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mediaContent,habsons,idMedia=1101938,,William Faulkner, prix Nobel de littérature 1949
William Faulkner, prix Nobel de littérature 1949
« L'angoisse et la sueur de l'esprit humain »
Dans le discours qu'il prononce pour la réception de son prix Nobel, le romancier américain William Faulkner est fidèle à son ambition de toujours disparaître derrière son œuvre, mais, malgré son refus de se livrer, il évoque brièvement les affres de la création littéraire.
Institut des Archives Sonores
« I feel that this award was not made to me as a man but to my work, a life’s work in the agony and sweat of the human spirit. Not for glory and least of all for profit, but to create out of the materials of the human spirit something which did not exist before. So this award is only mine in trust. It will not be difficult to find a dedication for the money part of it commensurate with the purpose and significance of its origin. But I would like to do the same with the acclaim too, by using this moment as a pinnacle from which I might be listened to by the young men and women already dedicated to the same anguish and travail among whom is already that one who will some day stand here where I am standing. »Traduction :
« J’ai le sentiment que ce prix n’est pas attribué à l’homme que je suis, mais à son travail, l’œuvre d’une vie dans l’angoisse et la sueur de l’esprit humain. Non pour la gloire et encore moins pour le profit, mais pour créer, avec les matériaux de l’esprit humain, quelque chose qui n’existait pas auparavant. Alors, cette récompense n’est pour moi qu’un prêt. Je n’aurai pas de mal à trouver pour cet argent une destination à la mesure des intentions et de la signification de son origine. Mais j’aimerais faire la même chose avec les louanges, en utilisant ce moment comme un sommet d’où je suis peut-être entendu par de jeunes hommes et femmes, qui se consacrent déjà à la même angoisse, au même travail, et parmi lesquels il y en a déjà un qui sera un jour là où je me tiens. »