 médailles (dont 11 en biathlon). En 2e position, les États-Unis (25 médailles) se sont surtout manifestés en patinage de vitesse et en snowboard, mais ils ont subi des revers en ski alpin. En 3e position, l'Autriche (23 médailles) a dominé les épreuves de ski alpin, avec deux doublés victorieux : Michaela Dorfmeister, en descente et en super-g, et Benjamin Raich, en slalom géant et en slalom (aux côtés de deux de ses compatriotes dans cette dernière épreuve) ; le pays, cependant, s'est retrouvé au cœur de la tourmente antidopage en raison de la suspicion pesant sur ses fondeurs et biathlètes.

Des vétérans ont été à nouveau couronnés : le Norvégien Kjetil Andre Aamodt, en super-g, et la Croate Janica Kostelic, en combiné ; chacun d'eux détient le record de victoires aux Jeux d'hiver avec quatre titres. Des hiérarchies ont été bousculées, avec l'effacement de la Norvège en ski de fond et celui de l'Amérique du Nord en hockey masculin, où l'Europe nordique (Suède, Finlande) a pris le pouvoir.

L'Extrême-Orient a fait une ascension spectaculaire, grâce à la Corée du Sud en short-track, à la Chine en patinage artistique, où ses couples se sont classés 2e et 3e, et au Japon, qui a obtenu un premier titre olympique à des Jeux d'hiver en patinage artistique dames.

La France, représentée par 89 athlètes, doit aux prouesses de toute une relève les neuf médailles qui lui sont revenues. Antoine Dénériaz, parti avec le dossard 30, a dominé la descente olympique et est devenu le 5e Français médaillé d'or de la discipline. En ski alpin, Joël Chenal a ajouté la médaille d'argent du slalom géant.

Le biathlon, qui ne compte dans l'Hexagone que… deux cents licenciés, a souri aux concurrents français : Florence Baverel, 1re du sprint sur 7,5 km, a offert à son pays sa première médaille individuelle dans cette discipline, et Vincent Defrasne a créé la sensation en remportant l'or de la poursuite ; le relais messieurs 4 x 7,5 km et le relais dames 4 x 6 km se sont chacun imposés à la 3e place.

En ski de fond, la France a obtenu sa première médaille de l'histoire des Jeux grâce à la 2e place de Roddy Darragon dans l'épreuve de sprint.

Les médailles de bronze de Sandra Laoura dans l'épreuve des bosses et de Paul-Henri De Le Rue dans l'épreuve de snowboardcross, nouveau venu au programme olympique, ont complété le palmarès français.

Les accessits obtenus en patinage artistique par Brian Joubert, auteur d'un programme audacieux dans l'épreuve individuelle, et du couple Delobel-Schoenfelder dans l'épreuve de danse sont là pour rappeler que leur spécialité conserve des traditions que le changement de système de notation ne suffit pas à infléchir.

– PALMARÈS DES JEUX DE TURIN
– Bobsleigh
Hommes

 

Femmes

 

– Curling
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur glace
Hommes

 

Femmes

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Skeleton
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

– Surf des neiges
Hommes

 

Femmes

 

Vancouver, du 12 au 28 février 2010
– PALMARÈS DES JEUX DE VANCOUVER
– Bobsleigh
Hommes

 

Femmes

 

– Curling
Hommes

 

Femmes

 

– Hockey sur glace
Hommes

 

Femmes

 

– Luge
Hommes

 

Femmes

 

– Patinage artistique

 

– Patinage de vitesse
Hommes

 

Femmes

 

– Skeleton
Hommes

 

Femmes

 

– Ski acrobatique
Hommes

 

Femmes

 

– Ski alpin
Hommes

 

Femmes

 

– Ski nordique
Hommes

 

Femmes

 

– Surf des neiges (snowboard)
Hommes

 

Femmes

 

Les prochains jeux Olympiques d'hiver

La ville russe de Sotchi, sur la mer Noire, a été désignée pour organiser les prochains jeux Olympiques d'hiver, en 2014.

Olympisme et organisation du mouvement olympique

Le Comité international olympique (C.I.O.)

La création du Comité international olympique

Le Comité international olympique a été créé le 23 juin 1894 à l'université de la Sorbonne, à Paris, à l'issue d'un congrès convoqué par Pierre de Coubertin : « Le Congrès international de Paris pour le rétablissement des jeux Olympiques. » C'est l'organisme faîtier du mouvement olympique, composé en outre des fédérations internationales sportives (F.I.S.), des Comités d'organisation des jeux Olympiques (C.O.J.O.), des associations nationales, des clubs et des personnes qui en font partie, notamment les athlètes, bien entendu. Un des principes fondateurs du C.I.O. est de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans l'esprit olympique qui exige la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play.

Siège et statut

Le siège du C.I.O. se situe en Suisse, à Lausanne, en bordure du lac Léman. Le 10 avril 1915, après 21 ans de résidence parisienne, le C.I.O. s'installe en effet d'abord au casino de Montbenon, puis à la Villa Mon-Repos et ensuite, en 1968, il déménage au château de Vidy. En 1986, le C.I.O. inaugure la « Maison olympique ». Pour la première fois de son histoire, il possède alors un bâtiment qui centralise l'essentiel de ses activités dans le monde. Le C.I.O. est une organisation internationale non gouvernementale, à but non lucratif. C'est une association dotée de la personnalité juridique, à durée limitée. Ce statut est reconnu par la Confédération helvétique par arrêté du Conseil fédéral du 17 septembre 1981.

Les membres du C.I.O.

Le C.I.O. coopte et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées et qui sont ressortissantes d'un pays dans lequel existe un Comité national olympique (C.N.O.) reconnu par le C.I.O. Les membres du C.I.O. sont ses représentants dans leur pays respectif et non les délégués de leur pays dans le C.I.O. Tout membre du C.I.O. âgé de 80 ans doit quitter ses fonctions à la fin de l'année civile de cet âge, à l'exception de ceux élus avant 1966, qui sont élus à vie.

Le C.I.O. compte 112 membres, 25 membres honoraires et 2 membres d'honneur. Il se réunit en assemblée générale, appelée « Session », au moins une fois par an : c'est elle qui adopte et modifie la Charte olympique. Elle peut déléguer ses pouvoirs à la Commission exécutive, qui est composée du président du C.I.O., de vice-présidents et de membres tous élus par la Session à bulletin secret, à la majorité des votants. La Commission exécutive gère les affaires du C.I.O. en veillant au respect de la « Charte olympique », en contrôlant l'administration et l'organigramme, en approuvant le budget annuel, etc. La Session est donc le « parlement » du C.I.O. et la Commission exécutive, son « gouvernement ». Le président est élu parmi les membres du C.I.O., à scrutin secret pour un mandat initial de huit ans, et il peut être réélu pour un second mandat de quatre ans. Il préside toutes les activités du C.I.O. et le représente de manière permanente.

Les présidents du C.I.O.
– 1894-1896 : DEMETRIUS BIKÉLAS

Membre du Panhellénique d'Athènes, club de la capitale grecque, Demetrius Bikélas, natif de Syra, dans les Cyclades, est le premier président du C.I.O. En 1894, il représente son pays au congrès de Paris. C'est à lui que revient le mérite d'avoir rallié le gouvernement et l'opinion publique grecs réticents à la cause des jeux Olympiques. Après la réussite des Jeux d'Athènes, il se consacre à l'éducation populaire et fonde la Société pour la propagation du livre didactique.

– 1896-1925 : PIERRE DE COUBERTIN

Né sous le second Empire, Pierre de Coubertin passe son enfance au château de Mirville en pays de Caux, avec ses deux frères, Paul et Albert. Sa mère souhaite le voir entrer dans les ordres et il fait ses études chez les jésuites. En réalité, Coubertin est un « passeur d'idées » : entre l'Antiquité et la modernité, mais aussi entre l'héritage de la noblesse et les promesses de la République. Très tôt, il expérimente le sport scolaire au collège de Juilly, puis à l'école Monge. Il part en Angleterre visiter le déjà célèbre collège de Rugby. Le sport lui paraît être un moyen unique d'éducation. Quand il accède à la présidence du C.I.O., après la tenue des premiers Jeux modernes tout est à faire : non seulement prévoir et préparer les prochains Jeux mais aussi doter l'olympisme d'un mouvement et d'un corps de pensée. Avec le sens de l'anticipation et de la diplomatie qui le caractérise, Coubertin va assumer la direction du mouvement dans des conditions délicates : à l'inexpérience des premiers organisateurs des Jeux s'ajoute en effet le choc de la Première Guerre mondiale. Le premier objectif de Coubertin sera d'asseoir l'autorité du C.I.O. et de nourrir le mouvement olympique de réflexions et d'expériences pour lutter contre le scepticisme qui entoure son projet.

– 1925-1942 : HENRI DE BAILLET-LATOUR

Natif de Bruxelles, le comte Henri de Baillet-Latour entre au C.I.O. en 1903 à l'âge de 27 ans. Les capacités dont il fait preuve lors des Jeux d'Anvers lui valent la confiance de ses pairs, et il succède à Coubertin à la présidence du C.I.O. Sa présidence dure 17 ans, au cours desquels il doit gérer les Jeux de Berlin, organisés par le régime nazi. Il exige de pouvoir contrôler la nature des entraînements et n'accepte pas la participation des athlètes de l'U.R.S.S., qui refuse de s'y soumettre.

– 1946-1952 : J. SIGFRID EDSTRÖM

Natif de Gotebörg, il prend, aux jeux de Stockholm, l'initiative de fonder la Fédération internationale d'athlétisme amateur, dont il est le premier président jusqu'en 1946. Nommé membre du C.I.O. en 1920, il en devient rapidement vice-président. La neutralité de son pays durant la Seconde Guerre mondiale lui permet d'assurer le contact entre les membres du C.I.O., et c'est lui qui accorde à Londres le soin d'organiser les premiers Jeux de la paix retrouvée, deux ans après avoir été élu président du C.I.O.

– 1952-1972 : AVERY BRUNDAGE

Les vingt années de présidence de ce natif du Michigan se déroulent durant la période dite de la « guerre froide ». Ce contexte ne facilite pas la tâche de cet ancien champion de pentathlon. Mais sa fermeté lui permet de la mener à bien. Il refuse avec la même rigueur toute remise en cause de l'amateurisme.

– 1972-1980 : LORD KILLANIN

Michael Morris, troisième baron Killanin, est un lord irlandais, dont la bonhomie tranche avec la sévérité de son prédécesseur. Mais l'homme manifeste une grande fermeté de caractère. Amoureux du sport, qu'il pratiquera jusqu'à 60 ans, il est élu président du C.I.O. par 38 voix contre 29 au comte français Jean de Beaumont. L'événement marquant de sa présidence est l'admission de la Chine populaire dans la famille sportive olympique.

– 1980-2001 : JUAN ANTONIO SAMARANCH

Face à l'évolution du sport de haut niveau et aux nouvelles données sociétales, l'olympisme est conduit à s'engager dans des réformes profondes. La présidence de ce Catalan de Barcelone est ainsi marquée par des choix de modernité qui se traduiront par un repositionnement de l'influence de l'olympisme dans le monde, tant sur le plan sportif que financier et médiatique. Dès le début de son mandat, il fait entrer les femmes au C.I.O. et se prononce pour l'admission des athlètes professionnels aux jeux Olympiques. Les réformes qu'il engage créent des situations nouvelles qui poussent le mouvement olympique à se doter de structures de gestion plus adaptées : Tribunal arbitral du sport, Musée olympique, Solidarité olympique et commissions tant juridiques que médicales et environnementales.

– DEPUIS 2001 : JACQUES ROGGE

Élu à l'occasion de la 112e Session du Comité International Olympique, qui s'est tenu du 13 au 16 juillet 2001 et a vu l'élection de Pékin comme ville hôte des Jeux de 2008, ce chirurgien orthopédiste belge doit gérer des dossiers brûlants tel celui du dopage, qui s'est fait jour depuis plusieurs années déjà.

Les commissions permanentes du C.I.O.

Afin d'étudier et de formuler des recommandations à la commission exécutive des commissions permanentes spécialisées sont nommées par le président et définies par celui-ci.

L'administration du C.I.O.

L'administration olympique est dirigée par un directeur général et un secrétaire général, qui animent une équipe de directeurs chargés des secteurs clés : coopération internationale, communication, solidarité olympique, sports, finances, marketing, affaires juridiques, informatique, service de presse, Musée Olympique.

Les missions du C.I.O.

Les missions du C.I.O. sont définies par la Charte olympique.

La Charte olympique

Les principes

La Charte olympique contient les principes fondamentaux qui concernent le mouvement olympique, le C.I.O., les Fédérations internationales, les Comités olympiques nationaux, les jeux Olympiques et le protocole. Les principes fondamentaux de la Charte évoquent les aspects suivants :

– une philosophie de la vie exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit ;

– le but de l'olympisme, qui est de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l'homme en vue d'une société pacifique ;

– l'origine de l'olympisme, issu du mouvement olympique dirigé par le C.I.O. ;

– le critère d'appartenance au mouvement olympique par la reconnaissance du C.I.O. ;

– l'organisation du sport contrôlée par des organismes sportifs indépendants ;

– l'éducation de la jeunesse par le sport sans discrimination et dans l'esprit olympique ;

– le symbole de fraternité du mouvement olympique avec les cinq anneaux entrelacés ;

– la pratique du sport comme un droit de l'homme ;

– la codification des règles et du fonctionnement du mouvement olympique avec la célébration des J.O.

Les conditions d'admission des athlètes aux Jeux

Pour être admis à participer aux jeux Olympiques, un concurrent doit se conformer à la Charte olympique ainsi qu'aux règles de la Fédération internationale (F.I.) concernée telles qu'approuvées par le C.I.O. et être inscrit par son Comité olympique national (C.N.O.).

Chaque F.I. fixe les critères d'admission propres à son sport, en conformité avec la Charte olympique. Ces critères doivent être soumis à l'approbation de la Commission exécutive du C.I.O.

L'application des critères d'admission incombe aux F.I., aux Fédérations nationales qui leur sont affiliées et aux C.N.O. dans le domaine de leurs responsabilités respectives.

Tous les concurrents aux jeux Olympiques doivent :

– respecter un esprit de fair-play et de non-violence et se comporter en conséquence sur le terrain de sport ;

– s'abstenir de faire usage des substances et procédés interdits par les règlements du C.I.O. ou des F.I. ;

– respecter le Code médical du C.I.O. et se conformer à tous ses aspects ;

– ne pas permettre que sa personne, son nom, son image ou ses performances sportives soient exploitées à des fins publicitaires durant les jeux Olympiques. L'inscription ou la participation d'un concurrent aux jeux Olympiques ne doit être conditionnée par aucune contrepartie financière.

L'organisation des jeux Olympiques

L'élection de la ville hôte des jeux Olympiques

Le C.I.O. choisit une ville hôte sept ans avant l'année du déroulement des J.O. et fait appel à l'expérience de diverses composantes du mouvement olympique pour aider le Comité d'organisation. Quand le nombre des villes candidates est important, une première appréciation est portée par la Commission d'évaluation du C.I.O. et son rapport est rendu public. Un collège de sélection annonce les villes finalistes arrêtées par la Commission exécutive du C.I.O. La Session élit ensuite la ville hôte. Le collège de sélection du C.I.O. est composé de membres de la Commission exécutive du C.I.O. originaires de pays ne présentant pas de villes candidates ainsi que de représentants d'autres secteurs du mouvement olympique et du président de la Commission d'évaluation.

Les Comités d'organisation des jeux Olympiques (C.O.J.O.)

L'organisation des jeux Olympiques est confiée par le C.I.O. au C.N.O. du pays de la ville hôte. Le C.N.O. constitue alors un Comité d'organisation des jeux Olympiques (C.O.J.O.) qui, dès sa création, se met en rapport direct avec le C.I.O. L'organe exécutif du C.O.J.O. est constitué de membres du C.I.O. du pays concerné, du président et du secrétaire de C.N.O., de représentants de la ville hôte et aussi, éventuellement, de représentants des autorités publiques du pays.

Les Fédérations internationales du sport

Missions

Les Fédérations internationales du sport (F.I.S.) sont des organisations internationales non gouvernementales qui administrent un ou plusieurs sports sur le plan mondial. Elles regroupent des Fédérations nationales et peuvent être reconnues par le C.I.O. Tout en conservant son autonomie et son indépendance dans l'administration de son sport, chaque F.I.S. doit, pour être reconnue, avoir des statuts, des pratiques et des activités conformes à la Charte olympique. La reconnaissance d'une nouvelle F.I.S. est décidée par la Session du C.I.O. et reste provisoire pendant deux ans.

À l'expiration de ce délai, la reconnaissance devient automatiquement caduque faute de confirmation définitive accordée par écrit par le C.I.O. Les F.I.S. dont les sports apparaissent au programme des J.O. jouissent du statut de Fédérations internationales olympiques.

Le rôle des Fédérations internationales est :

– d'établir et de mettre en vigueur, en conformité avec l'esprit olympique, les règles relatives à la pratique de leurs sports respectifs et de veiller à leur application ;

– d'assurer le développement de leurs sports dans le monde entier, de contribuer à la réalisation des buts fixés dans la Charte olympique, notamment par la diffusion de l'olympisme et de l'éducation olympique ;

– d'établir des critères d'admission aux compétitions des jeux Olympiques conformément à la Charte olympique et de les soumettre à l'approbation du C.I.O. ;

– d'assumer la responsabilité du contrôle et de la direction technique de leurs sports aux jeux Olympiques et aux Jeux patronnés par le C.I.O. ;

– de fournir une assistance technique pour la mise en œuvre pratique du programme de la Solidarité olympique.

Les associations de fédérations

Le C.I.O. reconnaît également les associations de fédérations suivantes :

– l'Association des Fédérations internationales olympiques d'été (ASOIF) ;

– l'Association internationale des fédérations des sports d'hiver (AIWF) ;

– l'Association des Fédérations internationales reconnues par le C.I.O. (ARISF) ;

– l'Association générale des Fédérations internationales de sports (A.G.F.I.S.).

Les Comités nationaux olympiques (C.N.O.)

Le rôle des C.N.O.

Les C.N.O. propagent les principes fondamentaux de l'olympisme au niveau national et veillent à la création d'institutions diffusant l'esprit olympique. Ils représentent leur propre pays aux jeux Olympiques et aux compétitions multisports patronnées par le C.I.O.

L'Association des Comités nationaux olympiques

Les C.N.O. sont regroupés dans l'Association des Comités nationaux olympiques (A.C.N.O.) créée les 26 et 27 juin 1979 à San Juan (Pérou). Actuellement, l'A.C.N.O. regroupe les 198 C.N.O. reconnus par le C.I.O., répartis au sein de cinq associations continentales : Afrique (A.C.N.O.A.), Amérique (ODEPA, Organización Deportiva Panamericana), Asie (OCA, Olympic Council of Asia), Europe (C.O.E., Comités olympiques européens), Océanie (ONOC, Oceania National Olympic Committees).

Les Congrès olympiques

Le Congrès olympique est la première création du baron Pierre de Coubertin ; c'est en effet à l'occasion de la tenue du premier d'entre eux (du 16 au 23 juin 1894) que le baron proclame la création du C.I.O. et le rétablissement des jeux Olympiques. Depuis 1894, 12 Congrès olympiques ont eu lieu, dont le plus récent à Paris pour l'année du centenaire du C.I.O. Les thèmes qui ont été abordés par les congrès sont les suivants :

– rétablissement des jeux Olympiques (Paris, 1894) ;

– hygiène et pédagogie sportives (Le Havre, 1897) ;

– sport et éducation physique (Bruxelles, 1905);

– arts, lettres et sports (Paris, 1906) ;

– psychologie et physiologie sportives (Lausanne, 1913) ;

– règlements olympiques (Paris, 1914) ;

– règlements olympiques (Lausanne, 1921) ;

– pédagogie sportive et règlements olympiques (Prague, 1925) ;

– règlements olympiques (Berlin, 1930) ;

– le sport pour un monde en paix ; le mouvement olympique et son avenir (Vara, 1973) ;

– l'avenir des jeux Olympiques ; la coopération internationale ; le mouvement olympique futur (Baden-Baden, 1981) ;

– l'apport du mouvement olympique à société moderne ; l'athlète contemporain ; le sport dans son contexte social ; le sport et les massmedia (Paris, 1994).

L'Académie olympique

Dans l'Antiquité grecque, les Nomophulakes étaient les membres d'une caste dépositaire des sens éthique et religieux des jeux Olympiques et gardienne de ses lois. Durant les 10 mois précédant la célébration des Jeux, ceux-ci assuraient la formation spirituelle et culturelle des Hellanodikaî (juges techniques). Sans doute Pierre de Coubertin avait-il en tête cette caste antique quand il fit part à Carl Diem, professeur, humaniste et éminent connaisseur de l'Antiquité, de son projet de créer une fondation consacrée à l'étude et à l'enseignement de l'histoire des jeux Olympiques et à la diffusion de l'esprit olympique. En 1938, l'Institut national olympique, créé à Berlin la même année par Carl Diem, suggère la formation d'une « Académie olympique hellénique ».

La 39e Session du C.I.O., tenue à Londres en juin 1939, prend acte de la création d'une « Académie des sports ». Jean Ketseas, secrétaire général du C.N.O. hellénique, obtient de la 41e Session tenue en 1947 à Stockholm la mise en place d'un centre d'études olympiques. En 1961, le C.N.O. hellénique obtient un terrain à Olympie sur lequel l'Académie internationale olympique s'installe. Les trois grandes missions de cette institution sont :

– sauvegarder les valeurs sur lesquelles se fonde la pédagogie olympique ;

– défendre les valeurs spirituelles et culturelles de l'olympisme ;

– diffuser et enseigner l'histoire des jeux Olympiques et en propager les idéaux de paix et de fraternité auprès de la jeunesse du monde.

La Solidarité olympique

En 1971, le C.I.O. a fusionné deux commissions créées l'une en 1961 par Jean de Beaumont, membre du C.I.O., intitulée « Comité d'aide internationale olympique » (C.A.I.O.), et l'autre à l'instigation de Giulio Onesti, également membre du C.I.O., intitulée « Solidarité olympique ». La fusion a donné un organisme que le président Samaranch a transformé en 1981 en le dotant d'une certaine autonomie administrative. Le siège de la Solidarité olympique est situé à Lausanne. Les programmes de cette Commission ont pour vocation d'organiser l'aide aux Comités nationaux olympiques qui en ont besoin. L'essentiel des budgets est destiné à l'organisation de stages techniques, sportifs et à l'acquisition d'équipements et de matériel sportifs, mais de nombreux C.N.O. choisissent des options liées à leurs besoins spécifiques, comme le développement des Académies nationales olympiques, les stages de formation, de recyclage ou encore la possibilité pour des équipes nationales de participer à diverses compétitions, etc.

De plus, les C.N.O. reçoivent chaque année, à leur demande, une subvention au titre de leurs dépenses de fonctionnement qui leur permet d'améliorer leurs conditions administratives et opérationnelles. L'aide de la Solidarité olympique poursuit deux objectifs complémentaires :

– favoriser l'universalité des jeux Olympiques ;

– récompenser les C.N.O. qui contribuent le mieux au développement et au succès des Jeux.

Le Musée olympique

En 1915, le baron Pierre de Coubertin annonce son intention de créer un musée pour y déposer les archives du C.I.O. et installer un centre public d'information sur le mouvement olympique. En 1922, le siège du C.I.O. et la documentation du mouvement olympique sont installés à la villa Mon-Repos. Le Musée sera ensuite fermé pour cause de vétusté des locaux. Un nouveau Musée a été inauguré en 1993.

Le Tribunal arbitral du sport (T.A.S.)

En 1981, le président du C.I.O. lance l'idée d'instituer une procédure d'arbitrage spécifique au sport lors du congrès de Baden-Baden. Cette structure doit permettre aux sportifs et à leurs partenaires de régler leurs différends en dehors de toute intervention des tribunaux ordinaires. La Session du C.I.O. réunie à Rome confie au juge Kéba Mbaye la présidence du groupe de travail chargé de rédiger les statuts du Tribunal arbitral du sport. L'année suivante, ces statuts sont entérinés officiellement à la session de New Delhi. Entre 1984 et 1994, 130 affaires sont traitées par le T.A.S. et, en novembre 1994, un Code d'arbitrage en matière de sport entre en vigueur. Afin de rendre le T.A.S. totalement indépendant vis-à-vis du C.I.O., le Conseil international de l'arbitrage en matière de sport (C.I.A.S.) a été mis en place ; il assure sa supervision et son financement. Cette instance est composée de 20 membres, juristes de haut niveau, désignés pour une période renouvelable de quatre ans. De son côté, le T.A.S. a été divisé en une chambre ordinaire et une chambre d'appel. Il est composé, lui, de 50 personnalités ayant une formation juridique et une compétence reconnue dans le sport.

Mouvement olympique, santé et environnement

La Commission médicale

La Commission présidée par le prince Alexandre de Mérode, membre du C.I.O. en Belgique, a pour mission la lutte contre le dopage, qui repose sur trois principes fondamentaux :

– la protection de la santé de l'athlète ;

– le respect de l'éthique médicale et de l'éthique du sport ;

– la préservation de l'égalité de chances entre tous pendant la compétition.

À l'instigation du C.I.O., une Charte internationale contre le dopage fut présentée en 1986 à la Ve Conférence des ministres européens responsables du sport. La première conférence mondiale sur ce sujet eut lieu en juin 1988 au Canada et elle se termina par l'adoption unanime de la Charte. Cette charte expose toute la philosophie de la campagne antidopage.

Les efforts du C.I.O. se sont depuis poursuivis sans relâche pour aboutir à une harmonisation et une unification des méthodes et des sanctions le 13 janvier 1994 à Lausanne lors d'une réunion associant les représentants du C.I.O., l'Association des Fédérations internationales olympiques d'été (ASOIF), l'Association des Fédérations internationales d'hiver (AIWF), des Fédérations internationales olympiques, de l'A.N.C.O., des associations continentales de C.N.O., et de représentants des athlètes.

Le mouvement olympique et l'environnement

Le C.I.O., conscient de sa responsabilité en ce domaine et conformément aux principes fondamentaux édictés dans la Charte olympique, s'est décidé à élargir son champ d'intervention à l'environnement en en faisant une troisième dimension de sa réflexion après le sport et la culture. Les J.O. sont en effet un microcosme, un modèle à échelle réduite de notre société et des problèmes qui la perturbent : constructions lourdes et légères, définitives ou provisoires, achat, distribution et élimination des produits, déplacements, administration et gestion humaine. C'est pour cette raison que le C.I.O. s'est engagé à rendre cet événement sportif plus écologique en collaboration avec les Comités d'organisation des jeux olympiques. En 1992, à la suite de l'appel lancé par le Sommet des Nations unies sur l'environnement de Rio de Janeiro, le C.I.O. a invité toutes les Fédérations internationales et tous les C.N.O. à signer le « Pacte pour la Terre ».

En 1994, le président du C.I.O. a signé un accord de collaboration avec le Programme des Nations unies pour l'environnement destiné à développer les initiatives conjointes dans ce domaine.

Depuis 1995, une Commission sport et environnement présidée par S.E.M. Pal Schmitt, vice-président du C.I.O., organise chaque année des séminaires régionaux, pour inciter les C.N.O. à organiser des « Journées de la Terre ».

Mouvement olympique et handisport

Ces dernières années, le C.I.O. a beaucoup fait en faveur du développement du sport pour les handicapés. En 1983, notamment, le C.I.O. a encouragé la formation d'une nouvelle organisation pour regrouper les principaux organismes chargés de promouvoir la pratique du sport par des personnes souffrant de diverses formes de handicap. Le résultat a été l'ICC (Comité de coordination international), devenu depuis l'IPC (Comité international paralympique). De même, le C.I.O. a encouragé les villes hôtes des J.O. d'été et d'hiver à organiser les jeux Paralympiques, peu après la tenue des jeux Olympiques. Les premiers jeux Paralympiques ont eu lieu en 1988 à Séoul (jeux d'été) et en 1992 à Albertville (jeux d'hiver). Leur financement est souvent assuré par les fonds recueillis par les comités d'organisation des jeux Olympiques.

Le protocole olympique

Les langues officielles

Les langues officielles du mouvement olympique sont l'anglais et le français.

Le symbole olympique

Il se compose de cinq anneaux olympiques employés seuls, d'une ou de plusieurs couleurs, représentant l'union des continents et la rencontre des athlètes du monde entier aux jeux Olympiques. On appelle « emblème olympique » la réunion graphique du symbole avec un autre élément distinctif.

Le drapeau olympique

Le drapeau olympique représente en son centre le symbole olympique sur un fond blanc sans bordure. Chacun des cinq anneaux olympiques y est coloré de gauche à droite : en bleu, en jaune, en noir, en vert et en rouge. Il a été créé par le baron de Coubertin et hissé pour la première fois sur le stade olympique d'Anvers (1920).

La devise olympique

La devise Citius, Altius, Fortius (Plus vite, plus haut, plus fort) a été employée pour la première fois par le père Henri Didon le 7 mars 1891 à Arcueil lors de la cérémonie de clôture des compétitions athlétiques du collège Albert-le-Grand dont il était le prieur et en présence de son ami le baron de Coubertin, qui l'adopta ensuite.

L'hymne olympique

Approuvé par le C.I.O. à Tokyo en 1958, il est l'œuvre du compositeur grec Spiros Samaras, qui le créa en 1896 pour les J.O. d'Athènes et sur des paroles de Costis Palamas.

La flamme Olympique

Elle est allumée à Olympie sous l'autorité du C.I.O. Un flambeau ou une torche sont utilisés pour la transporter. C'est en 1928 que la flamme olympique a brûlé pour la première fois dans une vasque pendant toute la durée des jeux.

Le serment olympique

Le texte du serment olympique est lu pour la première fois aux jeux Olympiques de 1920. Il rappelle les principes de base de l'esprit olympique qui doit animer les compétiteurs (loyauté, fair-play, etc.).

La cérémonie d'ouverture

C'est à Londres, en 1908, que les athlètes ont défilé tous sur le stade pour la première fois.

La cérémonie de remise des médailles

Cette cérémonie a été mise en place aux Jeux de Los Angeles en 1932.

Les décorations olympiques
– LES MÉDAILLES ET LES DIPLÔMES

Créés en 1896, les médailles et les diplômes olympiques sont attribués aux vainqueurs des épreuves individuelles et par équipes :

– le premier prix est une médaille d'or (vermeil) et un diplôme ;

– le deuxième prix, une médaille d'argent et un diplôme ;

– le troisième, une médaille de bronze et un diplôme.

Les médailles doivent mentionner le sport concerné et être attachées à une chaîne ou à un ruban pour être placées autour du cou. Un diplôme sans médaille est remis aux athlètes suivants jusqu'au huitième, le cas échéant. En cas d'égalité absolue pour la première, la deuxième ou la troisième place, chaque concurrent parmi les ex aequo a droit à une médaille et à un diplôme.

– LA COUPE OLYMPIQUE

La coupe olympique a été créée par le baron de Coubertin en 1906.

Elle est décernée à une institution ou à une association au rayonnement étendu et à l'action désintéressée, ayant rendu à la cause du sport des services éminents ou ayant concouru avec succès à la propagation de l'idéal olympique. La coupe reste au siège du C.I.O. et une reproduction de celle-ci est attribuée chaque année.

– L'ORDRE OLYMPIQUE

L'ordre olympique a été créé en 1974 et est décerné chaque année. Pour les mêmes motifs que la coupe olympique, il récompense cette fois un individu. La nomination est proposée par le Conseil de l'ordre et arrêtée par la Commission exécutive. Les membres actifs du C.I.O. ne peuvent être admis dans l'ordre olympique.

– L'OLYMPIART

Créé en 1992, ce prix récompense un(e) artiste qui s'est distingué(e) par la création d'œuvres aux qualités esthétiques remarquables dans le domaine des arts visuels et plastiques, de l'architecture, de la littérature ou de la musique, et pour son intérêt pour la jeunesse, la paix et le sport.

Plan de l'article

DÉFINITION(S)

Les jeux Olympiques de l'Antiquité

Une institution sportive en 776 avant J.-C.

Le cadre des jeux Olympiques antiques

Le déroulement des jeux Olympiques antiques

La période précédant les Jeux

L'ouverture des Jeux

Le programme olympique

La cérémonie de clôture

Apogée, dérives et fin des jeux Olympiques de la Grèce antique

Les jeux Olympiques modernes

Le retour du mythe

Le mythe de l'Antiquité gagne l'Europe politique

Les jeux Olympiques font leur « révolution »

Le réveil des jeux Olympiques au XIXe s.

La rénovation des jeux Olympiques

Les jeux Olympiques d'été

Tableau récapitulatif des jeux Olympiques d'été

Nombre de médailles gagnées aux Jeux d'été par la France par discipline

Athènes, du 6 au 14 avril 1896

Paris, du 14 mai au 28 octobre 1900

Saint Louis, du 1er au 29 octobre 1904

Londres, du 20 avril au 30 octobre 1908

Stockholm, du 5 au 22 juillet 1912

Anvers, du 20 août au 12 septembre 1920

Paris, du 3 mai au 27 juillet 1924

Amsterdam, du 28 juillet au 12 août 1928

Los Angeles, du 30 juillet au 14 août 1932

Berlin, du 2 au 16 août 1936

Londres, du 29 juillet au 14 août 1948

Helsinki, du 19 juillet au 3 août 1952

Melbourne, du 22 novembre au 8 décembre 1956

Rome, du 25 août au 11 septembre 1960

Tokyo, du 10 au 24 octobre 1964

Mexico, du 12 au 27 octobre 1968

Munich, 26 août au 10 septembre 1972

Montréal, du 17 juillet au 1er août 1976

Moscou, du 19 juillet au 3 août 1980

Los Angeles, du 25 juillet au 9 août 1984

Séoul, du 17 septembre au 2 octobre 1988

Barcelone, du 23 juillet au 9 août 1992

Atlanta, du 19 juillet au 9 août 1996

Sydney, du 15 septembre au 1er octobre 2000

Athènes, du 13 au 29 août 2004

Pékin, du 8 au 24 août 2008

Les prochains jeux Olympiques d'été

Les jeux Olympiques d'hiver

La création des jeux Olympiques d'hiver

Tableau récapitulatif des jeux Olympiques d'hiver

Nombre de médailles gagnées aux Jeux d'hiver par la France par disciplines

Chamonix, du 25 janvier au 5 février 1924

Saint-Moritz, du 11 au 19 février 1928

Lake Placid, du 4 au 13 février 1932

Garmisch-Partenkirchen, du 6 au 16 février 1936

Saint-Moritz, du 30 janvier au 8 février 1948

Oslo, du 15 au 25 février 1952

Cortina d'Ampezzo, du 25 janvier au 5 février 1956

Squaw Valley, du 18 au 28 février 1960

Innsbruck, du 29 janvier au 9 février 1964

Grenoble, du 6 au 18 février 1968

Sapporo, du 2 au 12 février 1972

Innsbruck, du 2 au 15 février 1976

Lake Placid, du 13 au 24 février 1980

Sarajevo, du 8 au 19 février 1984

Calgary, du 13 au 28 février 1988

Albertville, du 8 au 23 février 1992

Lillehammer, du 12 au 17 février 1994

Nagano, du 7 au 22 février 1998

Salt Lake City, du 8 au 24 février 2002

Turin, du 11 au 26 février 2006

Vancouver, du 12 au 28 février 2010

Les prochains jeux Olympiques d'hiver

Olympisme et organisation du mouvement olympique

Le Comité international olympique (C.I.O.)

La création du Comité international olympique

Siège et statut

Les membres du C.I.O.

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Le rôle des C.N.O.

L'Association des Comités nationaux olympiques

Les Congrès olympiques

L'Académie olympique

La Solidarité olympique

Le Musée olympique

Le Tribunal arbitral du sport (T.A.S.)

Mouvement olympique, santé et environnement

La Commission médicale

Le mouvement olympique et l'environnement

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  • Drapeau des jeux Olympiques
  • Earvin Johnson, dit Magic Johnson
  • Épéistes françaises, jeux Olympiques, 1996
  • Florence Griffith-Joyner
  • Hailé Gébrésélassié, Sydney, 2000
  • Jean-François Lamour
  • Jeux Olympiques, Athènes, 1896
  • Judo, jeux Olympiques, 1996
  • Kristin Otto
  • Laure Manaudou
  • Michael Johnson
  • Olympie, l'Héraïon
  • Patinage, jeux Olympiques, 2002
  • Pieter van den Hoogenband, Sydney, 2000
  • Shaquille O'Neal
  • Ski, jeux Olympiques, 1998

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