mediaContent,habsons,idMedia=1101900,,Lee Harvey Oswald, évoque la situation à Cuba
Lee Harvey Oswald, évoque la situation à Cuba
« Nous avons juste été des rats quittant le navire en train de couler »
Selon le rapport établi par la commission Warren sur la mort du président Kennedy, le meurtre a été commis par une personne seule, n'ayant bénéficié d'aucune complicité : il s'agit de Lee Harvey Oswald. Comme mobile, on évoque les convictions politiques de l'assassin présumé, marié à une Soviétique, et on retrouve une interview récente, donnée à la radio le 23 août 1963. Oswald y décrit la situation à Cuba, qui vit depuis 1960 sous le régime d'un embargo total décrété par les États-Unis, et s'est alliée à l'URSS. D'une façon très confuse, Oswald explique que les États-Unis sont responsables de l'hostilité de Cuba : ils auraient dû, dit-il, soutenir plus tôt la guérilla castriste contre le dictateur en place, Batista. S'ils l'ont fait, c'est parce que celui-ci n'était plus en mesure de défendre leurs intérêts. Dans cet extrait, Oswald se garde bien d'évoquer l'alliance soviétique et l'affaire des fusées (octobre 1962). Son opposition à la politique extérieure des État-Unis suffit-elle à expliquer qu'il ait assassiné Kennedy ? Le meurtrier fut lui-même assassiné le lendemain de son arrestation...
Institut des Archives Sonores
« True to our democratic policies, certain people, certain persons in the government, and certain policies adopted very late, but adopted by the government, helped Fidel Castro while he was still in the mountains. That is very true. We cut off aid to Batista just before the revolution - just before it. That was too late. We had already done more harm than we could ever have done before. We were just rats leaving a sinking ship, you see. That was not the thing to do. We have however, as I say, helped him, we have now cut off all that help »Traduction :
« Conformément à nos principes démocratiques, certaines personnes, certains membres du gouvernement et certaines mesures prises très tard, mais prises quand même par le gouvernement, ont aidé Fidel Castro quand il était encore dans les montagnes. C’est tout à fait exact. Nous avons suspendu notre aide à Batista, juste avant la révolution, juste avant ça. C’était trop tard. Nous avions déjà fait autant de mal que nous avions pu en faire auparavant. Nous étions les rats qui quittent le navire, vous voyez. Ce n’était pas la chose à faire. Cependant, comme je l’ai dit, nous l’avons aidé, mais à présent nous avons suspendu cette aide. »